Le linceul de Turin est-il la preuve de la résurrection de Jésus ?

Une nouvelle technique de datation par des rayons X révèle que le linceul daterait bien de 2 000 ans. Et alors ?

Le linceul de Turin, ce drap de lin qui aurait recouvert le corps du Christ après sa crucifixion, est l’objet d’intenses et acharnés débats depuis des décennies. Certains s’y opposent au nom de la science, et d’autres y verraient volontiers une preuve de la résurrection.

« La foi est une simple confiance en Dieu. Elle ne nous offre pas de réponses toutes faites, mais nous donne de ne pas être paralysés par la peur ou le découragement. Elle nous engage, nous met en route. Par elle, nous saisissons que l’Évangile élargit un horizon d’espérance au-delà de toute espérance… »  Frère Aloïs de Taizé

Une nouvelle technique de datation par des rayons X, vient-on d’apprendre ce 11 avril 2022, révèle que le linceul daterait bien de 2000 ans. Voilà qui contrarie les résultats de la datation précédente, au carbone 14, qui concluait qu’il n’avait que sept siècles et était donc une construction médiévale. La récente mesure enlève des arguments à ceux qui recherchent, au nom de la science, des supercheries dans la religion. Il ne serait pas absurde d’y croire, il peut être raisonnable d’y apporter crédit.

Avec ce linceul, aurait-on enfin la preuve de la résurrection ? Modérons nos transports. Ce qui me réjouit, ce n’est pas d’avoir un argument de plus en faveur de la résurrection, mais une objection de moins à propos du linceul. Même si la récente technique semble plus fiable que la précédente et arrive à des conclusions plus conformes à cette croyance, la recherche n’est pas achevée. Il faut continuer l’examen. La science arrive rarement à des réponses définitives.

Heureusement, la méthode aux rayons X, beaucoup moins destructive (un morceau de lin de 0,5 mm sur 1 mm a suffi), peut être répétée plusieurs fois. D’autres mesures sur le même échantillon pourront être confiées à d’autres laboratoires en vue d’une confirmation. De plus, d’autres mystères entourent encore le fameux linceul, et heureusement. J’aime les mystères qui demeurent. Ils me gardent de la tentation de toute-puissance.

Lire la suite

La Colombe de la paix

La Colombe de la paix – Picasso

En 1949, au début de la Guerre froide, alors que l’Union soviétique accède elle aussi à l’arme nucléaire et que s’installe un climat de peur devant la menace de la destruction possible de l’humanité, se tient à Paris le premier Congrès mondial des partisans de la paix. Sur l’affiche, à l’invitation du poète Aragon, une colombe de Picasso, redessinée maintes fois, appelle à la paix.

La colombe et le rameau d’olivier, devenus signes universels, remontent à une symbolique biblique bien connue, liée à l’histoire de Noé et du déluge. Après l’engloutissement par les eaux, le rameau ramené par l’oiseau signifie la fin des hostilités, l’espoir en la restauration de la vie et la reconstruction de la communauté humaine. La paix est scellée par une alliance, l’arc-en-ciel en est l’image.

La colombe présentée ici est plus tardive, plus colorée aussi, plus douce. Mais on retrouve la simplicité du dessin stylisé à l’extrême, la forme élégante de l’oiseau qui tient en son bec, non plus un rameau, mais deux fleurs, de même facture et de même couleur que celles qui sont parsemées sur son corps. Comment les interpréter ? Peut-être comme floraison de ce qui a été semé ci et là par des artisans de paix ? Ou comme petites touches que chacun peut apporter non seulement au tableau, mais à cette paix qui ne se construira qu’ensemble, pas à pas ?

En ces temps à nouveau bien troublés, vécus dans la désolation d’une guerre fratricide et sous la menace d’une guerre qui se généralise et recoure à l’arme chimique, biologique ou nucléaire, nous voici invités à être malgré tout des colombes pour la paix, à semer des fleurs de tendresse et de bonté, à croire en la Vie plus décisive que les forces de mort, accueillir l’espérance et la joie de Pâques et, bientôt, le souffle de la Pentecôte. L’Esprit n’est-il pas lui aussi souvent représenté par la colombe ?

Marie-Pierre POLIS

Retiré du bulletin d’informations « Semence d’Espérance » des UP de Spa et Theux – Mai-juin 2022

Semence d’Espérance

Merci à eux !

In Memoriam : l’abbé Émile Borcy

Monsieur l’abbé Emile Borcy a œuvré et rendu de nombreux services au sein de notre Unité Pastorale Paliseul Saint-Joseph.

Cet article paru dans l’Avenir du Luxembourg, le 29 avril dernier et sous la plume d’Etienne Wanlin, se veut le témoignage de notre reconnaissance et de notre amitié à son égard.

L’abbé Émile Borcy

Au service des autres et de l’Eglise.

Après 64 ans de sacerdoce, l’abbé Emile Borcy nous a quitté à l’âge de 88 ans.  Ses funérailles ont eu lieu ce jeudi matin.

Né à Bougnimont le 7 septembre, Emile Borcy a été ordonné prêtre le 27 juillet 1958.  Il débutera sa carrière comme professeur.  On le retrouvera ensuite successivement comme chapelain à Recogne et Merny, administrateur à Straimont, curé à Offagne, Assenois et Nollevaux.  Arrivé à Offagne en 1982, il y occupera le presbytère jusqu’à son départ vers le home Saint-Charles de Bertrix le 2 octobre 2019.  Il est décédé ce lundi 25 avril à l’âge de 88 ans.

Un dernier hommage lui a été rendu ce jeudi matin en l’église d’Offagne lors de la cérémonie des funérailles présidée par l’abbé Philippe Leblanc, entourés par une quinzaine de confrères.

Les différents intervenants (Fernande Bihain, Marie-Claire François et l’abbé Pierre Godfroid) ont rappelé qui était l’abbé Emile Borcy et ce qu’il a fait dans sa vie.

Aumônier de l’Action Catholique Rurale Féminine (ACRF), l’abbé Borcy a très vite compris l’impact des femmes dans la société, dans la vie de nos villages et dans l’Eglise.  Lors des réunions de l’ACRF, il restait à l’écoute, respectueux de l’autonomie du groupe.

Proche des gens, l’abbé Borcy était souvent présent aux différentes manifestations organisées dans le village (kermesses, goûters des aînés, excursions, animations à la plaine de jeux, etc).  Parmi ses nombreux hobbies, on retiendra surtout le jardinage, l’élevage de lapins, la photographie et la musique.  Dans l’esprit d’ouverture de Vatican II, il a actualisé la catéchèse pour les jeunes adolescents, a suivi ou animé de nombreuses formations.  Disponible et enthousiaste, il accompagnait souvent les retraites préparatoires à la communion ou à la confirmation.

Soucieux de vouloir aider les personnes les plus précarisées, il participait à toutes les réunions et aux activités organisées lors des campagnes de « Vivre ensemble » et « Entraide et Fraternité ».

Au cours de sa prédication, l’abbé Tomasz Kania, doyen de Bertrix, a tenu à saluer cet homme de paix, ce serviteur du Christ avec qui il a encore célébré une messe vendredi passé.  Durant cette messe, comme les autres résidents du home, l’abbé Emile Borcy a reçu le sacrement des malades.  « Avec foi, tu as présenté tes mains pour recevoir le signe visible de l’onction qui t’a donné des grâces invisibles.  Ce geste de tes mains tendues me fait penser à toutes les célébrations que tu as effectuées au cours de ta vie sacerdotale, me fait penser à toutes les bénédictions que tu as données, et enfin tu as déposé tes mains dans les mains du Seigneur ».

Mais, délivre-nous du mal

« Mais, délivre-nous du mal. » 

C’est la dernière demande du Notre Père. Une demande que le frère Philippe Lefebvre, op, compare à un cri, un cri plutôt joyeux même. 

Le cri de cette 7ème vidéo de la série ThéoDom sur le Notre Père rejoint tous ceux de cette Semaine Sainte, des cris de joie de la foule acclamant l’entrée de Jésus à Jérusalem, au cri de Jésus sur la croix «Pourquoi m’as-tu abandonné ?».

Ce cri dit notre désir de retrouver l’intimité avec notre Seigneur, lui qui travaille en nous pour nous ouvrir un chemin de vie… cette semaine, il est chemin de Résurrection. 

Demander à être délivré du mal c’est mettre la vie là où elle manque. Alors, délivre-nous Seigneur, parce que toi seul peut le faire, de ce qui nous éloigne de toi, nous avons envie de marcher avec toi.

Belle fête de Pâques !

Soeur Anne-Claire Dangeard, op

Mais, délivre-nous du mal

Carême dans la ville. S’arrêter, grandir dans la foi

Notre résurrection n’est pas toute entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.
Paul Claudel

Joyeuses Pâques

Ne nous laisse pas entrer en tentation

« Ne nous laisse pas entrer en tentation ». Cette sixième vidéo de la série ThéoDom sur le Notre Père nous invite à relire notre relation au Père.  

Le frère Philippe Lefebvre nous livre une nouvelle perspective sur cette tentation que nous voudrions si souvent écarter de nos vies. 

Nous entendrons bientôt dans la liturgie Jésus recommander à ses disciples : « Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation »*. Nous aussi, il nous arrive d’être confrontés à la tentation de nous sentir abandonnés du Père, dans une situation incompréhensible. 

Alors, il nous est possible de joindre nos voix à celle du psalmiste pour demander l’assurance que le Père est bien là, pour nous guider et nous donner la vie. 

Père, que jamais nous ne désespérions de toi.

Sœur Anne-Claire, op

* Évangile selon saint Matthieu ch. 26, v. 41

Ne nous laisse pas entrer en tentation

Carême dans la ville. S’arrêter, grandir dans la foi