« Trois fois Saint » – Sainte Trinité

« De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ». (Matthieu 28, 16-20)

Le dimanche qui suit la Pentecôte est toujours consacré à la Sainte Trinité. © copie d’écran Pixabay

La Trinité n’est pas un problème de mathématiques. Pourtant, comme l’amour ne s’additionne pas, mais se multiplie – ne dit-on pas le « Dieu trois fois Saint » ? – chacun peut vérifier que 1 X 1 X 1, cela fait toujours 1. La Trinité : 3 Personnes divines en un seul Dieu.

Bien plus qu’un problème de mathématique, la Trinité est Mystère d’amour. Le peu que la révélation chrétienne nous ait donné de percevoir de l’infinité de Dieu, est que celui-ci est une éternelle Relation de Don : entre le Père qui est Source de tout Don, le Fils à Qui le Don est destiné et qui le rend au Père dans l’unité de l’Esprit – qui est Don.  

La Bible nous enseigne que l’homme est créé à l’image de Dieu. Voilà pourquoi nous sommes des êtres relationnels et voilà pourquoi seul le Don de nous-mêmes nous fait rejoindre notre vérité profonde. Devenir disciple du Christ et vivre son baptême, c’est dans l’Esprit s’unir au don du Fils pour devenir enfant du Père.               

Extrait du blog de l’abbé Eric de Beukelaer

Les politiciens face à l’enjeu spirituel

Le croyant est persuadé que l’adulte advient en s’appropriant le meilleur de l’enfance : la capacité d’émerveillement et de confiance. « Je te bénis, Père, ce que tu as caché aux sages et aux intelligents, tu le révèles aux enfants. » (Matthieu 11, 25)

Faut-il qu’ils ne reconnaissent pas à la spiritualité et l’exercice des cultes une dimension « essentielle » ?

Condamné par la maladie, un politicien de souche chrétienne me confia que sa carrière l’avait éloigné de la spiritualité. Histoire tragiquement banale. La tyrannie de l’urgence, le tourbillon du pouvoir et l’ivresse médiatique distraient d’un chemin d’intériorité. Face aux questions de fond, nombre de politiques maquillent leur vide par des lieux communs. Faut-il, dès lors, s’étonner qu’en confinement, ils ne reconnaissent – pas plus qu’à la culture – à la spiritualité et l’exercice des cultes, une dimension proprement « essentielle » à la santé mentale d’une société ?

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Pour une saine biodiversité dans l’Église…

Les divergences font partie de l’existence et de la dynamique chrétienne. Les seuls endroits immunisés de conflits… sont les univers totalitaires et les cimetières.

« Certains baptisés fréquentent l’Église, en effet, plutôt attirés par le message du Christ accueilli au moyen de leur intelligence, d’autres par le culte et la dévotion vécus avec leurs émotions, et d’autres encore par les structures nées de l’humain besoin d’organisation. Chacun a alors tendance à ne vivre sa foi qu’à travers son prisme, ce qui tronque l’Évangile. »

« Je ne saisis pas bien ton option ecclésiale », me lança un jour un confrère prêtre. J’étais à l’époque curé-doyen de Liège-centre et il me fit remarquer que je m’étais entouré d’une équipe pastorale, dont les membres avaient des profils théologiques bien divergents. «  C’est bien là que se situe mon ‘option ecclésiale’ « , lui ai-je répondu avec un petit sourire. La volonté de ne pas uniquement collaborer avec des personnes qui « pensent comme moi «  n’est pas nouvelle. À l’époque où j’étais responsable de séminaire, j’invitais une semaine Mgr Léonard et une autre l’abbé Ringlet, une semaine un prêtre de l’Opus Dei et une autre un théologien de la libération.

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Les sentinelles de la crèche

« Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » (Marc 13, 33-37)

« En avant ! L’aventure. L’Avent. On peut jouer avec ce mot selon le ‘a’ ou le ‘e’, la minuscule ou la majuscule… Pour nous qui tentons de croire jour après jour, ces semaines de l’Avent tendues vers Noël, prennent une signification particulière, un élan, un allant. » Propos tenus par Colette Nys-Mazure dans le journal Dimanche de ce 29 novembre 2020. (Photo : capture du journal Dimanche)

Avec le temps de l’Avent, s’ouvre une nouvelle année liturgique : nous quittons l’année durant laquelle l’Évangile selon Saint Matthieu fut lu chaque dimanche à l’église et entrons dans l’année consacrée à Saint Marc. Plus immédiatement, l’Avent est le temps de quatre semaines qui nous prépare à la Nativité.

Alors que la pandémie ouvre sur un Noël confiné, l’Église propose plus que jamais de préparer nos cœurs à la venue de l’Enfant de la crèche. Ce serait dommage qu’arrivé la nuit de Noël, nous nous disions soudainement – comme surpris : « déjà Noël ! »

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Dimanche du Christ-Roi

« Chaque fois que vous l’avez fait à un de ces petits qui sont mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 31-46)

La magnifique et bouleversante mosaïque du Christ Pantocrator (Sainte-Sophie à Istanbul) nous montre, ensemble, la divinité et la glorieuse humanité du Christ-sauveur.

En ce dernier dimanche de l’année liturgique – dimanche du Christ-Roi – l’Évangile nous fait réfléchir sur ce qu’on appelle communément « le jugement dernier ». Des générations entières ont eu l’imagination marquée par les bas-reliefs sculptés sur le portail de nos cathédrales : le Christ-Roi y trône en majesté et sépare les âmes justes de celles qui sont réprouvées.

Mais cette représentation-là ne correspond pas pleinement à l’Évangile. Jésus est un roi dont la seule couronne est d’épine et l’unique trône, le bois d’une croix. Un roi humilié. Un roi crucifié. Un roi qui se fait le frère de tous les laissés-pour-compte de l’histoire.

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