Pointure de l’altruisme, l’incroyable père Pedro. Il récolte des fonds pour la ville qu’il a fondée à Madagascar. Étonnant de détermination.
Ce lundi soir, le père Pedro était à Arlon. Le missionnaire argentin d’origine slovène est venu en l’église Saint-Martin d’Arlon.
Parti de rien, il a transformé une décharge et une carrière en véritable cité proprette. Avec dispensaire et école secondaire. Fierté dans sa voix, quand il évoque la création d’une université. Le religieux catholique lazariste a fondé Akamasoa. « Les Amis sincères », une appellation à l’image de l’homme. Depuis, plus de 500.000 personnes démunies ont bénéficié de son aide. Akamasoa, c’est 3.000 maisons, une trentaine d’écoles neuves.
Photo L’Avenir du Luxembourg
Père Pedro, vous êtes à Arlon, vous avez 74 ans, ce qui fait votre force ?
L’Évangile, la force d’un homme révolutionnaire qui était Jésus, qui a donné sa vie pour les pauvres. On l’a tellement édulcoré, on l’a enfermé dans une église. J’essaie de l’imiter, c’est tout !
Ce que vous avez créé ?
Une ville de l’amitié, de l’espérance qui fait 25.000 habitants, une oasis d’espérance. Et on peut en créer partout, il faut avoir de la conviction, de la volonté et de la persévérance. 50 ans qu’on combat. Je lutte au milieu d’un peuple qui m’a fait confiance et en qui, je fais confiance.
VATICAN – Le Pape entend participer à la résolution du conflit, mais son positionnement est souvent critiqué.
A Rome, le Pape est au centre de critiques pour ne pas avoir suffisamment condamné Vladimir Poutine. Alors qu’il cherche les voix du dialogue, est-il trop ambigu, comme certains l’affirment ? Spécialiste du Vatican et du Kremlin, de passage à Bruxelles pour une conférence organisée par KTO Belgique, le journaliste et essayiste français Bernard Lecomte revient sur la position du Pape François.
Les Russes ont la ferme volonté de réintégrer l’Ukraine, dans la « sainte Russie » affirme Bernard Lecomte. Photo : Anne-Elisabeth Nève.
A quoi assistons-nous ? A un conflit politique, à une guerre civilisationnelle sur fond religieux ?
Derrière l’invasion médiévale de Poutine se cache notamment un clivage multiséculaire entre deux blocs chrétiens. Si vous reprenez l’histoire, vous découvrez « la première Rome », celle de la péninsule italienne, capitale de la chrétienté, menacée par les barbares au 4ème siècle et qui laisse place à Constantinople, la « deuxième Rome », finalement conquise par les Ottomans. C’est dès le 16ème siècle que Moscou se nomme la « troisième Rome », et se construit en opposition aux deux premières. Aujourd’hui, lorsqu’on entend Poutine vilipender l’Occident considéré comme dégénéré, c’est cet Occident issu de Rome et de Constantinople qu’il critique.
C’est donc le combat de la « troisième Rome » contre les deux premières qui ressurgit aujourd’hui ?
Il y a de cela. En Ukraine, la « première Rome » est incarnée par les catholiques byzantins de l’ouest, appelés les uniates, et de la « deuxième Rome » par les orthodoxes ukrainiens indépendants et relevant du patriarcat de Constantinople. De plus, sans tomber dans les généralités, notons qu’entre les valeurs occidentales qui promeuvent la liberté de l’individu et le respect de la personne et les valeurs russes qui proposent comme vertu l’obéissance, la force, la nation et le collectif, nous sommes face à un choc entre différentes valeurs civilisationnelles.
Pour régénérer l’Église – “Cherchez la femme”- inspirons-nous de dame nature : une monoculture épuise ses sols, là où la polyculture assure une fécondité durable.
« Vivre c’est changer ; être parfait, c’est avoir changé souvent”, écrivit dans son Essai sur le développement de la doctrine chrétienne (1845) le futur saint John-Henry Newman, ajoutant que si “l’idée” du christianisme change, c’est “afin de rester fidèle à elle-même”. L’image qui l’inspirait, était celle du vivant. Ainsi, quelle différence entre l’enfant que j’étais et l’adulte que je suis devenu. Et pourtant, ce n’est qu’en changeant que je reste moi-même. Le jour où cela s’arrêtera, je serai mort. De manière identique, l’Église, s’est maintenue vivante, en se forgeant au cours des siècles un langage propre pour protéger et exprimer le Mystère révélé en Christ (les dogmes), en balisant et adaptant ses rites de célébrations du Salut (la liturgie), en proposant un agir chrétien fidèle à l’Évangile et adapté à l’époque (la morale).
Une nouvelle technique de datation par des rayons X révèle que le linceul daterait bien de 2 000 ans. Et alors ?
Le linceul de Turin, ce drap de lin qui aurait recouvert le corps du Christ après sa crucifixion, est l’objet d’intenses et acharnés débats depuis des décennies. Certains s’y opposent au nom de la science, et d’autres y verraient volontiers une preuve de la résurrection.
« La foi est une simple confiance en Dieu. Elle ne nous offre pas de réponses toutes faites, mais nous donne de ne pas être paralysés par la peur ou le découragement. Elle nous engage, nous met en route. Par elle, nous saisissons que l’Évangile élargit un horizon d’espérance au-delà de toute espérance… » Frère Aloïs de Taizé
Une nouvelle technique de datation par des rayons X, vient-on d’apprendre ce 11 avril 2022, révèle que le linceul daterait bien de 2000 ans. Voilà qui contrarie les résultats de la datation précédente, au carbone 14, qui concluait qu’il n’avait que sept siècles et était donc une construction médiévale. La récente mesure enlève des arguments à ceux qui recherchent, au nom de la science, des supercheries dans la religion. Il ne serait pas absurde d’y croire, il peut être raisonnable d’y apporter crédit.
Avec ce linceul, aurait-on enfin la preuve de la résurrection ? Modérons nos transports. Ce qui me réjouit, ce n’est pas d’avoir un argument de plus en faveur de la résurrection, mais une objection de moins à propos du linceul. Même si la récente technique semble plus fiable que la précédente et arrive à des conclusions plus conformes à cette croyance, la recherche n’est pas achevée. Il faut continuer l’examen. La science arrive rarement à des réponses définitives.
Heureusement, la méthode aux rayons X, beaucoup moins destructive (un morceau de lin de 0,5 mm sur 1 mm a suffi), peut être répétée plusieurs fois. D’autres mesures sur le même échantillon pourront être confiées à d’autres laboratoires en vue d’une confirmation. De plus, d’autres mystères entourent encore le fameux linceul, et heureusement. J’aime les mystères qui demeurent. Ils me gardent de la tentation de toute-puissance.
Monsieur l’abbé Emile Borcy a œuvré et rendu de nombreux services au sein de notre Unité Pastorale Paliseul Saint-Joseph.
Cet article paru dans l’Avenir du Luxembourg, le 29 avril dernier et sous la plume d’Etienne Wanlin, se veutle témoignage de notre reconnaissance et de notre amitié à son égard.
L’abbé Émile Borcy
Au service des autres et de l’Eglise.
Après 64 ans de sacerdoce, l’abbé Emile Borcy nous a quitté à l’âge de 88 ans. Ses funérailles ont eu lieu ce jeudi matin.
Né à Bougnimont le 7 septembre, Emile Borcy a été ordonné prêtre le 27 juillet 1958. Il débutera sa carrière comme professeur. On le retrouvera ensuite successivement comme chapelain à Recogne et Merny, administrateur à Straimont, curé à Offagne, Assenois et Nollevaux. Arrivé à Offagne en 1982, il y occupera le presbytère jusqu’à son départ vers le home Saint-Charles de Bertrix le 2 octobre 2019. Il est décédé ce lundi 25 avril à l’âge de 88 ans.
Un dernier hommage lui a été rendu ce jeudi matin en l’église d’Offagne lors de la cérémonie des funérailles présidée par l’abbé Philippe Leblanc, entourés par une quinzaine de confrères.
Les différents intervenants (Fernande Bihain, Marie-Claire François et l’abbé Pierre Godfroid) ont rappelé qui était l’abbé Emile Borcy et ce qu’il a fait dans sa vie.
Aumônier de l’Action Catholique Rurale Féminine (ACRF), l’abbé Borcy a très vite compris l’impact des femmes dans la société, dans la vie de nos villages et dans l’Eglise. Lors des réunions de l’ACRF, il restait à l’écoute, respectueux de l’autonomie du groupe.
Proche des gens, l’abbé Borcy était souvent présent aux différentes manifestations organisées dans le village (kermesses, goûters des aînés, excursions, animations à la plaine de jeux, etc). Parmi ses nombreux hobbies, on retiendra surtout le jardinage, l’élevage de lapins, la photographie et la musique. Dans l’esprit d’ouverture de Vatican II, il a actualisé la catéchèse pour les jeunes adolescents, a suivi ou animé de nombreuses formations. Disponible et enthousiaste, il accompagnait souvent les retraites préparatoires à la communion ou à la confirmation.
Soucieux de vouloir aider les personnes les plus précarisées, il participait à toutes les réunions et aux activités organisées lors des campagnes de « Vivre ensemble » et « Entraide et Fraternité ».
Au cours de sa prédication, l’abbé Tomasz Kania, doyen de Bertrix, a tenu à saluer cet homme de paix, ce serviteur du Christ avec qui il a encore célébré une messe vendredi passé. Durant cette messe, comme les autres résidents du home, l’abbé Emile Borcy a reçu le sacrement des malades. « Avec foi, tu as présenté tes mains pour recevoir le signe visible de l’onction qui t’a donné des grâces invisibles. Ce geste de tes mains tendues me fait penser à toutes les célébrations que tu as effectuées au cours de ta vie sacerdotale, me fait penser à toutes les bénédictions que tu as données, et enfin tu as déposé tes mains dans les mains du Seigneur ».