Les croyants ont beau s’éloigner en masse de la messe dominicale, beaucoup de baptisés continuent d’honorer la Vierge. Ils sentent d’instinct qu’elle chemine avec l’humanité en partageant ses petites joies et grandes misères.

Vierge Marie présente dans l’église de Poupehan.
Le 15 août, les catholiques du monde entier se rassemblent pour prier Notre-Dame. Derrière les ors du folklore, se dévoile une authentique ferveur religieuse, enracinée dans une foi profonde à contre-courant de la sécularisation dominante. Le peuple de Dieu a beau s’éloigner en masse de l’Eucharistie dominicale, beaucoup de baptisés continuent d’honorer la Vierge. Ils sentent d’instinct que celle dont le “oui immaculé” offrit au Verbe (à Dieu NdlR) d’entrer dans notre chair, chemine avec l’humanité en partageant ses petites joies et grandes misères ; que celle qui mit au monde le Sauveur, veille sur chacun avec un cœur maternel.
Ceci nous dévoile peut-être la raison des apparitions mariales, qui semblent des piqûres de rappel, invitant les ouvriers fatigués de l’Église, à ne pas se décourager et déserter la mission de témoigner du Christ. Une constante de chaque manifestation de la Vierge – que ce soit à Guadeloupe, Lourdes, Fatima, Beauraing ou encore Banneux – c’est l’appel incessant à la prière : “Aimez mon Fils… Je voudrais que l’on construise une petite chapelle… Priez beaucoup… ” Je confesse avoir longtemps été quelque peu dérangé – voire agacé – par la banalité de ce genre de message. Bien entendu, on ne s’attend pas à ce que Notre-Dame lance : “Buvez un petit verre de rosé à ma santé”, mais – tout de même – n’avait-elle rien de plus original à nous communiquer ? Ce n’est qu’en avançant en âge… et peut-être même en sagesse, que la dimension essentielle du message marial m’apparut : si nous ne demeurons pas perpétuellement en prière, l’esprit du monde – l’esprit du prince de ce monde – s’empare de notre âme. Et ce, que nous soyons chrétiens fervents ou non ; catholiques pratiquants ou peu ; vivants notre baptême comme prêtre, religieux ou laïc…
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