In Memoriam : l’abbé Émile Borcy

Monsieur l’abbé Emile Borcy a œuvré et rendu de nombreux services au sein de notre Unité Pastorale Paliseul Saint-Joseph.

Cet article paru dans l’Avenir du Luxembourg, le 29 avril dernier et sous la plume d’Etienne Wanlin, se veut le témoignage de notre reconnaissance et de notre amitié à son égard.

L’abbé Émile Borcy

Au service des autres et de l’Eglise.

Après 64 ans de sacerdoce, l’abbé Emile Borcy nous a quitté à l’âge de 88 ans.  Ses funérailles ont eu lieu ce jeudi matin.

Né à Bougnimont le 7 septembre, Emile Borcy a été ordonné prêtre le 27 juillet 1958.  Il débutera sa carrière comme professeur.  On le retrouvera ensuite successivement comme chapelain à Recogne et Merny, administrateur à Straimont, curé à Offagne, Assenois et Nollevaux.  Arrivé à Offagne en 1982, il y occupera le presbytère jusqu’à son départ vers le home Saint-Charles de Bertrix le 2 octobre 2019.  Il est décédé ce lundi 25 avril à l’âge de 88 ans.

Un dernier hommage lui a été rendu ce jeudi matin en l’église d’Offagne lors de la cérémonie des funérailles présidée par l’abbé Philippe Leblanc, entourés par une quinzaine de confrères.

Les différents intervenants (Fernande Bihain, Marie-Claire François et l’abbé Pierre Godfroid) ont rappelé qui était l’abbé Emile Borcy et ce qu’il a fait dans sa vie.

Aumônier de l’Action Catholique Rurale Féminine (ACRF), l’abbé Borcy a très vite compris l’impact des femmes dans la société, dans la vie de nos villages et dans l’Eglise.  Lors des réunions de l’ACRF, il restait à l’écoute, respectueux de l’autonomie du groupe.

Proche des gens, l’abbé Borcy était souvent présent aux différentes manifestations organisées dans le village (kermesses, goûters des aînés, excursions, animations à la plaine de jeux, etc).  Parmi ses nombreux hobbies, on retiendra surtout le jardinage, l’élevage de lapins, la photographie et la musique.  Dans l’esprit d’ouverture de Vatican II, il a actualisé la catéchèse pour les jeunes adolescents, a suivi ou animé de nombreuses formations.  Disponible et enthousiaste, il accompagnait souvent les retraites préparatoires à la communion ou à la confirmation.

Soucieux de vouloir aider les personnes les plus précarisées, il participait à toutes les réunions et aux activités organisées lors des campagnes de « Vivre ensemble » et « Entraide et Fraternité ».

Au cours de sa prédication, l’abbé Tomasz Kania, doyen de Bertrix, a tenu à saluer cet homme de paix, ce serviteur du Christ avec qui il a encore célébré une messe vendredi passé.  Durant cette messe, comme les autres résidents du home, l’abbé Emile Borcy a reçu le sacrement des malades.  « Avec foi, tu as présenté tes mains pour recevoir le signe visible de l’onction qui t’a donné des grâces invisibles.  Ce geste de tes mains tendues me fait penser à toutes les célébrations que tu as effectuées au cours de ta vie sacerdotale, me fait penser à toutes les bénédictions que tu as données, et enfin tu as déposé tes mains dans les mains du Seigneur ».

Mais, délivre-nous du mal

« Mais, délivre-nous du mal. » 

C’est la dernière demande du Notre Père. Une demande que le frère Philippe Lefebvre, op, compare à un cri, un cri plutôt joyeux même. 

Le cri de cette 7ème vidéo de la série ThéoDom sur le Notre Père rejoint tous ceux de cette Semaine Sainte, des cris de joie de la foule acclamant l’entrée de Jésus à Jérusalem, au cri de Jésus sur la croix «Pourquoi m’as-tu abandonné ?».

Ce cri dit notre désir de retrouver l’intimité avec notre Seigneur, lui qui travaille en nous pour nous ouvrir un chemin de vie… cette semaine, il est chemin de Résurrection. 

Demander à être délivré du mal c’est mettre la vie là où elle manque. Alors, délivre-nous Seigneur, parce que toi seul peut le faire, de ce qui nous éloigne de toi, nous avons envie de marcher avec toi.

Belle fête de Pâques !

Soeur Anne-Claire Dangeard, op

Mais, délivre-nous du mal

Carême dans la ville. S’arrêter, grandir dans la foi

Notre résurrection n’est pas toute entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.
Paul Claudel

Joyeuses Pâques

Ne nous laisse pas entrer en tentation

« Ne nous laisse pas entrer en tentation ». Cette sixième vidéo de la série ThéoDom sur le Notre Père nous invite à relire notre relation au Père.  

Le frère Philippe Lefebvre nous livre une nouvelle perspective sur cette tentation que nous voudrions si souvent écarter de nos vies. 

Nous entendrons bientôt dans la liturgie Jésus recommander à ses disciples : « Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation »*. Nous aussi, il nous arrive d’être confrontés à la tentation de nous sentir abandonnés du Père, dans une situation incompréhensible. 

Alors, il nous est possible de joindre nos voix à celle du psalmiste pour demander l’assurance que le Père est bien là, pour nous guider et nous donner la vie. 

Père, que jamais nous ne désespérions de toi.

Sœur Anne-Claire, op

* Évangile selon saint Matthieu ch. 26, v. 41

Ne nous laisse pas entrer en tentation

Carême dans la ville. S’arrêter, grandir dans la foi

Pardonne-nous nos offenses

« Pardonne-nous nos offenses. » Pas à pas, avec le frère Philippe Lefebvre nous découvrons toute la richesse du Notre Père. Dans cette 5ème vidéo, il nous donne un éclairage nouveau sur cette demande du Notre Père. Il ouvre toute grande la porte qui nous permet d’expérimenter notre vie d’enfants de Dieu.

En grec, pardonner c’est laisser aller. Remettre les dettes, c’est aussi découvrir la joie de recevoir le Christ et la vie qu’il donne.

Qu’est-ce que cela signifie dans notre vie et notre relation au Père ? Dans le Nouveau Testament, trois personnages viennent au secours de notre discernement : la femme pécheresse de l’onction chez Simon, le débiteur de la parabole* et Zachée qui accueille Jésus à sa table**… 

À leur lumière, quel registre choisissons-nous : celui de la dette ou celui de l’amour ?

Bonne cinquième semaine de carême !

Soeur Anne-Claire Dangeard, op

* Évangile selon st Luc ch.7, v.36-50

** Évangile selon st Luc ch.19, v.1-10

Pardonne-nous nos offenses

Carême dans la ville. S’arrêter, grandir dans la foi

Les sept paroles de la Vierge dans la Bible

Vendredi 25 mars dernier, jour de la fête de l’Annonciation du Seigneur, le Pape François consacrait la Russie et l’Ukraine à la Vierge Marie.

Une telle consécration écrivait François aux évêques ce 21 mars, « se veut être un geste de l’Eglise universelle qui, en ce moment dramatique, porte à Dieu, par sa Mère et notre Mère, le cri de douleur de tous ceux qui souffrent et implorent la fin de la violence, et qui confie l’avenir de l’humanité à la Reine de la paix. »

Photo Aleteia

Les évangélistes Luc et Jean rapportent quelques paroles de la Vierge. Elles ne sont pas nombreuses mais contiennent en elles-mêmes toute l’humilité, la joie et la tendresse de Marie pour son Fils et pour toute l’humanité.

La Bible rapporte peu de paroles de la Vierge Marie. Attentive à la Parole de Dieu, elle la « méditait dans son cœur » (Lc 2, 19) prévient saint Luc au moment de la naissance de Jésus. Cependant, elle laisse entendre le son de sa voix à travers quatre grands épisodes de la Bible : l’annonce de l’ange Gabriel, la visite à sa cousine Elisabeth, les retrouvailles avec Jésus qui avait fui au temple et les noces de Cana. Chaque parole recèle un aspect de l’attitude de la Vierge et invite à se mettre à son école.

A l’Annonciation, le « fiat » de Marie invite à dire oui à la volonté de Dieu et à accueillir son amour. Lors de la Visitation, à travers Elisabeth, c’est toute l’humanité que rencontre Marie. Elle apporte la paix car elle abrite dans son sein Jésus, le Rédempteur de l’homme. S’ensuit le Magnificat, chant d’action de grâce devant l’amour infini et les merveilles de Dieu. Elle engage ainsi à louer Dieu Créateur, elle nous apprend à le remercier, à reconnaître ses grâces et à lui faire confiance. Quand elle cherche Jésus au temple, c’est toute l’inquiétude d’une mère qui rejaillit, elle se fait ainsi proche des hommes. Enfin, aux noces de Cana, elle montre toute sa compassion aux manques et aux souffrances des hommes. Son exhortation adressée aux serviteurs vise en réalité toute l’humanité : seul l’amour divin peut transformer, ennoblir et combler le cœur de l’homme.

Extrait d’Aleteia du 25 mars 2022