LA TOUSSAINT

Chaque 1er novembre, les catholiques célèbrent la Toussaint, c’est-à-dire la fête de tous les saints. Quelles sont ses origines ? Qui fête-t-on exactement ?

Photo : copie d’écran du Jour du Seigneur

Qu’est-ce que la Toussaint ?

Origines de la Toussaint

La fête de la Toussaint ne trouve pas ses origines dans la Bible mais, plutôt, dans un culte populaire important installé au cours des premiers siècles après J.-C. En effet, jusqu’à l’adoption du christianisme comme religion d’État par l’empereur Constantin, les débuts du christianisme sont marqués par de nombreuses persécutions envers ses membres. 

Les martyrs, soit les chrétiens ayant préféré la mort à la renonciation de leur foi, constituent ainsi la majorité des premiers saints. Jusqu’au Ve siècle, le culte des saints se développe rapidement en chrétienté. Nombreuses sont les églises locales qui détiennent leur propre liste de saints et proposent des commémorations diverses à leur égard. Rapidement, l’Église va centraliser la pratique de cette dévotion aux saints et instaurer un jour officiel pour les célébrer tous ensemble.

Le 13 mai 610, la fête de la Toussaint est ainsi institutionnalisée par le pape Boniface IV, à l’occasion de la mutation du Panthéon de Rome (dédié jusqu’alors aux divinités romaines) en l’église de Sainte-Marie et des martyrs. Un certain nombre de reliques de martyrs sorties des catacombes romaines y sont placées.

Pourquoi la Toussaint est-elle fêtée le 1er novembre ?

Bien que de nombreuses fêtes et coutumes païennes aient déjà été christianisées par l’Église, comme celle de Noël (remplaçant la célébration du solstice d’hiver), la célébration celte de Samain résiste encore aux débuts du IXe siècle. Fêtée dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, Samain est la première des quatre grandes fêtes religieuses du calendrier celte. Célébrée à la fin des récoltes, c’est une fête de passage qui marque à la fois le passage de la saison claire à la saison sombre, le début de la nouvelle année et l’ouverture, cette nuit-là, d’une porte entre ce monde-ci et celui des dieux et des esprits. 

Aux alentours de 830, le pape Grégoire III décide de déplacer la date de la Toussaint au 1er novembre dans le but de remplacer la célébration païenne et de mettre fin aux festivités druidiques. 


Quelle est la différence entre la Toussaint et la fête des morts ?

Lire la suite

Qui prend le temps de parler de la mort aux enfants ?

Halloween et la Toussaint sont deux fêtes jumelles. Alors plutôt que de mépriser la première, ne peut-on l’exploiter comme une occasion de comprendre la longue recherche poursuivie par les humains de toutes cultures pour donner un sens à la mort ?

Qui prend le temps de parler intelligemment aux enfants de la mort, de l’au-delà, de l’invisible, de l’intercession ? Leur raconte-t-on la longue histoire d’Halloween ? Leur apprend-on à distinguer la vision chrétienne de la vie éternelle des récits de revenants ou de réincarnation ? 
Illustration captée sur le site de Lalibre.be – Pages Débats

Halloween… Entre rentrée des classes et Saint-Nicolas s’intercale opportunément dans les grandes surfaces l’occasion de vendre cher un bric-à-brac d’horreurs devenu incontournable : squelettes, sorcières et toiles d’araignées entourent les citrouilles ricanantes de toutes tailles. D’aucuns déplorent l’abandon de nos vieilles coutumes de Toussaint. Mais pourquoi ces rituels venus d’Amérique se sont-ils répandus dans nos pays latins ? Phénomène uniquement commercial ? C’est peut-être vite dit. Pour comprendre, il faut remonter aux origines et découvrir qu’Halloween et Toussaint ont en fait la même signification profonde et sont toutes deux originaires d’Irlande.

Entre le visible et l’invisible

Chez les anciens Gaëls, depuis la nuit des temps, le Nouvel An se fêtait le premier novembre, lors de la grande fête de Samain. La nuit du 31 octobre était en effet très noire, on éteignait tous les feux, c’était la nuit où les morts avaient la permission de quitter le Sidh, leur domaine souterrain, pour retourner chez les vivants. Revenaient surtout ceux qui étaient décédés dans l’année, ou que la mort avait surpris : assassinés, noyés, accidentés. Ceux-là n’avaient pas encore trouvé leur place et erraient comme des « âmes en peine ». Ils venaient chercher secours auprès de leurs proches. Peu rassurés, les vivants restaient chez eux ce soir-là, buvant de l’hydromel après avoir déposé sur le seuil de leur maison une lanterne allumée et un peu de nourriture pour la poursuite du voyage de leurs proches dans l’au-delà.

Au Ve siècle, les Irlandais se convertirent massivement au christianisme, mais continuèrent à fêter Samain et à croire aux revenants. Saint Patrick, qui les avait évangélisés, connaissait bien ses ouailles. Plutôt que d’interdire ces rites païens, il les transforma en Toussaint, fête de la communion des saints. Ce fut une manière habile de christianiser le lien immémorial qui unit le visible à l’invisible, le monde des disparus à celui des vivants. Il autorisa les coutumes de la veillée, avec ses débordements folkloriques, ses feux allumés à l’aube, et bien sûr ses joyeuses beuveries. L’Église tolérait, pourvu que tout le monde se retrouvât le lendemain à la messe de Toussaint, où l’on priait pour tous ceux, connus ou inconnus, qui avaient rejoint le Royaume de Dieu. On les priait aussi d’intercéder pour les vivants, ce qui, en somme, poursuivait la même idée d’échanges avec les défunts que l’ancienne religion celtique.

Lire la suite

Frontières et limites

Ou pour le dire autrement, doit-on nier la différence des sexes et des genres ?

Dans notre civilisation moderne, les humains intensifient leur désir de toute-puissance jusqu’à dépasser des limites. Comme nier la différence des sexes et des genres.

Copie d’écran La Libre.be © Pexels

Les frontières de notre vie sont sans cesse à franchir pour élargir notre horizon. Mais n’y a-t-il pas des limites à respecter ? Or le rêve des humains a toujours été de les transgresser. Dans toutes les cultures, des mythes traduisent ce désir de toute-puissance, source de malheur. Adam et Ève, dans la Bible, veulent devenir comme des dieux et de même, chez les Grecs, Prométhée.

La difficulté est de bien distinguer les frontières et les limites. Notre civilisation moderne mondialisée peine à cet exercice, et ce pourrait être sa perte. L’illustration la plus facile est celle de notre consommation. Durant l’été, nous avons franchi la date où notre Terre commence, cette année, à vivre à crédit. Le 28 juillet était le jour du dépassement global et, en Belgique, c’était déjà le 26 mars. Il nous faut actuellement, au niveau mondial, 1,45 planète pour assurer notre mode de vie. Nous avons dépassé les limites.

Au niveau technoscientifique, nous connaissons la même tentation. Tout ce qu’il est techniquement possible doit-il être fait ? Les Grecs parlaient de l’hybris, cette démesure qui s’enracine dans l’orgueil. C’est contre elle que les sagesses antiques et les prophètes d’aujourd’hui nous mettent en garde. On n’arrête sans doute pas le progrès, mais encore faut-il l’orienter.

Lire la suite

Connaître Jésus 

« Connaître Jésus », un parcours en ligne inédit pour aimer et suivre le Christ

Photo Magnificat

J-4 avant le lancement du parcours « Connaître Jésus ». Porté par Aleteia, Magnificat, Mame et Famille chrétienne, ce parcours gratuit et en ligne démarre le 30 septembre. Une occasion exceptionnelle pour mieux aimer le Christ et le faire aimer.

Comment aimer Jésus si on ne le connaît pas ? Le nouveau parcours « Connaître Jésus » vient justement combler ce besoin de formation autour de Jésus, en nous le faisant découvrir sous différentes facettes : celui qui pardonne, celui qui enseigne, celui qui envoie…

Mettre en lumière la figure centrale qu’est le Christ pour toucher les cœurs et redynamiser sa foi. C’est le pari du parcours « Connaître Jésus ». Après le succès du Mooc de la Messe et du Mooc des catéchistes qui ont réuni plus de 60.000 participants, voici une nouvelle formation gratuite et en ligne qui s’adresse à tous, catholiques convaincus, chercheurs de sens, catéchumènes… Quels que soient l’âge et l’itinéraire de chacun, ce parcours est conçu pour tous ceux qui ont envie de découvrir qui est Jésus ou d’approfondir sa relation avec Lui, à son rythme. Les séances sont en effet accessibles 24 heures sur 24 et il est possible de revenir sur les contenus publiés précédemment.

A travers sept séances, composées d’enseignements, de reportages vidéos et de quiz, à suivre seul ou en groupe, « Connaître Jésus » donne la parole à de nombreux et éminents intervenants. Mgr Jean-Philippe Nault, évêque de Nice, et Agnès de Lamarzelle, bibliste et professeur au collège des Bernardins, apporteront notamment leur expertise. Participeront également l’historien Jean-Christian Petitfils, le psychanalyste Jean-Guilhem Xerri, le comédien Mehdi…

Un contenu de grande qualité, des intervenants passionnants, un accès gratuit pour tous : « Connaître Jésus » est une initiative remarquable qui peut vraiment contribuer à nourrir spirituellement des milliers de personnes, croyantes ou non, des paroisses, des écoles, des aumôneries… Un livret, spécialement conçu pour la formation, contient les textes à étudier, des espaces pour prendre des notes, les quiz, des prières. Il permet ainsi de conserver une trace du parcours.

Les inscriptions sont ouvertes. Il suffit de cliquer ici, c’est gratuit.

Paru sur le site d’Aleteia du 24/09/2022

Une croix de 125 mètres surplombe la E411

Ce samedi 14 septembre a eu lieu l’inauguration et la bénédiction de la « Croix de Jeumont ». Elle a été érigée le 23 mars dernier. L’occasion pour tout un chacun de découvrir la petite chapelle avoisinante entièrement rénovée, les arbres fruitiers plantés par les Frères de Tibériade – qui incarnent les fruits de la rédemption – ou, tout simplement, un joli point de vue à 360 ° sur la région.

La croix de la paix – Photo Youtube

Cette croix se veut un « signe d’espérance » au milieu de la campagne.

Plus d’informations et vidéos : le site des Frères de Tibériade et le site de Cathobel