Ce fut un soulagement d’apprendre, le vendredi 23 dans la journée, que la cérémonie pourrait avoir lieu ! L’incertitude, liée à la crise sanitaire, s’était manifestée toute la semaine et avait créer de l’inquiétude tant chez les enfants et leurs parents que du côté des catéchistes. La question était sur toutes les lèvres : “Les premières communions auraient-elles lieu ?”
Un communiqué vient d’être envoyé aux prêtres, diacres, assistants paroissiaux mais aussi aux présidents de fabrique d’église afin de les informer des répercussions, sur le culte, des dernières décisions dans la lutte contre le coronavirus. Voici ce communiqué.
A partir de ce LUNDI 2 novembre (0h00) et jusqu’au dimanche 13 décembre inclus, plus aucune célébration religieuse publique n’est permise. (Capture d’écran journal Dimanche)
Etant donné les circonstances actuelles, et afin de préserver chacune et chacun, Monsieur l’Abbé WILLEMET a pris la décision de supprimer les offices des 31 octobre, et 01 et 02 novembre, pour les paroisses de Carlsbourg et Merny.
Pour les paroisses de Paliseul, Opont, Framont et Our, quelques modifications sont à prévoir, vu l’indisponibilité du Père Thomas KANIA, actuellement en convalescence.
À force de vouloir protéger la vie, d’en extraire le moindre risque, on en est venu à nier son inéluctable finitude.
LE TOUR DES CIMETIÈRES : « Si apprendre à vivre, c’est apprendre à mourir » comme nous y invitait Montaigne, « cependant ni la mort, ni le soleil ne se regardent en face », a rappelé La Rochefoucauld, un autre moraliste. Autour de nous se creusent les rangs et nous expérimentons presque quotidiennement sa proximité. Nous savons aussi qu’elle offre à l’existence son surcroît d’élan et de fougue. Nous ressentons à quel point se fait poreuse la cloison qui sépare vivants et morts, nous percevons les échanges. (…) Aujourd’hui j’aime ce tour des cimetières ; je sens la jonction des morts et des vivants, la foule invisible doublant la cohorte visible. ✐ Colette NYS-MAZURE (Capture d’écran journal Dimanche 1/11/2020)
Beaucoup d’hommes et de femmes attentifs à la dimension spirituelle de l’existence disent et écrivent qu’à mesure que notre société devient plus matérialiste, la mort en est progressivement évincée. À côté des slogans et des publicités qui inondent nos vies sous les atours les plus séduisants, la beauté, la force, la jeunesse, la performance, il n’y a plus guère de place pour la mort ou si peu.
Commentaire de l’Évangile de ce 30éme dimanche : « Quel est le plus grand commandement ? » (Matthieu 22, 34-40)
Notre curé, THOMAS KANIA, a été hospitalisé cette semaine suite à une contamination au Covid. Mais son état général s’améliore ! Nous le confions à vos prières. Prions aussi pour toutes les personnes atteintes de la Covid-19 et leur famille. Que l’Esprit Saint leur donne constance et assurance dans l’épreuve.
Il faut du courage pour regarder le journal télévisé. En effet, les images venant du monde entier sont parfois difficiles à supporter : les effets désastreux de la mousson, les dégâts occasionnés par les ouragans, le meurtre de l’innocent, la faim en recrudescence dans le monde, ce maudit Covid-19 et j’en passe. Un tel bilan pourrait mettre en difficulté notre espérance. Pourtant, des élans de solidarité se manifestent de tous côtés. La pandémie les a admirablement révélés. Alors que le ‘chacun pour soi’ semblait régner définitivement, des petites mains se sont mises à l’ouvrage pour apporter secours et réconfort à ceux qui en avaient besoin. Par ailleurs, nous ne pouvons que nous réjouir de l’attribution récente du prix Nobel de la paix au Programme Alimentaire Mondial. Un tel engagement ne peut susciter en nous que joie et action de grâce. Derrière cela, nous entendons résonner la parole de l’Évangile : « Tu aimeras tonprochain comme toi-même. »