Les célébrations liturgiques publiques au plus vite?

Dans leurs communiqués du 28 avril et du 5 mai, les Évêques de Belgique ont exprimé leur souhait de pouvoir reprendre les célébrations liturgiques publiques au plus vite, dans le respect des normes sanitaires. Des contacts ont été établis avec les autorités et la reprise progressive des cultes publics est examinée avec le Conseil national de Sécurité, en prévoyant toutes les règles de sécurité sanitaires.
Cependant, aucune date n’a encore été annoncée par le Gouvernement Fédéral. Nous sommes donc invités à la patience, nourrie de foi et d’espérance. La reprise des célébrations paroissiales viendra: merci aux acteurs pastoraux d’y réfléchir et de commencer à coordonner mesures concrètes et agendas, en communiquant au mieux, de manière progressive, avec les paroissiens. Au niveau diocésain, quelques informations et dates peuvent déjà être communiquées, sous réserve de contretemps toujours possibles liés à la crise sanitaire.

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Commentaire de l’Évangile de ce dimanche 10 mai

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » Jean 14, 1-12

Évangile de Jean 14, 1-12

Ne soyez pas bouleversés

Ces deux dimanches, avec le chapitre 14 de Jean, nous écoutons la première partie du grand discours d’adieu de Jésus. Son ultime soirée avec ses disciples est catastrophique : le Maître vénéré s’est mis à genoux devant eux pour leur laver les pieds, puis il leur a ordonné d’agir de la même façon entre eux, puis il a blêmi en leur annonçant que l’un d’entre eux allait le trahir, il a partagé le pain et tout à coup Judas s’est levé et s’est enfui dans la nuit, enfin Jésus leur a révélé qu’il allait les quitter et malgré ses dénégations, il a prédit à Simon Pierre qu’il allait le renier.

Un véritable tsunami ! A quelques jours de l’entrée triomphale des Rameaux, tous les rêves de grandeur des disciples s’effondrent. C’est le désarroi total, l’effondrement général.

Que votre cœur ne soit pas bouleversé ! : L’exhortation, répétée au verset 28, encadre le texte et donne le thème. Le verbe est très fort : il est utilisé pour les tempêtes. Pire qu’un trouble : une panique. Comment tenir ? Un seul moyen : croire. Le verbe va revenir tout au long.

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Dans ma vie d’après Covid-19, je m’engage à…

Penser l’après. Témoignages de personnes connues ou moins connues, espoirs pour notre société à venir.

Y aura-t-il un avant et un après ? « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » (Gandhi). A côté du « Il faudrait que… », qu’en sera-t-il à notre niveau personnel ?

Gabriel Ringlet, prêtre, écrivain – Photo la Libre Belgique © Alexis Haulot

« Des chemins qui comptaient pour moi se renforcent au-delà de toute imagination. Cette compagne qu’est l’écriture, jamais je ne l’abandonnerai. La célébration est aussi mon obsession. Pendant la crise, j’ai été confronté à la souffrance du symbolique qui ne peut pas s’exprimer. Je ne mesurais pas à quel point la célébration est vitale. Et quel point s’en passer est un traumatisme fondamental. »

Gabriel Ringlet, prêtre, écrivain

Paru dans la Libre Belgique du 3 mai pages 41-42

Coronavirus, châtiment de Dieu ?

La Bible illustre toute une évolution dans la perception de Dieu et ses répercussions éthiques, jusqu’au Dieu des Béatitudes et de l’amour du prochain proclamé par le Christ.

Les prédicateurs de haine auront su tirer profit du coronavirus. Bien que minoritaires, ils ne sont pas isolés et répandent leur prêche sur YouTube ou les réseaux sociaux. Pour tel pasteur, le virus a d’abord châtié la Chine « à cause du communisme impie qui maltraite les chrétiens« . Pour tel imam, c’est la persécution des musulmans ouïgours par les Chinois qui justifie la « malédiction d’Allah”. Pour tel rabbin, le fléau est à attribuer aux homosexuels car « le Créateur de la nature se venge contre ceux qui sont contre nature« . Pour tel curé, Dieu réprime tous ceux qui vivent « dans le péché et la turpitude humaine ».

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Dans ma vie d’après Covid-19, je m’engage à…

Penser l’après. Témoignages de personnes connues ou moins connues, espoirs pour notre société à venir.

Y aura-t-il un avant et un après ? « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » (Gandhi). A côté du « Il faudrait que… », qu’en sera-t-il à notre niveau personnel ?

Armel Job, écrivain © croire.la-croix.com

« En des effets pernicieux de la crise, c’est qu’elle a insinué en nous la crainte de l’autre. Dès que les relations se normaliseront, je ferai de mon mieux pour contribuer modestement à rétablir la confiance entre nous, en disant bonjour, en souriant, en prenant le temps d’une conversation avec des inconnus. Il n’y a pas que les virus qui se propagent, la confiance peut être communicative. »

Armel Job, écrivain

Paru dans la Libre Belgique du 3 mai pages 41-42