Quel pourrait être l’avenir de l’Église ?

 Pour régénérer l’Église – “Cherchez la femme”- inspirons-nous de dame nature : une monoculture épuise ses sols, là où la polyculture assure une fécondité durable.

« À chaque époque, une figure de croyant se dégage comme archétype du chrétien accompli. »
Photo de la Libre Belgique – ©Pexels

« Vivre c’est changer ; être parfait, c’est avoir changé souvent”, écrivit dans son Essai sur le développement de la doctrine chrétienne (1845) le futur saint John-Henry Newman, ajoutant que si “l’idée” du christianisme change, c’est “afin de rester fidèle à elle-même”. L’image qui l’inspirait, était celle du vivant. Ainsi, quelle différence entre l’enfant que j’étais et l’adulte que je suis devenu. Et pourtant, ce n’est qu’en changeant que je reste moi-même. Le jour où cela s’arrêtera, je serai mort. De manière identique, l’Église, s’est maintenue vivante, en se forgeant au cours des siècles un langage propre pour protéger et exprimer le Mystère révélé en Christ (les dogmes), en balisant et adaptant ses rites de célébrations du Salut (la liturgie), en proposant un agir chrétien fidèle à l’Évangile et adapté à l’époque (la morale).

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La crise sanitaire pousse les catholiques dans leurs derniers retranchements

Analyse Bosco d’Otreppe Vendredi soir, le Comité de concertation fut un véritable coup de massue pour l’Église. Sans dialogue préalable avec les représentants des différents cultes, le Comité a prolongé la suspension des célébrations publiques jusqu’au 15 janvier, effaçant de facto les messes de minuit de l’agenda des catholiques.

 « Nous devons nous demander si nous nous comportons comme des idéologues qui rentrent dans un combat d’idées ou bien comme des hommes de foi qui accueillent cette situation de crise comme une occasion de renouveler le témoignage de notre attachement, non pas à un rite, mais à une source infinie de joie et au Christ qui nous fait vivre. »

Vendredi soir, le Comité de concertation fut un véritable coup de massue pour l’Église. Sans dialogue préalable avec les représentants des différents cultes, le Comité a prolongé la suspension des célébrations publiques jusqu’au 15 janvier, effaçant de facto les messes de minuit de l’agenda des catholiques. Du jamais-vu. Même pendant les guerres.

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