En cette année nouvelle, Dieu veut prendre chair en notre vie. Il veut demeurer chez nous, habiter notre cœur, nous remplir de sa Parole, de sa Présence, de son amour pour les hommes. A l’école de Marie et comme nous a invité saint Jean-Paul Il, «Ouvrons les portes au Rédempteur», la porte de notre consentement à Dieu, la porte du quotidien de notre vie où Dieu nous attend et nous fait signe.
Que cette année 2019 soit une année de réconfort pour ceux qui souffrent, une année de lumière pour ceux qui doutent, une année de confiance et d’espérance pour ceux qui se découragent, une année de réconciliation et de paix pour ceux qui ne sont pas encore prêts à se tendre la main !
Marie, Mère de Jésus et notre mère, nous invite à cheminer, tout au long de ces mois qui viennent, à la lumière de Dieu. Avec les mages, nous nous mettons en route avec courage, même si la route n’est guère tracée à l’avance, car l’Étoile du Christ nous montre la direction à prendre.
L’abbé Tomasz Kania : « Parmi les traditions de Noël, il y a l’achat de l’oplatek, sorte de pain azyme non levé ».
L’abbé Tomasz Kania, curé à Paliseul, nous parle de la Pologne et des traditions de Noël et des 12 plats qu’on déguste !
Installé au presbytère de Paliseul, l’abbé Tomasz Kania, est un prêtre missionnaire. Où qu’il aille, Noël se fête. D’abord en Pologne, son pays natal, puis au Congo, et enfin en Belgique. La tradition évoquée par le prêtre polonais fait un peu penser aux Trois messes basses d’Alphonse Daudet : « En Pologne, Noël est très très festif, et familial. Pour le repas du réveillon, on prépare 12 plats différents », explique-t-il. Les plats varient en fonction des régions du pays. Du côté de Cracovie, d’où est originaire l’abbé, la vedette du repas, c’est la carpe. Particularité en Pologne, il est de tradition de réserver un couvert supplémentaire pour un invité surprise.
« Ensuite, nous assistons au concert des cantiques deNoël ; puis, selon les personnes, on peut se rendre à la messe à 22 h ou à minuit », complète le prêtre missionnaire.
Pain oplatek et vin chaud
Une autre tradition en Pologne, est d’aller acheter de l’oplatek, une sorte de pain azyme constitué de farine et d’eau.
« C’est comme une hostie, ça se vend dans tous les magasins avant Noël, explique Tomasz Kania, on en met à table et avant de partager le repas, on s’échange des vœux l’offrant à une autre personne ». Après, lors des cantiques, il était également de coutume de partager l’oplatek avec le voisinage.
Une tradition du rassemblement qu’il a retrouvé en partie à Bertrix. « J’ai reçu une invitation pour la crèche du quartier, je trouve que c’est une belle tradition. Une famille organisait le vin chaud dans la rue, pour tous les habitants. C’est comme ça que je me souviens de la Pologne, quand après le repas on sortait vers neuf ou dix heures pour chanter les cantiques, dans la neige, et se retrouver entre voisins », ajoute-t-il.
Bananier décoré
Passer du chaud… au froid.
Avant de venir en Belgique, Tomasz Kania a passé onze années au Congo. Là-bas, il célébrait Noël sous un soleil de plomb, autour d’une feuille de bananier décorée de boules de noël. « C’est une fête pour les enfants, tandis que nouvel an, c’est pour les adultes », conclut-il.
Article paru le 24 décembre 2018 dans l’Avenir du Luxembourg, rubrique l’info du jour, sous le titre « Loin de leur pays, nos prêtres évoquent leur Noël » article signé Alexia PEREN.
Le Pape François a présidé la liturgie de la messe de minuit, anticipée à 21h30, dans la basilique Saint-Pierre. Dans son homélie, il a proposé de monter vers Bethléem à la rencontre de l’Enfant Jésus qui « lance un nouveau modèle de vie » basé sur le partage et le don et non sur l’accaparement et l’avidité.
Le Pape a proposé ce lundi soir de se mettre en route vers Bethléem , «une route ascendante» qui nous contraint à «dépasser le sommet de l’égoïsme» car il faut éviter «de glisser dans les ravins de la mondanité et du consumérisme», pour aller comme les pasteurs à la rencontre de l’Enfant Jésus, qui «nous attend ». Il invite chacun à réaffirmer son amour à Dieu, une réponse individuelle essentielle pour le troupeau tout entier, souligne François. «Prends-moi sur tes épaules, bon Pasteur: aimé par toi, je pourrais moi aussi aimer et prendre mes frères par la main».
L’amour, et non les biens, entretient la vie
Dans son homélie, le Pape a dénoncé les banquets de quelques-uns tandis que beaucoup d’autres n’ont pas de pain pour vivre. Il oppose «l’avidité et l’insatiable voracité» de beaucoup d’hommes pour qui «amasser des choses semble le sens de la vie» à «Dieu qui se fait petit pour être notre nourriture», qui ne prend pas mais offre à manger, non pas quelque chose mais Lui-même, chaque jour de sa vie. «Le petit corps de l’Enfant de Bethléem lance un nouveau modèle de vie: non pas dévorer ni accaparer, mais partager et donner». Or, en se nourrissant de Jésus, Pain de vie, «nous pouvons rompre la spirale», car une renaissance dans l’amour est possible, assure le Pape. «Devant la mangeoire, nous comprenons que ce ne sont pas les biens qui entretiennent la vie, mais l’amour; non pas la voracité, mais la charité; non pas l’abondance à exhiber, mais la simplicité à préserver».
« Marie, la Mère qui a pris soin de Jésus, prend soin désormais de ce monde blessé, avec affection et douleur maternelles. Elle compatit à la souffrance des pauvres et des créatures de ce monde saccagées par le pouvoir humain. Elle est la Femme enveloppée de soleil, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête. Élevée au ciel, elle est Mère et Reine de toute la création. » (Laudato si’, n° 241)
Jésus, Fils de Dieu, toutes choses ont été créées par toi. Tu t’es formé dans le sein maternel de Marie, tu as fait partie de notre terre, et tu as regardé ce monde avec des yeux humains. Aujourd’hui tu es vivant en chaque créature avec ta gloire de ressuscité. Loué sois-tu. (n°246)
« Passer de la consommation au sacrifice, de l’avidité à la générosité, du gaspillage à la capacité de partager, dans une ascèse qui signifie apprendre à donner. C’est manière d’aimer, de passer de ce que je veux à ce dont le monde a besoin. C’est la libération de la peur, de l’avidité, de la dépendance. » (Laudato si’, n°9) « La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété… sans nous attacher à ce que nous avons, ni nous attrister de ce que nous ne possédons pas. » (n°222)
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Seigneur, apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie. (n°246)