Chemins de prière : TRAVAILLER DE SES MAINS

Être chrétien, c’est croire que Dieu parle de multiples façons. La réponse, c’est la prière, mais ce n’est pas facile tous les jours. Voici les conseils de Maurice Bellet pour tous ceux que prier intimide !

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Faisons de nos corps le temple du Saint Esprit, une maison de prière.

Travailler de ses mains
à des tâches ménagères, à la couture,
à son métier, à du bricolage
et faire taire la radio et tout le brouhaha intérieur
écouter ce qui parle sans mots
tandis que les mains s’occupent
et occupent la surface de l’âme.
Ou bien, conduire une automobile
très détendu, attentif, courtois
tandis que cette occupation laisse libre
une pensée sans pensée
qui mûrit d’ailleurs.

Chemins de prière : COMME UN ENFANT

Être chrétien, c’est croire que Dieu parle de multiples façons. La réponse, c’est la prière, mais ce n’est pas facile tous les jours. Voici les conseils de Maurice Bellet pour tous ceux que prier intimide !

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Faisons de nos corps le temple du Saint Esprit, une maison de prière.

Comme un petit enfant, dire des choses à Dieu
prière, supplication, rage ou tendresse
regret ou jubilation
ça échappe
on ne s’en aperçoit même pas
sinon quelquefois après coup.
Celui qui parle ainsi en nous est l’enfant
toujours à l’aurore de la vie
naïf comme la volonté divine.

 

Chemins de prière : SE DÉSOLER

Être chrétien, c’est croire que Dieu parle de multiples façons. La réponse, c’est la prière, mais ce n’est pas facile tous les jours. Voici les conseils de Maurice Bellet pour tous ceux que prier intimide !

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Faisons de nos corps le temple du Saint Esprit, une maison de prière.

Se désoler infiniment de ne pas prier
gémir intérieurement tout le jour d’être incapable
de la moindre invocation
la moindre lecture
pas même de l’évangile
d’être là froid, sec, absent
et heureux ailleurs
sans Dieu, sans Christ, sans tout ça
et en souffrir
et décider enfin de s’en remettre là-dessus à Dieu
et attendre, hors de toute pensée.
 

 

 

«Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? (Mt 18,21)

Pardonner, ce n’est pas oublier: les cicatrices restent longtemps ouvertes et douloureuses. Pardonner, c’est reconstruire. D’abord soi-même, en ne se laissant pas détruire par le mal qui nous est fait – à l’exemple du Christ sur la croix: «Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font» Lc 23, 34. Pardonner, aussi, afin que les autres ne restent pas écrasés par le poids de leurs fautes. Qu’ils se redressent, se relèvent. Qu’ils vivent.

Il y a des hommes et des femmes qui aiment comme Jésus aime, qui pardonnent comme Jésus a pardonné. P. Guy Lescanne est de ceux là. Avec Zacharie, il a pris la route du pardon. Son histoire nous fait entrevoir la force immense du sacrement de la réconciliation.

http://www.retraitedanslaville.org

Chemins de prière : DÉSIRER

Être chrétien, c’est croire que Dieu parle de multiples façons. La réponse, c’est la prière, mais ce n’est pas facile tous les jours. Voici les conseils de Maurice Bellet pour tous ceux que prier intimide !

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Faisons de nos corps le temple du Saint Esprit, une maison de prière.

Désirer, désirer désespérément
désirer jusqu’à la douleur et la détresse
jusqu’au grand vide amer
désirer que ce soit autrement
désirer la fin des cruautés
des folies, de la bêtise, de l’abject,
désirer la gaieté, la lumière, la tendresse
avoir si faim, avoir si soif
du monde différent
et de soi-même différent.