De quelle Église rêvons-nous ?

Le confinement social, dont il nous faut sortir, nous amène à réfléchir sur d’autres formes de « sorties » devenues essentielles. De quelle Eglise rêvons-nous ? Témoignage d’Enzo Bianchi, fondateur de la communauté œcuménique de Bose (Italie) en 1968 qui réunit une quarantaine de Frères et autant de Sœurs.

L’Église ne s’impose pas, mais elle propose. Non pas pour qu’on la voie, mais pour indiquer Jésus-Christ. © Photo Wikipédia
 

Au début du IIe siècle, Ignace d’Antioche écrivait qu’« il est nécessaire de se montrer chrétien et non seulement de dire qu’on l’est ». Ces paroles exigent des chrétiens une cohérence entre leur foi et leur vie ; mais elles suggèrent aussi que les chrétiens, parmi les hommes, doivent avoir une visibilité. Cette visibilité individuelle et collective, c’est-à-dire communautaire, ecclésiale, est nécessaire parce que la foi ne peut rester reléguée dans l’intimité ; le fait d’être visible est la première condition pour transmettre la bonne nouvelle. Dès le commencement du christianisme, les petites communautés chrétiennes, minoritaires parmi les païens, étaient des minorités créatives, capables d’éloquence, malgré la situation d’hostilité et de persécution des premiers siècles.

Mais veillons à ne pas confondre la visibilité avec une exhibition programmée : il ne s’agit pas de se faire voir à tout prix. Être visible, c’est plus simplement renoncer à la tentation de fuir les hommes, éviter de vouloir « se cacher ». Les chrétiens ne peuvent oublier les mots de Jésus : « Vous êtes la lumière du monde. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau » (Mt 5,14-15). Jésus exige des disciples une présence visible et un témoignage transparent de leur différence par rapport au monde. Mais cela n’autorise en aucun cas à attendre d’être admiré des hommes : « Gardez-vous de pratiquer votre religion devant les hommes pour attirer leurs regards » (Mt 6,1)…

Continuer à lire « De quelle Église rêvons-nous ? »

Dimanche de la miséricorde

Icône de la résurrection du Christ

Pourquoi fêtons-nous la miséricorde le deuxième dimanche après Pâques ? Parce que le Seigneur nous l’a demandé ! Il apparut à Sœur Faustine et lui indiqua comment les fidèles devaient accueillir la miséricorde. Sainte Faustine s’inscrit dans la redécouverte spirituelle d’un Dieu plein d’amour.

Vidéo : Sœur Faustine, apôtre de la miséricorde – Une vidéo de « Dimanche dans la ville »

Continuer à lire « Dimanche de la miséricorde »

Prendre un rameau à la maison

PRIÈRE

Prendre un rameau est une invitation adressée

au Christ : »Viens, Tu peux franchir les portes

de la ville. Ce que Tu dis et ce que Tu fais, je le mets

dans ma vie, car je crois que Tu es Dieu venu m’inviter

à être heureux ».

Prendre un rameau, c’est prendre la décision de sortir à la

suite de Jésus…

C’est une démarche libre, c’est un geste de croyant, un choix.

Venir chercher un rameau, le prendre, le tenir en main et

le garder bien en vue à la maison, c’est décider d’ouvrir la

porte à l’Évangile et d’accueillir Dieu par des gestes concrets

à l’égard de nos frères chaque jour.

Ainsi soit-il.

✐ Père Charles SINGER

Pâques, passage de poète : merci Philippe Jaccottet

Pâques est la plus grande fête chrétienne, la plus mystérieuse aussi. Noël nous touche par son humanité. Pâques nous trouble par son immensité. La mort et la vie se côtoient, elles ne font qu’un. Oui, nous le savons, la nature renaît au printemps, le cycle des saisons est un éternel recommencement. Mais comment saisir, alors que nous nous savons mortels, cette folle espérance symbolisée par la résurrection du Christ ?

Philippe Jaccottet nous a quittés le 24 février 2021. Reconnu universellement, ce grand poète suisse a vu ses œuvres publiées, de son vivant, dans la prestigieuse « Bibliothèque de la Pléiade ». En cette période de Pâques, écoutons-le nous parler de la nature et nous ouvrir à la lumière. Illustration : © Pixabay

Renvoyés à nous-mêmes

Le tombeau vide est peut-être l’image la plus forte de la Pâque chrétienne. Et, comme l’année passée, elle résonne au plus profond de nous. Nos églises sont certes un peu moins vides qu’en 2020… mais si peu. Nous sommes renvoyés à nous-mêmes, dans l’intime de nos peurs et de nos confiances. Aucun raisonnement ne nous comblera. Alors, si nous écoutions les poètes, eux qui saisissent l’insaisissable et nous guident pas à pas, mot à mot.

Philippe Jaccottet nous a quittés le 24 février 2021. Reconnu universellement, ce grand poète a vu ses Oeuvres publiées, de son vivant, dans la prestigieuse « Bibliothèque de la Pléiade ». Il ne se disait pas croyant mais, toute sa vie, il s’est questionné sur le sens de l’existence. La poésie était, pour lui, le moyen d’atteindre l’essentiel (si ce mot banalisé signifie encore quelque chose aujourd’hui). Comment ? En observant la nature, les fleurs, les plantes qui, dans leur humilité, nous ouvrent à la lumière. Écoutons-le, il nous parle !

Continuer à lire « Pâques, passage de poète : merci Philippe Jaccottet »

Vers Pâques

Le Triduum pascal est une période de trois jours pendant laquelle l’Église célèbre la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus qui s’étend de la messe du Jeudi saint au dimanche de Pâques.

Voici les liens pour participer (de loin) aux moments forts de la liturgie à l’abbaye d’ORVAL de cette semaine pascale :

Jeudi Saint, 19h00

Vendredi Saint, 16h00

Nuit pascale 05h00

Pâques 10h00

Ci-joint une œuvre de Fernande Dury.

Pour ses disciples, pour ses amis, pour sa famille, la mort de Jésus c’est la mort d’un frère, d’un fils. Ils vont le pleurer comme nous pleurons ceux qui nous quittent et que nous ne reverrons plus.

Mais dans la foi chrétienne, il y a l’espérance de revoir ceux que nous avons aimés.

En attendant, nous allons vivre 3 jours bouleversants avec les célébrations de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Christ.

Pour nourrir votre méditation durant ces 3 jours saints, quelques belles vidéos du site VODEUS.

Jeudi saint : office de la Cène

Jésus. Les traits d’une Parole : La séparation