Chemins de prière : OUVRIR

Être chrétien, c’est croire que Dieu parle de multiples façons. La réponse, c’est la prière, mais ce n’est pas facile tous les jours. Voici les conseils de Maurice Bellet pour tous ceux que prier intimide !

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Faisons de nos corps le temple du Saint Esprit, une maison de prière.

Ouvrir la Sainte Écriture, ouvrir seulement le Livre et partir en songerie, imaginer son propre livre se raconter des histoires, laisser remuer ses propres vieux mythes de cruauté, de triomphe, de sensualité, de désespoir, d’amour, de charité avec le parfait narcissisme de ces choses-là et lire, dans le texte, deux mots.

Chemins de prière : LIRE

Être chrétien, c’est croire que Dieu parle de multiples façons. La réponse, c’est la prière, mais ce n’est pas facile tous les jours. Voici les conseils de Maurice Bellet pour tous ceux que prier intimide !

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Faisons de nos corps le temple du Saint Esprit, une maison de prière.

Lire un livre de forte pensée avec un désir fort de la vérité, sans avidité de savoir, sans prétention à disputer mais par goût, par amour de la vérité . Ouvrir la porte profonde à toute pensée qui vient et la laisser demeurer en paix afin qu’elle vienne à porter son fruit.

Chemins de prière : MARCHER

Être chrétien, c’est croire que Dieu parle de multiples façons. La réponse, c’est la prière, mais ce n’est pas facile tous les jours. Voici les conseils de Maurice Bellet pour tous ceux que prier intimide !

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Faisons de nos corps le temple du Saint Esprit, une maison de prière.

Marcher de long en large dans une église romane, belle, assez grande Saint Philibert de Tournus par exemple ou dans une église gothique Chartres, Reims, Bourges ou baroque, comme la Wieskirche et ne penser à rien, rien du tout, laisser le regard errer, laisser la pierre chanter, laisser le lieu dire et s’en aller, au bout d’un temps, sans aucune hâte.

Nos belles forêts d’Ardenne ne seraient-elles pas nos cathédrales ?

Retour sur la septième journée de la catéchèse

Le septième rendez-vous de celles et ceux qui sont concernés, engagés, passionnés… par la catéchèse s’est tenu samedi dernier à Beauraing. En matinée, près de 200 participants ont écouté Stijn Van de Bossche, secrétaire général – pour la partie néerlandophone du pays – de la commission interdiocésaine pour la catéchèse au sein de la conférence des évêques. Thème de son intervention: « La catéchète, disciple-missionnaire et sœur aînée ».

En 2006 déjà, dans leur déclaration « Devenir adulte dans la foi », les évêques belges faisaient référence aux paroles de Tertullien: « On ne naît pas chrétien, on le devient. » Depuis, ces mots résonnent un peu partout dans l’Eglise de Belgique. Mais s’il est vrai que la première partie de l’expression (« on ne naît pas chrétien ») semble acceptée de tous, ce n’est pas forcément le cas de la seconde (« on le devient »). Stijn Van de Bossche, par ailleurs président de l’équipe européenne de catéchèse et chargé de cours à Lumen Vitae, l’a rappelé samedi dernier aux participants de la septième journée de la catéchèse: « Nous acceptons plus ou moins qu’il faut initier un réaménagement de notre vie d’Eglise, mais on reste nostalgique d’une situation passée où la transmission de la foi était naturelle. On voit à l’horizon, d’un côté, le terroir de la chrétienté culturelle que nous avons quitté, et de l’autre, le terroir missionnaire où nous ne sommes pas encore, et nous restons un peu entre les deux. C’est là que notre Eglise se situe en ce moment. »

http://www.diocesedenamur.be.

Et si c’était un mode d’emploi… ?

Apprendre à prier est une démarche qui nous rend proches des apôtres. Eux-mêmes, en effet, n’ont pas hésité à demander à Jésus : « Seigneur, apprends-nous à prier » (Évangile de Luc 11, 1). Et lui les a enseignés : Lorsque vous priez, dites : « Notre Père… » (Luc 11,2). Nous découvrons ainsi la première caractéristique de la prière chrétienne : il s’agit d’entrer en relation avec quelqu’un, de lui parler, de l’écouter, de lui répondre.

Charles SINGER, dans son livre « Prier », nous donne en introduction quelques considérations, qu’il nomme « Mode d’emploi ». Choix non exhaustif :

  • Il n’y a pas de maître de prière. Comme il n’y a pas de maître d’amour. A chacun de bâtir sa prière comme il appartient à chacun de tisser son amour. Personne ne le fera à votre place !
  • Prier et aimer relèvent de la même démarche : le lent apprivoisement réciproque de Dieu et de l’Homme.
  • Se fréquenter quotidiennement et tout au long de la vie, s’approcher lentement et resserrer les liens. Écouter une Parole qui vient d’ailleurs et pousse hors des limites. Deviner la proximité de l’Éternel Absent et s’en émerveiller. Créer des bouches d’aération dans l’asphyxie de la banalité, et trouver une autre respiration. Souder le silence au tintamarre des jours. Se détacher de la chaîne du bruit, et découvrir d’autres connivences.

Dans les séquences suivantes, en écoutant Maurice BELLET, nous suggèrerons différentes manières de prier sans en avoir l’air !