Fêtons ensemble le 90e anniversaire des apparitions à Beauraing

Unité pastorale Semois Saint-Remacle

Voici le programme:mardi 29 novembre 2022.

11h00 Messe solennelle présidée par Mgr Lode Van Hecke, évêque de Gand
15h00 Méditation mariale
16h45 Vêpres et Salut du Saint-Sacrement
17h45 Chemin des voyants (depuis la rue de Berry)
18h30 Chapelet
19h00 Messe du soir avec le doyenné de Beauraing

Le Service de Communication diocèse de Namur

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Naître d’en-Haut

Revoici le temps de l’Avent ! Nous voilà à ressortir la crèche, le sapin et autres décorations de fin d’année… N’avez-vous pas le sentiment de les avoir tout juste rangés dans l’armoire ? Le temps passe si vite ! Comment trouver, année après année, un nouveau souffle pour vivre ce temps qui nous prépare à Noël ? Et, finalement, quelle importance a donc « Celui qui vient » pour notre vie ?

« Que m’importe que le Christ soit né il y a près de 2000 ans, si aujourd’hui il ne naît pas en moi ? » Capture journal Dimanche

L’avènement de Jésus est au cœur de cette période liturgique. L’opportunité n’est pas d’entretenir un simple souvenir, mais bien une mémoire ! C’est-à-dire une actualisation vivante. Pour le dire autrement, nous ne nous préparons pas avec hâte à fêter un joyeux anniversaire, mais nous célébrons le don d’amour incessant que Dieu réalise pour notre humanité. Si nous voulons vivre intensément l’Avent, nous ne pouvons pas en garder la portée à l’extérieur de nous-même. A travers la vie du Christ, nous nous éveillons au Mystère le plus insondable de notre réalité humaine : notre participation à la vie divine! En grec, christos signifie « celui qui a reçu l’onction », la marque de Dieu. En hébreu, on dit Mashiah, qui donnera « Messie ». Qu’on se le dise, Jésus n’est pas un Messie pour lui-même ! « Le Christ est le premier-né d’une multitude de frères » dit saint Paul (Rm 8,29). Célébrer l’avènement du Christ, c’est aussi célébrer notre fraternité christique ! En chacun de nous, Dieu naît chaque jour. Il nous invite à rejoindre en profondeur le chemin de la Source, de la Vie, de l’Amour.

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Animation Vivre Ensemble

Envie et colère… main dans la main

Les siècles ont beau se succéder, les bons vieux péchés d’antan restent d’actualité et gardent une éternelle jeunesse.

Avarice, paresse, gourmandise, orgueil, luxure, envie et colère… Les anciens reconnaîtront les sept péchés capitaux, tels qu’enseignés par le catéchisme de leur enfance. Le monde a bien changé, mais force est de constater que ces bons vieux péchés restent d’actualité et gardent une éternelle jeunesse. Si parfois ils parasitent l’âme en solitaire, c’est souvent associés à d’autres qu’ils pourrissent une vie. Existe ainsi un binôme dont les affaires fleurissent : il s’agit du couple infernal, né des amours entre l’envie et la colère.

L’envie – aussi appelée « jalousie » – est un sentiment quasi universel, qui consiste à prendre ombrage de ce que l’autre a et dont je me sens privé. Ce n’est pas tant ce qui lui manque qui ronge l’envieux, mais bien le fait que son voisin – lui – le posséderait. Ce péché est d’autant plus puissant, qu’il est presque toujours honteux. Il est, en effet, très rare que l’envieux reconnaisse qu’il est rongé par la jalousie… Son vice ne l’en dominera que davantage. L’individualisme narcissique que notre société cultive depuis deux siècles, ne fait qu’attiser la rivalité mimétique qui consume le regard de l’envieux. L’enfant-roi ne tolère pas que son voisin ait un hochet qui lui échappe. Il fera donc tout pour le lui prendre, ou pour le casser.

La colère est ce feu qui nous met hors de nous-mêmes. S’il existe de saintes colères, mues par un authentique désir de justice, le vice de la colère est nourri par le sentiment tronqué de subir une injustice. Alors, l’ego se met en rage et les pensées se font violentes. Les promesses d’un accès sans limite à l’abondance matérielle dont la société de consommation nous a gavées, se sont avérées vaines. La croissance économique patine, l’environnement s’effondre et les générations montantes vivent moins bien que leurs parents. Alors couve une colère qui s’exprime sous toutes les bannières, allant de la droite identitaire jusqu’à la gauche victimaire. Chacun s’indigne et bave sa rage. Il suffit de faire un petit tour sur les réseaux sociaux pour s’en convaincre.

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Commémoration des défunts

« La communion des saints, la résurrection de la chair, la vie éternelle » – Toussaint et commémoration des défunts

«Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu» (Matthieu 5, 1-12)

L’Eglise catholique fête ce 1er novembre tous ses saints, soit ces défunts – connus ou anonymes – qui ont été perméables à l’amour divin sur terre et qui participent désormais à la plénitude du ciel. Leur course terrestre s’est achevée, mais ils sont tout sauf spirituellement morts. En Dieu, ils sont plus-que-vivants. Voilà pourquoi à ceux qui les invoquent, ils servent de premiers de cordée sur le chemin de la conversion. La communion des saints est cette solidarité profonde qui unit spirituellement les vivants sur terre et les vivants en Dieu.

L’Eglise catholique commémore ce 2 novembre plus largement tous les défunts, soit la multitude d’hommes et de femmes qui ont vécu leur grand passage. L’Eglise invite à prier avec eux, mais aussi pour eux. En effet, tout comme l’œil qui sort de la cave doit s’habituer à la lumière éclatante du soleil, de même beaucoup ont besoin d’une transition qui dilate leur cœur – état que l’Eglise du moyen-âge appela le « purgatoire ». La prière pour les défunts est donc une expression de la solidarité spirituelle qui unit les pèlerins de la terre à ceux du ciel.

Le culte des saints et la prière pour les défunts sont bien davantage que des fioritures de notre foi de baptisé. En voyant le nombre impressionnant de nos contemporains qui – en ce début de XXIe siècle – visitent encore les cimetières, nous constatons que l’affection pour « ces chers disparus » rejoint une intuition spirituelle profonde. En priant pour un défunt, nous l’accompagnons sur le chemin de notre commune destinée en espérance – la pleine communion dans l’Amour trois fois saint. Alors, l’adieu devient « à-Dieu ».

Article tiré du blog de l’abbé Eric de Beukelaer