Retraite 2018

Plus d’une trentaine d’enfants ont participé à la retraite à Habay les 3 et 4 avril derniers. Au menu : discussions, échanges avec les catéchistes, bricolages, répétitions des chants en vue de la prochaine confirmation, promenades et détente.

La retraite s’est terminée par la messe de profession de foi avec les parents venus nombreux à cette célébration.

Un peu d’humour…

– Je suis incroyant, dit fièrement l’homme à un rabbin.

– Ah bon, fit le rabbin intéressé. Avez-vous lu le prophète Ezéchiel ?

– Non, fit l’homme.

– Mais au moins vous avez lu les psaumes ?

– Euh…non, concède notre mécréant.

– Sans doute alors avez-vous lu la Torah ?

– Mais non, dit l’homme agacé.

– Ah, s’écria le rabbin, alors vous n’êtes pas incroyant, vous êtes simplement ignorant !

 

 

Homélie du jour de Pâques pour notre Unité pastorale

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn, 20, 1 – 9)

– Après la dernière Cène et ce geste de « serviteur » (Jn, 13,1–21), c’est la longue nuit pour Jésus, suivie pour lui de l’inconnu : il est abandonné des siens, trahi, renié, jugé, condamné, mis à mort ; il crie son désarroi à son Père, sa détresse et sa souffrance « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » (Mt, 27,46 b),  mais il fait  confiance : « Entre entre tes mains, je remets mon esprit » (Luc, 23, 45).

C’est la nuit de ceux qui souffrent : ceux qui sont en guerre, ceux qui sont écrasés par les dictateurs, ceux qui sont privés injustement de liberté, ceux qui sont victimes d’un libéralisme débridé, ceux qui sont bafoués dans leur dignité.

C’est notre nuit quand nous sommes complices d’injustice, de racisme, d’indifférence.

– Mais voilà que des témoins nous disent que Dieu a ouvert une brèche, que Dieu a créé un chemin d’espérance. Il a fait la Pâque, le passage : Jésus est Vivant : la nuit n’est pas définitive. Il y a vie, un VIVANT.

C’est cette vie que nous proclamons quand nous disons que le Christ est ressuscité. Dire la résurrection, c’est établir de nouvelles relations avec les autres, ajuster sa vie sur l’Évangile, faire tout jusqu’à donner sa vie pour l’homme debout, croire en Dieu dont l’amour est à ce point qu’Il veut l’homme vivant.

– Et nous, nous annonçons la Résurrection quand nous pardonnons, accueillons,  luttons contre la violence, contre les injustices, quand nous  aimons l’autre dans sa différence.

Alors  nous ressuscitons parce que nous passons de nous-mêmes aux autres, à Dieu. Cette pâque, ce passage, il peut nous être quotidien.

Abbé Michel Vincent

Le mystère plutôt que le merveilleux

Les évangiles évoquent la Résurrection du Christ par des histoires diverses. Ont-elles été inventées ? Je ne crois pas.

Une chronique parue sur le blog d’Eric de Beukelaer.

Il y a peu, je participais à un débat faisant suite au film « L’Apparition » de Xavier Giannoli. Cette fiction a pour thème les apparitions mariales. Y est, entre autres, illustrée l’extrême prudence de la hiérarchie catholique face à de tels événements : « Nous préférerons ne pas reconnaître une véritable apparition, plutôt que de risquer d’accréditer une imposture », explique un ecclésiastique du Vatican au personnage central du film, incarné par Vincent Lindon.

Pareille retenue n’est pas toujours comprise. Et ce, jusque dans la salle de cinéma : « Vous n’aidez pas à construire la foi et semez plutôt le doute », me fut-il objecté. Vraiment ? J’aime me rendre à Lourdes, Banneux, ou tout autre lieu marial. Et je n’ai guère de difficulté à admettre l’authenticité des apparitions. Jamais, cependant, je ne considérerai que ceci fonde ma foi. L’Église laisse d’ailleurs les fidèles libres de croire ou non en leur caractère surnaturel. Si les apparitions nourrissent la ferveur, elles ne se veulent pas une preuve. Pourquoi ? La foi chrétienne est une adhésion du cœur et de l’intelligence au Mystère ultime et fondateur – nommé « Dieu » – qui a pris visage en Jésus de Nazareth.

Le mot « Mystère », dans la tradition théologique, n’a pas le même sens que dans le langage courant. Quand l’homme de la rue dit : « C’est mystérieux », il souligne qu’il n’y a pas grand-chose à comprendre. Le chrétien – lui – désigne par « Mystère », ce qui est infini et qu’il n’a, dès lors, jamais fini de découvrir. L’éducation reçue, le témoignage des saints, les rencontres, la réflexion, l’expérience intérieure, la vie spirituelle… Tout cela contribue à ce que – sous le souffle d’En-Haut – certains adhèrent au Mystère et professent : « Je crois. »

La foi est donc un acte de confiance, étranger au domaine du mesurable et du tangible. D’où la tentation de se guérir des doutes, par une fébrile recherche de phénomènes « merveilleux », en guise de preuve. Il s’agit là d’un piège pour la croissance spirituelle. Partons du cœur de la foi chrétienne, soit la résurrection du Christ.

Dans les 4 évangiles, les récits de la passion de Jésus se recoupent. Nous nous trouvons ici face à un événement historique, au sens classique du terme. Il en va de même pour la découverte du tombeau vide au matin de Pâques. Les 4 évangiles évoquent, par contre, la rencontre avec le Ressuscité par des histoires bien diverses. Un indice qu’elles ont été inventées et qu’il ne s’agirait que de paraboles censées exprimer que Jésus continue « à vivre dans le cœur de ses disciples » ? Je ne crois pas.

Si les chrétiens avaient imaginé ces récits, ils auraient veillé à les faire davantage coïncider. Et puis, surtout – le narratif diverge, mais l’expérience spirituelle converge. D’abord, les disciples ne reconnaissent pas le Christ et puis leurs yeux s’ouvrent. Il est là, mais bientôt leur échappe. Eux étaient abattus et soudain se redressent. Tous témoignent qu’ils ont fait l’expérience d’un « Plus-que-Vivant », ayant traversé la mort. Pour en parler, les mots manquent, mais cette rencontre « depuis l’autre Rive », les a réveillés et rendus intrépides.

Écoutons saint Paul, décrivant sa conversion : « Je connais un homme en Christ, qui, il y a 14 ans – si c’était dans le corps, je ne sais pas, si c’était hors du corps, je ne sais pas, Dieu le sait – un tel homme qui a été enlevé jusqu’au troisième ciel. Et je connais un tel homme – si c’était dans le corps, si c’était hors du corps, je ne sais pas, Dieu le sait – qui a été enlevé dans le paradis et a entendu des paroles inexprimables qu’il n’est pas permis à l’homme de prononcer. » (2 Cor., 12, 2-4) L’apôtre n’apporte pas de preuves. Il n’évoque aucun phénomène merveilleux. Paul témoigne de son expérience du Mystère d’amour. Une rencontre de feu qui le transfigura. Et l’éveilla à la liberté de l’Esprit.


Blog d’Eric de Beukelaer

Chemins de prière : OUVRIR LA SAINTE ÉCRITURE

Être chrétien, c’est croire que Dieu parle de multiples façons. La réponse, c’est la prière, mais ce n’est pas facile tous les jours. Voici les conseils de Maurice Bellet pour tous ceux que prier intimide !

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Faisons de nos corps le temple du Saint Esprit, une maison de prière.

Ouvrir la Sainte Écriture
et ça y est !
Ce n’est pas un livre, ce n’est pas le Livre,
c’est le lieu de la Parole qui s’entend par-delà les mots
rêve sans rêve en marge du texte en son milieu
résonance à travers toutes les épaisseurs de la vie
fontaine dont la source est invisible
pensées, images, paroles
mouvements sobres du coeur
la Lettre est nécessaire
l’esprit va
car le sens de l’Écriture, c’est la vie sauve.

JOYEUSES FÊTES DE PÂQUES REMPLIES D’AMOUR ET DE JOIE !