Montrer le vrai visage de l’Église

L’action de l’Église dans le monde en faveur du bien commun est reconnue.

En l’absence de gouvernement fédéral et donc d’un accord politique-cadre, le Parlement ne reste pas inactif. C’est une bonne chose pour la démocratie. Mais, après les lois bioéthiques, un autre combat se prépare : celui du financement des cultes. Dans une récente édition du quotidien flamand Het Laatste Nieuws, Maurits Vande Reyde, député Open-Vld au Parlement flamand, a déclaré que ce financement coûte un demi-milliard d’euros par an à la Belgique. Et d’en conclure : « Le gouvernement a quelque chose de mieux à faire avec l’argent des contribuables » (Sic).

C’est là bien mal connaître l’action de l’Église. On remarquera au passage que c’est en général l’Église catholique qui est visée, mais, si suppression du financement il y a avait, tous les cultes et organisations philosophiques non confessionnelles – y compris la laïcité organisée – seraient concernés. Pour ne parler que de l’Église catholique, ses détracteurs mettent en avant la baisse de la pratique dominicale. C’est réducteur, parce que c’est faire fi de l’action concrète que mènent les pasteurs, clercs, animateurs paroissiaux et pastoraux, laïcs engagés et bénévoles auprès de nos compatriotes les plus fragiles, exclus ou mis au ban de la société.

L’Église est présente à leurs côtés, non pas par prosélytisme, mais pour apporter cette espérance que nous procure la Bonne Nouvelle. Imagine-t-on notre société privée de cela ? Certes, l’Église n’est pas la seule à se préoccuper des problèmes sociétaux difficiles, heureusement. Mais, quoi qu’en pensent ses opposants, elle en prend largement sa part. Et si dans notre monde sécularisé, elle apparaît aux yeux de certains comme « archaïque » ou relevant simplement de la sphère privée, il faut pouvoir leur rappeler l’action de l’Église universelle en faveur du bien commun.

Car, dans une société moderne, est-il permis que des gens soient encore à la rue ? Est-il normal que des associations doivent encore récolter de l’argent pour offrir des repas aux plus démunis ? Est-il logique que des personnes sans domicile fixe en arrivent à commettre des larcins pour se faire condamner à une peine de prison et ainsi passer l’hiver au chaud ?

Même si l’Église a connu en son sein des actes douloureux commis par certains de ses membres, c’est plus que jamais le moment d’en venir à un catholicisme affirmatif. Pas pour partir dans une quelconque « croisade », mais pour montrer le vrai visage de cette Église qui nous anime.

✐ Jean-Jacques DURRE

Éditorial du journal Dimanche de ce 15 décembre 2019.

Belgique: un rapport met en relief les transformations du catholicisme

Pour sa deuxième édition, le rapport annuel sur l’Église belge met en relief de profondes transformations dans l’Église catholique en Belgique, concernant notamment l’engagement des laïcs.

 

Dans ces nouvelles données recueillies en 2018, explique le rapporteur du document, Stéphane Nicolas, «on peut voir les signes d’un grand dynamisme qui contrebalance l’image d’une Église en déclin».
Un déclin global nuancé par le dynamisme de nouveaux engagements
Quatre éléments sont particulièrement intéressants à souligner. L’un concerne le rôle toujours plus important des laïcs : dans les diocèses belges, on compte au total 2038 laïcs nommés par les évêques pour des positions décisionnelles dans les paroisses, dans les services diocésains et dans les institutions d’assistance, contre 1940 prêtres. Cette tendance est destinée à s’accentuer dans le futur, explique le père Tommy Scholtes, porte-parole de l’épiscopat. Par ailleurs, de plus en plus de laïcs entreprennent des cours de formation à la pastorale : en 2018, l’Église belge comptait 297 laïcs en formation (hommes et femmes) pour 64 séminaristes et 36 aspirants diacres. Continuer à lire « Belgique: un rapport met en relief les transformations du catholicisme »

« Dieu », ce mot qui fait fuir…

Dieu, ce mot peut justifier le pire, mais aussi le meilleur. Mère Teresa, par exemple, en a fait le moteur de son action…

Aujourd’hui, le mot Dieu ferme bien des oreilles. Par contre, si je me mets à parler d’énergie intérieure, on commence à m’écouter.

« Le langage est source de malentendu. » C’est le renard du Petit Prince qui l’a dit. Il avait raison. Pour qu’une conversation s’emballe, un seul mot suffit parfois, car il a de multiples significations ! Prendre une feuille de papier et y jeter quelques termes qu’on lui associe permettra à chacun d’exprimer ce qu’il mettait sous ce vocable. On sera bien étonné.

Ainsi pour le mot Dieu. Il pose problème aujourd’hui au point qu’on n’ose plus l’employer. Il ferme bien des oreilles. Il renvoie trop à la religion, cette dernière étant, par un de ces simplismes historiques courants, l’objet d’un amalgame avec les Croisades ou autres dérapages. Le Gott mit uns est tristement célèbre et le In God we trust du dollar américain n’est pas moins ambigu. Ce mot peut donc sembler dangereux et peut justifier le pire, mais aussi le meilleur. Mère Teresa, par exemple, en a fait le moteur de son action.

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Pape François: la crèche permet de se souvenir du vrai sens de Noël

La crèche et le sapin de Noël de la Place Saint-Pierre ont été dévoilés ce jeudi 5 décembre, en présence de délégations venues du Trentin et de Vénétie, qui ont présenté des animations traditionnelles issues de leur folklore régional.

En fin de matinée, le Pape François, qui n’a pas participé à la cérémonie d’inauguration proprement dite, avait reçu ces délégations en audience privée pour les remercier..
«J’exprime ma profonde gratitude aux autorités civiles, qui ont soutenu le don de ces deux symboles religieux de Noël. Ils expriment l’affection des habitants des Provinces de Trente, Vicence et Trévise, en particulier de certaines localités situées dans les territoires des diocèses de Trente, Padoue et Vittorio Veneto», a initié le Souverain pontife, renouvelant ses encouragements à cette région, victime d’inondations destructrices l’année dernière, ayant conduit à la destruction de zones boisées entières.
«Ce sont des événements qui nous effraient, ce sont des signes avant-coureurs que la création nous envoie et qui nous demandent de prendre immédiatement des décisions efficaces pour la protection de notre foyer commun», a affirmé François à ce sujet.

L’épicéa, espoir pour les forêts
Abordant la cérémonie d’illumination du sapin de Noël place Saint-Pierre de Rome, le Pape a loué combien l’arbre et la crèche sont admirés des pèlerins. «L’épicéa que vous vouliez donner représente un signe d’espoir surtout pour vos forêts, afin qu’elles puissent être nettoyées le plus tôt possible et ainsi commencer le travail de reboisement», a ajouté le Saint-Père, avant d’évoquer la crèche, presque entièrement de bois.

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Lecture aimante et priante de la Parole

Détails pratiques de la prochaine lecture aimante et priante de la Parole de Dieu, LECTIO DIVINA.

Lecture aimante et priante de la Parole

« Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu’il aime. Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu’il médite », a écrit avec justesse et délicatesse saint Grégoire de Nysse, théologien mystique et père de l’Église décédé en 394.

  • Fréquence : une fois par mois
  • Jour : le  1er vendredi du mois
  • La lecture priée ensemble : l’évangile du dimanche suivant
  • Prochaine réunion : ce vendredi 6 décembre à 18h30
  • Local : au presbytère de l’abbé Thomas Kania !

Que vous soyez habitué de la Lectio, novice ou tout simplement curieux, soyez les bienvenus !

Support écrit pour ce 6 décembre 2019 :    lectio décembre 2019