60 ans de sacerdoce de l’abbé Pierre Willemet

La communauté paroissiale de Carlsbourg – Paliseul réunie en ce dimanche 21 novembre, fête du Christ-Roi, a célébré avec joie le jubilé d’ordination de l’abbé Pierre Willemet. Pour l’occasion, la chorale de Carlsbourg s’était rassemblée pour magnifier ces instants.

L’abbé Pierre Willemet, une vie donnée à proclamer la Bonne Nouvelle de l’Évangile

L’abbé Pascal Roger doyen d’Arlon était présent. Ils se sont côtoyés et appréciés lorsque, tout jeune, Pascal Roger fréquentait la paroisse de Pondrôme avec l’abbé Willemet comme curé ! L’abbé Thomas Kania doyen de Bertrix, malade, était excusé. Ensemble, ils ont concélébré cet office d’action de grâce.

L’abbé Pascal Roger a pris la parole pour lire la lettre de l’abbé Roger Gobert, vicaire épiscopal. Il a relaté sa vie de prêtre « 60 années de service en tant que vicaire de Florenville, curé du secteur de Pondrôme et retraité actif dans l’Unité Pastorale Paliseul-Saint Joseph. » Il retient de lui « son engagement convaincu au Patro et dans tous les domaines de la pastorale. A cette époque déjà tu avais le souci d’un travail de secteur. Ta disponibilité, ton humilité faisaient de toi un témoin apprécié. »

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Le doute coexistera toujours avec la foi

En bon voyageur, j’essaie de mieux connaître le chemin que je parcours, tout en sachant qu’il y en a d’autres.

« J’espère que Dieu existe », me répondit une jeune femme à qui je demandais si elle se mariait à l’église pour les photos ou pour la foi. Elle a d’abord reconnu que c’était pour les photos, puis elle a ajouté, regardant son compagnon : « Il y a quelques mois, nous avons vécu une expérience forte, et maintenant j’espère que Dieu existe. » Ils avaient sans doute perçu quelque chose de plus grand qu’eux, sans pouvoir encore trouver les mots pour l’exprimer.

Photo Alétéia

Être croyant, c’est chercher Dieu parce qu’on espère qu’il existe. Ce n’est pas savoir qu’il existe, car savoir, c’est d’une certaine façon posséder ce que l’on sait. Être chrétien est encore un pas de plus : c’est emprunter le chemin du Christ pour poursuivre cette recherche avec d’autres qui se situent dans sa mouvance. « Aucun homme n’est une île, un tout complet en soi », disait le poète John Donne. C’est avec d’autres que nous cheminons.

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Éloge de l’authenticité

Homélie de ce dimanche 7 novembre lors de l’assemblée annuelle des évêques de France réunis à Lourdes.

« Église combien tu es contestable, et pourtant combien je t’aime ! Combien tu m’as fait souffrir, et pourtant combien je te suis redevable ! (…) Combien de fois tu m’as scandalisé, et pourtant tu m’as fait comprendre la sainteté » (1).

« L’authenticité ! Dans un monde où la Parole de Dieu est de moins en moins entendue, se laisser nourrir par elle, reste le seul moyen de changer en eau vive la Mer Morte qu’est devenue notre société. Pour nous chrétiens, c’est un devoir d’être authentique, d’avoir la passion et le courage de l’authenticité.« 

Cette émouvante apostrophe est adressée à l’Église par un disciple de Charles de Foucauld, Carlo Carretto, le fondateur des Petits Frères de l’Évangile. J’étais plongé dans sa lecture lorsque me parvint l’invitation à prononcer l’homélie de cette messe célébrée à l’occasion de l’assemblée plénière des évêques. Sur le moment j’ai été abasourdi. Non qu’il s’agît d’une obligation en soi pesante mais, en la circonstance, fort peu dans mes cordes. Parce que la chaire n’est pas le prétoire, j’ai accepté. Les textes liturgiques de ce dimanche seront notre guide : ils tracent un chemin de conversion. J’ai cité en commençant le Père Carlo Carretto, pour la raison que ce Jean Baptiste des temps modernes n’a jamais recouvert de silence ce qui devait être connu, non plus que ses convictions religieuses les plus intimes. Son authenticité me séduit.

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La fête de Toussaint

« En cette fête de Toussaint, en effet, même si nous pensons à commémorer nos défunts, à prier pour eux et à visiter les tombes de nos familles, nous sommes d’abord invités à la joie et à l’espoir d’une vie nouvelle. C’est le message de Jésus dans les béatitudes. »

Homélie de monseigneur Jean-Pierre Delville de ce 1er novembre, évêque de Liège, à l’issue de la messe télévisée depuis la cathédrale Saint-Paul à Liège
 
En cette fête de Toussaint, nous avons en mémoire les défunts que nous avons connus ; peut-être la tristesse envahit-elle notre cœur au souvenir de ceux que nous aimions et qui nous ont quittés.
Mais la liturgie d’aujourd’hui élargit notre regard : au lieu d’évoquer des gens tristes, elle parle de ceux qui sont heureux ; et au lieu de faire voir des individus, elle nous montre des foules immenses. En cette fête de Toussaint, en effet, même si nous pensons à commémorer nos défunts, à prier pour eux et à visiter les tombes de nos familles, nous sommes d’abord invités à la joie et à l’espoir d’une vie nouvelle. C’est le message de Jésus dans les béatitudes.

Les foules heureuses
« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à eux« , dit Jésus sur la montagne aux foules rassemblées (Mt 5,1-12). Et dans l’Apocalypse, saint Jean écrit (Apocalypse 7,2-14) : « J’ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et langues. »
Ces deux foules sont heureuses : Jésus répète neuf fois le mot « heureux » dans son discours sur la montagne. Et dans l’Apocalypse, la foule chante le salut qui vient de Dieu. Cette joie est celle d’appartenir à un peuple sauvé, la joie de ne pas être isolé et abandonné, livré à soi-même et aux violences du monde.
Pendant la période du Coronavirus, nous avons vécu péniblement l’épreuve de la solitude ; maintenant qu’on peut se retrouver, nous comprenons mieux la valeur précieuse de nous retrouver ensemble, d’avoir une réunion de famille, de visiter une personne en difficulté ou de célébrer la liturgie en Eglise. Entre nous, passent des ondes positives, des sourires, des émotions, des confidences, des gestes d’affection. On ne vit donc pas la joie tout seul, mais en communauté.


Les personnes unies par Dieu
C’est cela que nous célébrons en cette fête de Toussaint : la communion des saints, la famille du Dieu saint, l’assemblée constituée par la sainteté de Dieu. Le mot « saint » signifie d’abord « séparé, mis à part ». La sainteté de Dieu, cela signifie son originalité, le fait qu’il est séparé de ce qui est habituel ou banal. En étant notre Père, il nous unit par cette originalité et transforme notre humanité en une famille de frères et de sœurs. Il nous unit à tous les saints qui nous ont précédés, comme ceux de notre Église de Liège, qui sont représentés sur les murs de notre cathédrale.

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Considérer l’aspect systémique des abus

Voici quatre bonnes pratiques actuelles qui permettent de lutter contre les dérives au sein de l’Église. Le regard du prêtre Eric de Beukelaer.

Eric de Beukelaer. Photo copie d’écran du site todayinliege.be

Dans son rapport sur la pédocriminalité dans l’Église catholique en France, la commission Sauvé a lancé – outre des recommandations pour éradiquer le fléau et faire droit aux victimes – un appel à prendre en compte l’aspect « systémique » du scandale. Quels comportements habituels en Église constituent un terreau propice aux abus ? Pareil examen de conscience interroge les angles morts de la vie ecclésiale, par où le Père du mensonge passe sa langue fourchue. D’aucuns affirment que ces déviances systémiques ne pourront être corrigées que moyennant une révolution ecclésiale, portée par un nouveau Concile. L’avenir reste à écrire, mais la simple mise en œuvre des enseignements du Concile Vatican II permet d’ores et déjà de faire du chemin. Diverses bonnes pratiques actuelles ouvrent la voie. J’en énumère ici quatre, que la démarche synodale proposée par le pape François, pourra davantage encore faire fructifier :

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