Il n’y aura pas de Noël ?

Le Poème du Père Javier Leoz « IL N’Y AURA PAS DE NOËL ? Bien sûr que si ! » lui a valu un appel téléphonique du pape François le 7/11/2020 ! (Photo UP Paliseul – Noël 2017)

IL N’Y AURA PAS DE NOËL ? Bien sûr que si ! Plus silencieux et plus profond, plus semblable au premier dans lequel Jésus est né, dans la solitude. Sans beaucoup de lumières sur terre, mais avec celle de l’étoile de Bethléem, illuminant des chemins de vie dans son immensité. Sans parades royales colossales mais avec l’humilité de nous sentir des bergers et des jeunes à la recherche de la Vérité. Sans grandes messes et avec des absences amères, mais avec la présence d’un Dieu qui emplira tout.

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Le Covid-19 nous rappelle brutalement que la mort fait partie de nos vies

À force de vouloir protéger la vie, d’en extraire le moindre risque, on en est venu à nier son inéluctable finitude.

LE TOUR DES CIMETIÈRES : « Si apprendre à vivre, c’est apprendre à mourir » comme nous y invitait Montaigne, « cependant ni la mort, ni le soleil ne se regardent en face », a rappelé La Rochefoucauld, un autre moraliste. Autour de nous se creusent les rangs et nous expérimentons presque quotidiennement sa proximité. Nous savons aussi qu’elle offre à l’existence son surcroît d’élan et de fougue. Nous ressentons à quel point se fait poreuse la cloison qui sépare vivants et morts, nous percevons les échanges. (…) Aujourd’hui j’aime ce tour des cimetières ; je sens la jonction des morts et des vivants, la foule invisible doublant la cohorte visible. ✐ Colette NYS-MAZURE (Capture d’écran journal Dimanche 1/11/2020)

Beaucoup d’hommes et de femmes attentifs à la dimension spirituelle de l’existence disent et écrivent qu’à mesure que notre société devient plus matérialiste, la mort en est progressivement évincée. À côté des slogans et des publicités qui inondent nos vies sous les atours les plus séduisants, la beauté, la force, la jeunesse, la performance, il n’y a plus guère de place pour la mort ou si peu.

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Dans ma vie d’après Covid-19, je m’engage à…

Penser l’après. Témoignages de personnes connues ou moins connues, espoirs pour notre société à venir.

Y aura-t-il un avant et un après ? « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » (Gandhi). A côté du « Il faudrait que… », qu’en sera-t-il à notre niveau personnel ?

Colette Nys-Mazure, écrivaine

Cette crise sanitaire risque de creuser le fossé entre privilégiés (espace, nature, ressources culturelles et familiales) et non privilégiés (surpeuplement de lieux étriqués dans la promiscuité d’immeubles bruyants, sous la pression d’adolescents et d’enfants qui exigent beaucoup d’attention). Sans parler de la fascination des écrans.

Si nous y arrivons, elle peut contribuer à rétablir une hygiène de vie, qui risquait de disparaître dans la course quotidienne, la pub pour la consommation, le profit, la jouissance immédiate.

Je suis émerveillée par les initiatives qui surgissent de partout, en vue de la solidarité et de la créativité. La seule chose à faire est de tenter de vivre au mieux ce qu’il nous est donné de vivre, non pas tout seul mais en communion. Ces semaines nous invitent à l’entraide, alors qu’on se soucie trop peu de la situation des réfugiés, tellement plus menacés que nous.

Colette Nys-Mazure

Extrait du journal Dimanche 5 avril 2020 n° 14 – « Dans l’antre de la création. » page 13

Dans ma vie d’après Covid-19, je m’engage à…

Penser l’après. Témoignages de personnes connues ou moins connues, espoirs pour notre société à venir.

Y aura-t-il un avant et un après ? « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » (Gandhi). A côté du « Il faudrait que… », qu’en sera-t-il à notre niveau personnel ?

Gabriel Ringlet, prêtre, écrivain – Photo la Libre Belgique © Alexis Haulot

« Des chemins qui comptaient pour moi se renforcent au-delà de toute imagination. Cette compagne qu’est l’écriture, jamais je ne l’abandonnerai. La célébration est aussi mon obsession. Pendant la crise, j’ai été confronté à la souffrance du symbolique qui ne peut pas s’exprimer. Je ne mesurais pas à quel point la célébration est vitale. Et quel point s’en passer est un traumatisme fondamental. »

Gabriel Ringlet, prêtre, écrivain

Paru dans la Libre Belgique du 3 mai pages 41-42

Coronavirus, châtiment de Dieu ?

La Bible illustre toute une évolution dans la perception de Dieu et ses répercussions éthiques, jusqu’au Dieu des Béatitudes et de l’amour du prochain proclamé par le Christ.

Les prédicateurs de haine auront su tirer profit du coronavirus. Bien que minoritaires, ils ne sont pas isolés et répandent leur prêche sur YouTube ou les réseaux sociaux. Pour tel pasteur, le virus a d’abord châtié la Chine « à cause du communisme impie qui maltraite les chrétiens« . Pour tel imam, c’est la persécution des musulmans ouïgours par les Chinois qui justifie la « malédiction d’Allah”. Pour tel rabbin, le fléau est à attribuer aux homosexuels car « le Créateur de la nature se venge contre ceux qui sont contre nature« . Pour tel curé, Dieu réprime tous ceux qui vivent « dans le péché et la turpitude humaine ».

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