12 paroles du pape François

Entre Semois et Lesse, photos glanées en ce bel été 2022. Chaque photo est illustrée d’une parole du pape François.

Bonnes vacances.

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Le Seigneur de la vie continue d’être présent parce qu’il s’est uni définitivement à notre terre.
Adorer, c’est découvrir que pour prier il suffit de se laisser envahir par sa tendresse.
Personne ne peut imposer une limite à l’amour de Dieu qui pardonne.
Tu es mort et ressuscité pour moi : en Toi j’ai trouvé l’amour que je cherchais, et beaucoup plus.
Accepte que Jésus ressuscité entre dans ta vie, accueille-le comme un ami.
La nature est un livre splendide où Dieu nous révèle sa beauté.
La beauté, l’humanité en a tellement besoin !
Nous voyageons vers la Maison du Ciel, vers l’émerveillement de la Vie éternelle.
Laissez le Seigneur vous parler, et vous verrez votre vie se remplir de joie.
La joie demeure toujours, au moins comme un rayon de lumière qui naît de la certitude d’être infiniment aimé.
Nous nous sentons proches de tous ceux qui sont en recherche de la vérité, de la bonté et de la beauté.
Aujourd’hui Dieu nous émerveille et nous dit à chacun :  » Tu es une merveille ! « 

Librement inspiré du calendrier 2022 de l’abbaye Notre-Dame de Tamié : « 12 Merveilles avec des paroles du pape François.« 

De nombreux croyants se disent perdus face à leurs contemporains

Le Pape a invité les catholiques à penser l’Église de demain à l’occasion d’une réflexion mondiale. Beaucoup de Belges aiment leur Église, mais déplorent qu’elle soit “formaliste et éloignée de la vie des gens”. Si la gouvernance de l’Église sera discutée, François ne pourra pas répondre à toutes les demandes “du terrain”.

« Entre deux extrêmes, le repli identitaire ou la « dilution » dans l’esprit du temps, la voie est difficile à trouver pour l’Église« . Photo LaLibre.be

Deux éléments sont assez marquants dans la synthèse belge qui sera transmise à Rome.

Avant tout, les catholiques semblent perdus. Ils reconnaissent ne pas avoir « la compréhension, le langage, la formation ou la foi nécessaires pour entrer en dialogue avec les autres ». « Dans les écoles, l’annonce est difficile […]. Dans le contexte paroissial, nous ne savons pas comment nous adresser aux personnes qui ne font pas partie de notre propre cercle. » De tels constats ont été très régulièrement entendus.

À cela s’ajoute une difficulté de taille pour les catholiques : pour la première fois depuis le IVe siècle, leur confession est minoritaire au sein de la société nord-occidentale. L’Église doit donc trouver une nouvelle posture. Entre deux extrêmes (le repli identitaire ou la « dilution » dans l’esprit du temps), la voie est difficile à trouver, et cela crée de nombreux remous et de doutes au sein d’une Église qui est elle-même marquée par la crise des institutions. Il n’y a pas d’impasse : des initiatives discrètes naissent ou poursuivent leur chemin dans les paroisses, dans des communautés, et cherchent à articuler le soin aux autres et un véritable enracinement dans la vie de prière. Mais cette question de la posture que l’Église doit adopter dans le monde contemporain hante les catholiques et le synode en a porté le témoignage.

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La crise climatique sera-t-elle l’occasion d’une renaissance spirituelle ?

Sortir des illusions de notre monde matérialiste s’avère une urgence pour guérir notre planète blessée, mais aussi nous guérir nous-mêmes et notre désir qui s’est dégradé en convoitise.

« Bâtir un monde nouveau ne se fera pas sans revenir aux sources de l’Être qui est amour et joie… » – Photo Pixabay

Face à l’enjeu climatique, nous avons vu qu’il ne s’agit de tomber ni dans un optimisme béat dans le pouvoir des innovations technologiques, ni dans un pessimisme désespéré et anxiogène, mais de marcher dans la voie de la lucidité, qui ne s’accommode d’aucun aveuglement. L’avenir du monde tel que décrit dans le dernier rapport du Giec nous impose de cesser de croire que nous pourrons passer à côté d’une remise en question profonde de nous-mêmes et de notre modèle de société consumériste. La crise climatique se double donc d’une crise existentielle, c’est-à-dire d’une affaire de vie ou de mort. Nous ne pouvons affronter ces questions liées à cette double crise seulement par le prisme de la raison technologique, dans la mesure où s’y trouvent liées des interrogations concernant l’amour, la mort, l’éternité, le sacré et la souffrance, qui relèvent bien davantage du domaine de la spiritualité.

Dès lors, quelle place le spirituel peut-il occuper dans les différentes dimensions de notre vie, et quel sens peut-il donner face à l’épreuve qui nous attend ?

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Le Père Pedro, l’homme qui fait des miracles

Pointure de l’altruisme, l’incroyable père Pedro. Il récolte des fonds pour la ville qu’il a fondée à Madagascar. Étonnant de détermination.

Ce lundi soir, le père Pedro était à Arlon. Le missionnaire argentin d’origine slovène est venu en l’église Saint-Martin d’Arlon.

Parti de rien, il a transformé une décharge et une carrière en véritable cité proprette. Avec dispensaire et école secondaire. Fierté dans sa voix, quand il évoque la création d’une université. Le religieux catholique lazariste a fondé Akamasoa. « Les Amis sincères », une appellation à l’image de l’homme. Depuis, plus de 500.000 personnes démunies ont bénéficié de son aide. Akamasoa, c’est 3.000 maisons, une trentaine d’écoles neuves.

Photo L’Avenir du Luxembourg

Père Pedro, vous êtes à Arlon, vous avez 74 ans, ce qui fait votre force ?

L’Évangile, la force d’un homme révolutionnaire qui était Jésus, qui a donné sa vie pour les pauvres. On l’a tellement édulcoré, on l’a enfermé dans une église. J’essaie de l’imiter, c’est tout !

Ce que vous avez créé ?

Une ville de l’amitié, de l’espérance qui fait 25.000 habitants, une oasis d’espérance. Et on peut en créer partout, il faut avoir de la conviction, de la volonté et de la persévérance. 50 ans qu’on combat. Je lutte au milieu d’un peuple qui m’a fait confiance et en qui, je fais confiance.

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« Entre Kiev et Moscou, la position du Pape est inextricable »

VATICAN – Le Pape entend participer à la résolution du conflit, mais son positionnement est souvent critiqué.

A Rome, le Pape est au centre de critiques pour ne pas avoir suffisamment condamné Vladimir Poutine. Alors qu’il cherche les voix du dialogue, est-il trop ambigu, comme certains l’affirment ? Spécialiste du Vatican et du Kremlin, de passage à Bruxelles pour une conférence organisée par KTO Belgique, le journaliste et essayiste français Bernard Lecomte revient sur la position du Pape François.

Les Russes ont la ferme volonté de réintégrer l’Ukraine, dans la « sainte Russie » affirme Bernard Lecomte. Photo : Anne-Elisabeth Nève.

A quoi assistons-nous ? A un conflit politique, à une guerre civilisationnelle sur fond religieux ?

Derrière l’invasion médiévale de Poutine se cache notamment un clivage multiséculaire entre deux blocs chrétiens. Si vous reprenez l’histoire, vous découvrez « la première Rome », celle de la péninsule italienne, capitale de la chrétienté, menacée par les barbares au 4ème siècle et qui laisse place à Constantinople, la « deuxième Rome », finalement conquise par les Ottomans. C’est dès le 16ème siècle que Moscou se nomme la « troisième Rome », et se construit en opposition aux deux premières. Aujourd’hui, lorsqu’on entend Poutine vilipender l’Occident considéré comme dégénéré, c’est cet Occident issu de Rome et de Constantinople qu’il critique.

C’est donc le combat de la « troisième Rome » contre les deux premières qui ressurgit aujourd’hui ?

Il y a de cela. En Ukraine, la « première Rome » est incarnée par les catholiques byzantins de l’ouest, appelés les uniates, et de la « deuxième Rome » par les orthodoxes ukrainiens indépendants et relevant du patriarcat de Constantinople. De plus, sans tomber dans les généralités, notons qu’entre les valeurs occidentales qui promeuvent la liberté de l’individu et le respect de la personne et les valeurs russes qui proposent comme vertu l’obéissance, la force, la nation et le collectif, nous sommes face à un choc entre différentes valeurs civilisationnelles.

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