Mgr Rémy Vancottem fête ses 75 ans

Le mercredi 25 juillet, Mgr Rémy Vancottem, évêque de Namur, a célébré son 75ème anniversaire. Ayant atteint la  »limite d’âge » prévue pour les évêques dans l’Eglise catholique, il a envoyé une lettre de renonciation à sa charge au pape François, après plus de 36 années d’épiscopat.

Ordonné évêque à l’âge de 38 ans, en 1982, Mgr Rémy Vancottem devient alors le plus jeune évêque belge. Aujourd’hui il est, au sein de la Conférence des évêques de Belgique, le plus ancien évêque en fonction. Né à Tubize, dans le Brabant wallon, le 25 juillet 1943, son père travaillait aux Forges de Clabecq. Après une formation à l’école normale Saint-Thomas à Bruxelles, il entre au séminaire de Malines et est ordonné prêtre le 27 juin 1969 par le cardinal Léon-Joseph Suenens, alors archevêque de Malines-Bruxelles. Celui-ci lui demande de se former en psychologie clinique.
Il reprend alors des cours à l’Université catholique de Louvain ainsi qu’au centre médico-psychologique pour prêtres et religieux (AMAR) à Paris; il acquiert une licence en psychologie de l’UCL. Par la suite, l’Abbé Vancottem devient membre de la direction du Séminaire diocésain à Bruxelles et responsable de la formation permanente des prêtres de Bruxelles et du Brabant wallon.

Lorsque le cardinal Danneels accède à l’éméritat et que Monseigneur André-Jospeh Léonard devient archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr Vancottem succédera à ce dernier en tant qu’évêque de Namur, où il sera installé le 20 juin 2010.
Comme le prévoit le Code de droit canonique (canon 401), Mgr Rémy Vancottem doit envoyer, à la date de son 75ème anniversaire, une lettre de  »démission » au pape François. Plusieurs possibilités s’offrent alors au pape: il peut soit accepter la renonciation de l’évêque – auquel cas un nouvel évêque sera nommé -, soit lui demander de prolonger sa charge pour une période déterminée. Quelle que soit la décision du Souverain pontife, celle-ci met généralement plusieurs mois à parvenir à l’intéressé. Dans cet intervalle, Mgr Vancottem demeure en fonction.

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Une équipe de proximité ? C’est quoi ?

L’équipe pastorale de l’Unité Pastorale Paliseul – Saint Joseph, propose la mise en place d’équipes de proximité pour aider les communautés chrétiennes à être signes du Christ au cœur de nos paroisses.

L’équipe de proximité est une équipe relais au service du bien de la communauté locale d’un village- voire plusieurs villages. Ces équipes manifestent que tous les baptisés sont concernés par la mission de l’Église et que la Bonne Nouvelle de l’Évangile est pour tous, sans distinction. Elles sont appelées à être signe de la présence du Christ, là où elles vivent.

1. L’équipe de proximité a donc une mission, qui se déploie en 4 actions :

Être proche : L’équipe de proximité porte localement le souci d’habiter chrétiennement le quartier, le village. Chacun de ses membres sera attentif aux réalités humains, sociales de chacun et de tous pour découvrir les attentes, les appels, les compétences qui n’osent peut-être pas se manifester.

Veiller : L’équipe de proximité a aussi une mission de vigilance : pour que la communauté locale vive de l’annonce de la foi, de la prière et de la liturgie, de l’entraide et de la solidarité.

Puiser à la source : L’équipe de proximité, en concertation avec l’équipe pastorale de secteur, veille à la qualité évangélique et ecclésiale de la vie quotidienne. Pour cela, elle puisera très régulièrement à la Source par l’accueil de la Parole de Dieu et l’approfondissement des questions de foi. Cette formation, au creux de la vie et de la mission vécue ensemble, sera organisée à un niveau plus large, le secteur.

Communiquer : Nous sommes appelés à renouveler notre manière de vivre en Église. Rien ne sera jamais plus comme avant. En étant créatifs, nous sommes invités à entrer en chemin de nouveauté. Là où de nouvelles expériences sont engagées, s’assurer qu’elles font sens pour chacun est important.

2. La mission d’une équipe de proximité se fonde sur l’appel du Seigneur et la réponse que nous lui donnons. Être baptisé, c’est être pleinement membre du Christ prêtre, prophète, roi. C’est à ce titre que nous sommes appelés à la suite du Christ pour prier, annoncer, servir. Nous veillerons donc à appeler, au nom du Seigneur, des baptisés pour qu’ils assument la vigilance de cette triple mission de l’Église : annoncer, servir, célébrer.

C’est pourquoi, au sein des équipes de proximité, on fera en sorte que la mission de vigilance de chacun soit en adéquation avec son charisme. Ainsi un membre portera la vigilance à l’annonce, un autre du service, un troisième de la prière et de la célébration. En outre, un quatrième membre veillera à la gestion  des affaires matérielles.

3. Mise en place d’une équipe de proximité : Où chercher ou trouver les « bonnes volontés » qui accepteront d’entrer dans une telle démarche ?

En réalité, il ne s’agit pas d’abord de pallier la diminution du nombre de prêtre, il ne s’agit pas non plus de restructurer des vieilles institutions, ou de réorganiser un horaire des messes. Nous sommes tous appelés à faire en sorte que l’Église de Dieu qui est chez nous, dans notre ville-village, soit un Église vivante, appelante et dynamique, une Église contagieuse, de l’heureuse Nouvelle de la Bonté de Dieu, une Église qui vit l’Évangile. Développer cette « culture de l’appel » est donc une dimension essentielle de l’Église. Beaucoup des baptisés pensent qu’ils ne sont pas « capables » de répondre à un tel appel, que ce n’est pas pour eux.

4. Les qualités requises : être baptisé, avoir le souci de l’Église et de vivre sa foi au cœur du monde, une certaine disponibilité, la capacité de travailler en équipe.

Désignation des membres : Une période de trois ans paraît la plus adéquate.

Huit clés pour que vos enfants vous obéissent : pour des vacances sereines !

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Les enfants doivent obéir
et les parents doivent faire preuve d’autorité.
Si les parents ne font pas figure d’autorité,
les enfants n’obéiront pas.

« L’absence d’autorité parentale, c’est-à-dire l’absence de règles, de limites et de consignes déconcerte les enfants. Ils souffrent car ils ne savent pas quel chemin suivre. Quand l’enfant sait exactement ce que l’on attend de lui, il connaît les limites et les règles auxquelles il doit se conformer. Quand on exige quelque chose de lui avec affection, il se sent en sécurité et a des repères, c’est alors que l’autorité est bien exercée » Maria Bilbao.

En exerçant notre autorité, nous enseignons des valeurs à nos enfants, nous les aidons à mûrir, nous leur donnons les bases sur lesquelles ils construiront leur vie. Si nous sommes comme des voiliers qui vont où le vent nous mène, les enfants prennent le contrôle.

Depuis le berceau, les enfants manipulent leurs parents…

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Et aujourd’hui ? (2ème partie)

Comment être chrétien aujourd’hui ?

Nous vous proposons une réflexion d’actualité, extraite d’une conférence donnée par Jean-Claude BRAU, aumônier du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) à Libramont (FOCELUX), fin de l’année 2015.

Voici la dernière partie de notre réflexion.

3. Comme chrétien, être

  • Être des résistants

Être des résistants à ce qui contredit l’Évangile, les droits de l’homme.

  • Être dans la réciprocité

« Ne fais pas aux autres ce que tu ne souhaites pas que l’on te fasse ».

  • Être porteur de sens

Dans une société uniformisée, on a besoin d’identité. Trouver une identité, une orientation avec réciprocité. Donner des repères éthiques : tout n’est pas équivalent.

Le manque de sens peut être camouflé par la consommation effrénée de biens.

  • Être inscrit dans une lignée

Adhérer à une religion, à une lignée. Cela demande de la créativité, à contexte différent, réponse différente. Nous sommes des hommes et des femmes pour assurer le présent et préparer le futur.

Pour vivre en chrétiens, il faut accepter les apports des autres. Construire une société où d’autres voix que la nôtre émergent. Accepter d’être en débat avec des gens qui apportent d’autres choses. Le progrès, il faut pouvoir le critiquer.

Il y a des hommes qui disent que Jésus de Nazareth est ressuscité d’entre les morts et a été révélé comme Christ, Seigneur et Fils de Dieu. Ces hommes se font appeler « chrétiens » pour cette raison et sont rassemblés dans une communauté de foi qu’ils appellent Église. Ils prétendent que leur vie reçoit un sens nouveau de leur foi, et cherchent à en rendre témoignage par leur manière de vivre. J’ai reçu d’eux la foi au Christ et à mon tour je crois. Je suis l’un d’entre eux.

Bernard Sesboüé, Jésus dans la tradition de l’Église, Paris, Desclée, 2000, p 188.

Et aujourd’hui ? (1ère partie)

Comment être chrétien aujourd’hui ?

Nous vous proposons une réflexion d’actualité, extraite d’une conférence donnée par Jean-Claude BRAU, aumônier du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) à Libramont (FOCELUX), fin de l’année 2015.

Vivre l’Évangile ou comment ce message chrétien peut-il nous influencer ? Le piège serait de se demander : ce qu’il faut faire aujourd’hui ? Mieux vaut approcher cette problématique en essayant d’entrer en résonance avec le message de l’Évangile, en se posant des questions. Des personnes comme François D’Assise, Etty Hillesum, … par leur spiritualité nous influencent encore aujourd’hui.

A chacun de trouver des réponses pour son époque. L’histoire est toujours une non-redite, mais interprétation et créativité. Notre défi est de respecter les acteurs du passé, ils nous valent bien. Nous héritons de leur histoire. La façon d’être chrétien, aujourd’hui, demande de la lucidité, du discernement.

  1. Chrétien

Ce mot intervient pour la première fois dans les Actes des Apôtres : « C’est à Antioche, que pour la première fois, les disciples reçurent le nom de ‘chrétiens’ ». (Actes 11,26)

A Antioche, ville romaine, les personnes extérieures font un lien entre le Christ et les chrétiens. Ils se rattachent au Christ, le lien original, la façon de se comporter, d’être à l’écoute. Ce lien au Christ donne aux communautés une unité.

  1. Quelle est notre identité ?

Nous sommes des hommes et des femmes du monde d’aujourd’hui : des chrétiens citoyens.

Comment être citoyen aujourd’hui ?

  • Les droits de l’homme

Adhérer à ce que l’Histoire a produit de meilleur : les droits de l’homme. Ils assurent à chacun les mêmes droits, du fait qu’ils soient humains, indépendamment de la religion par exemple. Les droits de l’homme sont un acquis important, un bel humanisme.

Quand l’Évangile affirme l’égale dignité de tous les fils et filles de Dieu aux yeux du Père, est-ce différent, hormis la référence à une transcendance, du premier article de la Déclaration des droits de l’homme qui affirme l’égale dignité des êtres humains ?

Philippe Lamberts, L’appel, Mai 2017, p 22.

  • La démocratie

Elle est une façon de vivre ensemble. Elle a ses racines au 18ème siècle. La démocratie n’est pas parfaite, mais elle produit une société où chacun est responsable. C’est un fruit qui mûrit dans nos sociétés.

  • Le respect de la personne

Le respect de la personne, l’égalité, la liberté de chacun sont des acquis importants de la Révolution française. Aujourd’hui s’ajoute le respect de l’environnement : « Laudato si » l’encyclique du pape François sur l’environnement en 2015.

La semaine prochaine, nous vous proposerons la suite de cet article.