Gaudete et exsultate, un «grand texte de réforme»

Gaudete et exsultate, «Soyez dans la joie et l’allégresse», (Mt 5, 12) l’exhortation apostolique du Pape François sur «l’appel à la sainteté dans le monde actuel » a été rendue publique ce lundi 9 avril 2108. «N’aie pas peur de la sainteté», affirme le Saint-Père sur un ton très direct, invitant à être des saints «de la porte d’à côté».

À travers ce document, le Pape entend «faire résonner une fois de plus l’appel à la sainteté». Il ne s’agit pas, précise-t-il, d’un traité mais d’une invitation à «progresser vers la sainteté».
Pour cela, le Pape exhorte à «mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes». Et ainsi être «à contrecourant» en faisant preuve de douceur, d’humilité, en agissant avec miséricorde, et en étant capable de pleurer avec les autres.
Pour progresser sur le chemin de la sainteté, le Saint-Père oppose à l’anxiété, la négativité, la tristesse ou encore l’égoïsme , la douceur, la patience, la joie, l’audace, la prière mais aussi le sens de l’humour.
Le père François-Marie Léthel, carme, professeur à la Faculté théologique pontificale Teresianum à Rome, consulteur à la Congrégation pour les causes des saints et coauteur de l’ouvrage «Les saints nous conduisent à Jésus» aux éditions Salvator, nous confie sa joie à la lecture de cette exhortation apostolique qu’il qualifie de «grand texte de réforme».

Gaudete et exsultate -sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel

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Homélie du jour de Pâques pour notre Unité pastorale

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn, 20, 1 – 9)

– Après la dernière Cène et ce geste de « serviteur » (Jn, 13,1–21), c’est la longue nuit pour Jésus, suivie pour lui de l’inconnu : il est abandonné des siens, trahi, renié, jugé, condamné, mis à mort ; il crie son désarroi à son Père, sa détresse et sa souffrance « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » (Mt, 27,46 b),  mais il fait  confiance : « Entre entre tes mains, je remets mon esprit » (Luc, 23, 45).

C’est la nuit de ceux qui souffrent : ceux qui sont en guerre, ceux qui sont écrasés par les dictateurs, ceux qui sont privés injustement de liberté, ceux qui sont victimes d’un libéralisme débridé, ceux qui sont bafoués dans leur dignité.

C’est notre nuit quand nous sommes complices d’injustice, de racisme, d’indifférence.

– Mais voilà que des témoins nous disent que Dieu a ouvert une brèche, que Dieu a créé un chemin d’espérance. Il a fait la Pâque, le passage : Jésus est Vivant : la nuit n’est pas définitive. Il y a vie, un VIVANT.

C’est cette vie que nous proclamons quand nous disons que le Christ est ressuscité. Dire la résurrection, c’est établir de nouvelles relations avec les autres, ajuster sa vie sur l’Évangile, faire tout jusqu’à donner sa vie pour l’homme debout, croire en Dieu dont l’amour est à ce point qu’Il veut l’homme vivant.

– Et nous, nous annonçons la Résurrection quand nous pardonnons, accueillons,  luttons contre la violence, contre les injustices, quand nous  aimons l’autre dans sa différence.

Alors  nous ressuscitons parce que nous passons de nous-mêmes aux autres, à Dieu. Cette pâque, ce passage, il peut nous être quotidien.

Abbé Michel Vincent

La Miséricorde Divine vue par les Papes

La fête de la Divine Miséricorde est célébrée le premier dimanche après Pâques. Petit rappel des origines de cette dévotion, et de la place qu’elle occupe dans les trois derniers pontificats.

C’est le Christ lui-même, lors de ses apparitions Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), qui demanda à faire connaitre au monde la profondeur de sa miséricorde, et que celle-ci soit honorée par toute l’Eglise, le premier dimanche après Pâques, autrement appelé dimanche de Saint Thomas. «Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces», a promis le Christ, selon ce que rapporte la religieuse polonaise dans son journal.

La Miséricorde Divine vue par les Papes

 

L’exhortation du Pape sur la sainteté publiée le 9 avril

Le titre et la date de publication de la prochaine exhortation apostolique du Pape François ont été dévoilés par le Bureau de presse du Saint-Siège ce jeudi: « Gaudete et exsultate » est un document consacré à la sainteté, et sera rendu publique le lundi 9 avril 2018. L’occasion de revenir sur la vision générale du Souverain Pontife sur ce thème: la sainteté conçue comme un appel universel adressé à tout chrétien, et non pas simplement à une élite.

Les saints, avait souligné le Pape lors de sa première Toussaint, le 1er novembre 2013, sont «les amis de Dieu», parce que dans leur vie «ils ont vécu en communion profonde avec Dieu». «Les saints ne sont pas des surhommes, ils ne sont pas nés parfaits», avait insisté François. Les saints, avait-il rappelé, «sont comme nous, comme chacun de nous», ils ont vécu «une vie normale», mais ils ont «connu l’amour de Dieu» et ont «suivi avec tout leur cœur, sans conditions ni hypocrisie». Alors comment reconnaît-on leur sainteté? «Les saints sont des hommes et des femmes qui ont la joie dans la cœur et la transmettent aux autres», avait expliqué le Pape. La joie est donc un trait distinctif des saints, en contradiction avec «la tête d’enterrement» qu’affichent certains chrétiens qui ne vivent pas bien leur foi.

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Messe de Pâques : le Pape évoque le Dieu des surprises

Lors de la messe de Pâques, sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, couvert de fleurs, le Pape François a improvisé son homélie revenant sur trois points. Tout d’abord, l’annonce : «le Seigneur est ressuscité». En se rendant au tombeau pour oindre le corps du Christ, les femmes se trouvèrent devant une «surprise». «Les annonces de Dieu sont toujours des surprises parce que notre Dieu est le Dieu des surprises», et ce depuis le début de l’histoire du salut. «La surprise est ce qui émeut le cœur, qui te touche vraiment là où tu ne t’y attends pas» a poursuivi François qui, utilisant le «langage des jeunes», la décrit aussi comme «un coup bas».

La hâte des femmes à annoncer
François est revenu ensuite sur la «hâte». «Les surprises de Dieu nous mettent en chemin, tout de suite, sans attendre». C’est ce qu’ont fait les femmes, puis Pierre et Jean. Ils firent comme les pasteurs la nuit de Noël, ou la Samaritaine. «L’important est d’aller, de courir, pour voir cette surprise, cette annonce». Et cela arrive encore aujourd’hui, partout, dans nos villages et nos quartiers. «Les surprises, les bonnes nouvelles, on les donne toujours comme cela, en se dépêchant» a décrit le Pape. Il n’y a qu’une seule personne qui a pris son temps: saint Thomas. «Mais le Seigneur est bon, il l’attend avec amour».
Chaque fidèle interpellé
Enfin, en guise de troisième point, le Pape a voulu adresser une question: «et moi?». «Ai-je le cœur ouvert aux surprises de Dieu, suis-je capable de me dépêcher ou d’aller en chantant toujours ce refrain “je verrai demain, demain, demain”?» L’évangile de Jean nous dit: «croyez». Et moi, s’interroge le Pape, en cette Pâque 2018, que fais-je?

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