Prière pour temps de pandémie

En ce temps de pandémie, que sainte Gertrude nous garde dans la confiance et l’espérance en restant solidaires les uns des autres !

Sainte Gertrude est vénérée à Nivelles. Nos prédécesseurs l’ont priée contre la peste et d’autres épidémies. Ses restes sont inhumés dans la collégiale qui porte, aujourd’hui, son nom. Dès le 7ème siècle, le culte de sainte Gertrude se répand dans toute l’Europe, entre autres via les pèlerins. Si bien qu’elle devient la sainte patronne des voyageurs et que de nombreuses églises sont placées sous son patronage. Elle est la sainte patronne de l’église de Carlsbourg.

Prière à sainte Gertrude pour temps de pandémie

Sainte Gertrude,

toi qui as choisi Nivelles

pour te consacrer au Seigneur,

nous nous tournons vers toi

pour demander ton aide

en cette période difficile.

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De quelle Église rêvons-nous ?

Le confinement social, dont il nous faut sortir, nous amène à réfléchir sur d’autres formes de « sorties » devenues essentielles. De quelle Eglise rêvons-nous ? Témoignage d’Enzo Bianchi, fondateur de la communauté œcuménique de Bose (Italie) en 1968 qui réunit une quarantaine de Frères et autant de Sœurs.

L’Église ne s’impose pas, mais elle propose. Non pas pour qu’on la voie, mais pour indiquer Jésus-Christ. © Photo Wikipédia
 

Au début du IIe siècle, Ignace d’Antioche écrivait qu’« il est nécessaire de se montrer chrétien et non seulement de dire qu’on l’est ». Ces paroles exigent des chrétiens une cohérence entre leur foi et leur vie ; mais elles suggèrent aussi que les chrétiens, parmi les hommes, doivent avoir une visibilité. Cette visibilité individuelle et collective, c’est-à-dire communautaire, ecclésiale, est nécessaire parce que la foi ne peut rester reléguée dans l’intimité ; le fait d’être visible est la première condition pour transmettre la bonne nouvelle. Dès le commencement du christianisme, les petites communautés chrétiennes, minoritaires parmi les païens, étaient des minorités créatives, capables d’éloquence, malgré la situation d’hostilité et de persécution des premiers siècles.

Mais veillons à ne pas confondre la visibilité avec une exhibition programmée : il ne s’agit pas de se faire voir à tout prix. Être visible, c’est plus simplement renoncer à la tentation de fuir les hommes, éviter de vouloir « se cacher ». Les chrétiens ne peuvent oublier les mots de Jésus : « Vous êtes la lumière du monde. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau » (Mt 5,14-15). Jésus exige des disciples une présence visible et un témoignage transparent de leur différence par rapport au monde. Mais cela n’autorise en aucun cas à attendre d’être admiré des hommes : « Gardez-vous de pratiquer votre religion devant les hommes pour attirer leurs regards » (Mt 6,1)…

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Dimanche de la miséricorde

Icône de la résurrection du Christ

Pourquoi fêtons-nous la miséricorde le deuxième dimanche après Pâques ? Parce que le Seigneur nous l’a demandé ! Il apparut à Sœur Faustine et lui indiqua comment les fidèles devaient accueillir la miséricorde. Sainte Faustine s’inscrit dans la redécouverte spirituelle d’un Dieu plein d’amour.

Vidéo : Sœur Faustine, apôtre de la miséricorde – Une vidéo de « Dimanche dans la ville »

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Prendre un rameau à la maison

PRIÈRE

Prendre un rameau est une invitation adressée

au Christ : »Viens, Tu peux franchir les portes

de la ville. Ce que Tu dis et ce que Tu fais, je le mets

dans ma vie, car je crois que Tu es Dieu venu m’inviter

à être heureux ».

Prendre un rameau, c’est prendre la décision de sortir à la

suite de Jésus…

C’est une démarche libre, c’est un geste de croyant, un choix.

Venir chercher un rameau, le prendre, le tenir en main et

le garder bien en vue à la maison, c’est décider d’ouvrir la

porte à l’Évangile et d’accueillir Dieu par des gestes concrets

à l’égard de nos frères chaque jour.

Ainsi soit-il.

✐ Père Charles SINGER

Pâques, passage de poète : merci Philippe Jaccottet

Pâques est la plus grande fête chrétienne, la plus mystérieuse aussi. Noël nous touche par son humanité. Pâques nous trouble par son immensité. La mort et la vie se côtoient, elles ne font qu’un. Oui, nous le savons, la nature renaît au printemps, le cycle des saisons est un éternel recommencement. Mais comment saisir, alors que nous nous savons mortels, cette folle espérance symbolisée par la résurrection du Christ ?

Philippe Jaccottet nous a quittés le 24 février 2021. Reconnu universellement, ce grand poète suisse a vu ses œuvres publiées, de son vivant, dans la prestigieuse « Bibliothèque de la Pléiade ». En cette période de Pâques, écoutons-le nous parler de la nature et nous ouvrir à la lumière. Illustration : © Pixabay

Renvoyés à nous-mêmes

Le tombeau vide est peut-être l’image la plus forte de la Pâque chrétienne. Et, comme l’année passée, elle résonne au plus profond de nous. Nos églises sont certes un peu moins vides qu’en 2020… mais si peu. Nous sommes renvoyés à nous-mêmes, dans l’intime de nos peurs et de nos confiances. Aucun raisonnement ne nous comblera. Alors, si nous écoutions les poètes, eux qui saisissent l’insaisissable et nous guident pas à pas, mot à mot.

Philippe Jaccottet nous a quittés le 24 février 2021. Reconnu universellement, ce grand poète a vu ses Oeuvres publiées, de son vivant, dans la prestigieuse « Bibliothèque de la Pléiade ». Il ne se disait pas croyant mais, toute sa vie, il s’est questionné sur le sens de l’existence. La poésie était, pour lui, le moyen d’atteindre l’essentiel (si ce mot banalisé signifie encore quelque chose aujourd’hui). Comment ? En observant la nature, les fleurs, les plantes qui, dans leur humilité, nous ouvrent à la lumière. Écoutons-le, il nous parle !

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