« Ne soyons pas désemparés »

Ne soyons pas désemparés parce que notre société n’est plus guère chrétienne. Être chrétien dans une société qui ne l’est guère est une situation relativement traditionnelle dans l’histoire de l’Église.

Ne soyons pas désemparés par la crise sanitaire qui se prolonge. Gardons en mémoire ces fortes paroles de saint Paul: «Oui, j’en ai l’assurance : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances ni les forces des hauteurs ni celles des profondeurs, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur» (Rm 8,38-39).

Ne soyons pas désemparés par une Église qui ploie et qui souffre. L’agonie et la Passion de Jésus ne peuvent pas ne pas marquer la vie de l’Église si l’Église est réellement le corps du Christ. Ayons la foi qu’à travers l’évènement pascal, l’Église est toujours en état de naissance.

Je vous suis proche, vous bénis et vous souhaite déjà une sainte fête de Pâques.

+ Pierre WARIN

13.03.2021

Diocèse de Namur – Message de Mgr Warin :  »Ne soyez pas désemparés » (diocesedenamur.be)

Diocèse de Namur – Modalités pratiques pour les prochaines semaines (diocesedenamur.be)

OPINION – Culte et culture, des essentiels, que diable !

Depuis un an, les orientations choisies, les décisions prises, le vocabulaire utilisé, voire labellisé, révèlent une certaine conception de l’être humain qui nous pose question. Parmi celles-ci, qu’en est-il de l’essentiel pour vivre ou survivre ? Peut-on se contenter de ce qu’offrent les commerces dits essentiels, les déplacements dits essentiels, les relations dites essentielles… ?

Certes, préserver la santé des citoyens est une intention plus que louable. Alors qu’aujourd’hui le déconfinement s’amorce timidement, le monde de la culture proteste avec raison en s’affirmant le parent pauvre des décisions successives. En tout temps, la culture nous est précieuse. Elle permet de prendre de la hauteur, d’interpeller, de critiquer et sert de garde-fou à une instrumentalisation de l’être humain aux seules fins économiques ou techniques. La culture ne serait-elle pas du registre de l’essentiel ?

Et le spirituel, qu’en est-il ? Ne risque-t-il pas d’être remisé au vestiaire ? Pendant ces jours de pandémie, les cultes, comme on les désigne officiellement, n’ont guère droit au chapitre. Pourtant, l’actualité touche directement leur raison d’être : le sens de la vie, la cruauté de la mort, l’épreuve de la souffrance … Ceux qui ont interrogé leur foi, écouté une Parole de Vie, accueilli la paix intérieure, se sont laissés réconforter par la prière, ont mesuré que la dimension spirituelle n’a rien de secondaire, qu’elle est même vitale. Osons l’affirmer : le spirituel est de l’ordre de l’essentiel pour vivre en humain.

Or, les dernières décisions du Comité de concertation manifestent non seulement leurs incohérences mais, une fois encore, le mépris des cultes et de la culture. En outre, elles confirment une indifférence insupportable réduisant l’être humain à une mécanique dépourvue d’esprit. Réduits à la catégorie du ‘non essentiel’, culte et culture ne sont pas pris en considération. Une célébration dans une église peut réunir 15 personnes alors qu’un concert dans le même lieu est interdit. Désormais les funérailles religieuses peuvent réunir 50 personnes (heureuse nouvelle pour les familles endeuillées) mais la messe dominicale seulement 15, que ce soit dans l’église du village ou dans la basilique de Koekelberg. Au même moment, ils sont des centaines au supermarché du coin se croisant, se heurtant ou faisant la queue ; ils sont plus de 50 à un procès d’assise mais interdit de théâtre et de cinéma et réduit à quelques-uns pour une liturgie communautaire.

Il est temps de sortir de ce silence assourdissant. Bravo aux artistes qui se sont fait entendre au risque d’encourir des soucis avec la justice. Alors que les chrétiens se préparent à Pâques, sommet de l’année liturgique et plus grande fête chrétienne, les autorités du pays n’envisagent aucun ajustement de bon sens quant aux normes en vigueur pour l’exercice des cultes. Allons-nous rester silencieux et une fois encore faire le gros dos ? Personnellement, je ne veux plus me taire devant les incohérences des mesures et le mépris dont culte et culture sont l’objet. Dimanche, autour d’un cercueil (vide), nous nous recueillerons nombreux pour le repos éternel du vieil homme instrumentalisé et réduit à sa corporéité. Dimanche, autour d’un cercueil (vide), nous prierons dans l’espérance de la résurrection d’un homme nouveau pris au sérieux dans toutes ses dimensions et respecter dans sa liberté.

Abbé Pascal ROGER, doyen d’Arlon

OPINION – Culte et culture, des essentiels, que diable !

http://www.cathobel.be

Je ne puis dire…

 

Je ne puis dire : ‘Notre Père’,
Si je ne vois pas tous les hommes comme des frères.

Je ne puis dire : ‘Qui es aux cieux’,
Si ce qui me préoccupe ce sont les biens de la terre.

 

 

Je ne puis dire : ‘Que ton nom soit sanctifié’,
Si ma vie est une image fausse du Christ.

 

 

 

 

Je ne puis dire : ‘Que ta volonté soit faite’,
Si je divinise ma volonté et que seul importe ce que je veux.

 

 

 

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1961-2021 – Soixante années de solidarités

60 ans de Carême de Partage, l’occasion de revenir sur de multiples actions et campagnes menées tout au long de ces années par Entraide et Fraternité – Action Vivre Ensemble.

En 1961, les évêques belges lançaient un appel à l’aide pour les victimes de la famine au Kasaï, en République du Congo.

Organisé par Caritas, cet appel avait pour thème ‘’Entraide et Fraternité- Broederlijk Delen – Bruterlich Teilen ‘’. Il récoltera l’équivalent de 400.000 euros !

Fondée 2 ans plus tard dans le but d’organiser la solidarité des catholiques belges avec les pauvres du Tiers-Monde, l’ONG nationale prendra ce nom.

Quatre des affiches qui, de 1961 à 1986, ont sensibilisé les catholiques aux drames des pays du Sud. (Photo : capture d’écran Mars 2021 Spécial campagne de carême – Entraide et Fraternité)

En 1967, l’encyclique du pape Paul VI, Populorum progressio prônant un développement intégral, viendra renforcer cette démarche solidaire.  Ce que fera aussi en 1971, la Campagne d’Avent sous le nom Vivre Ensemble à Bruxelles et en Wallonie.

Et aujourd’hui ? Le tandem chrétien Entraide et Fraternité et Action Vivre Ensemble continue à relever des défis pour remplir ses 3 missions : soutenir financièrement ses partenaires du Sud et d’ici, sensibiliser le public et interpeller les responsables politiques. Entraide et Fraternité participe aux colloques Nord-Sud et s’engage aux côtés de l’ONG Justice et Paix et du Centre National de Coopération au Développement (CNCD-11.11.11).

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En mars, la vidéo du pape invite au sacrement de réconciliation

La Vidéo du Pape de mars, qui vient d’être publiée, communique l’intention de prière que le pape François confie à toute l’Église catholique à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape. Il s’agit d’un message plein d’espérance, qui invite à redécouvrir la force de renouvellement personnel qu’apporte le sacrement de la réconciliation dans nos vies. Prions pour vivre le sacrement de la réconciliation avec une profondeur renouvelée, afin de goûter l’infinie miséricorde de Dieu demande François. La vidéo de ce mois s’ouvre sur sa propre pratique de la confession pour me guérir, me guérir l’âme”.

Nous sommes présents avant nos fautes dans le cœur de Dieu » dit le Saint-Père dans La Vidéo du Pape, en insistant une fois encore sur la force de l’amour de Dieu sur notre être et notre agir. Recevoir ce sacrement, ce n’est pas se tenir devant un juge, mais c’est venir à une rencontre d’amour avec le Père qui nous reçoit et nous pardonne toujours. Au cœur de la confession, il y a non pas les péchés que nous disons mais l’amour divin que nous recevons et dont nous avons toujours besoin ajoute François. Cet amour passe avant tout, avant les erreurs, les règles, les jugements et les chutes.

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