Pologne : Douze plats pour le réveillon

L’abbé Tomasz Kania : « Parmi les traditions de Noël, il y a l’achat de l’oplatek, sorte de pain azyme non levé ».

L’abbé Tomasz Kania, curé à Paliseul, nous parle de la Pologne et des traditions de Noël et des 12 plats qu’on déguste !

Installé au presbytère de Paliseul, l’abbé Tomasz Kania, est un prêtre missionnaire. Où qu’il aille, Noël se fête. D’abord en Pologne, son pays natal, puis au Congo, et enfin en Belgique. La tradition évoquée par le prêtre polonais fait un peu penser aux Trois messes basses d’Alphonse Daudet : « En Pologne, Noël est très très festif, et familial. Pour le repas du réveillon, on prépare 12 plats différents », explique-­t­-il. Les plats varient en fonction des régions du pays. Du côté de Cracovie, d’où est originaire l’abbé, la vedette du repas, c’est la carpe. Particularité en Pologne, il est de tradition de réserver un couvert supplémentaire pour un invité surprise.

« Ensuite, nous assistons au concert des cantiques de Noël ; puis, selon les personnes, on peut se rendre à la messe à 22 h ou à minuit », complète le prêtre missionnaire.

Pain oplatek et vin chaud

Une autre tradition en Pologne, est d’aller acheter de l’oplatek, une sorte de pain azyme constitué de farine et d’eau.

« C’est comme une hostie, ça se vend dans tous les magasins avant Noël, explique Tomasz Kania, on en met à table et avant de partager le repas, on s’échange des vœux l’offrant à une autre personne ». Après, lors des cantiques, il était également de coutume de partager l’oplatek avec le voisinage.

Une tradition du rassemblement qu’il a retrouvé en partie à Bertrix. « J’ai reçu une invitation pour la crèche du quartier, je trouve que c’est une belle tradition. Une famille organisait le vin chaud dans la rue, pour tous les habitants. C’est comme ça que je me souviens de la Pologne, quand après le repas on sortait vers neuf ou dix heures pour chanter les cantiques, dans la neige, et se retrouver entre voisins », ajoute­-t-­il.

Bananier décoré

Passer du chaud… au froid.

Avant de venir en Belgique, Tomasz Kania a passé onze années au Congo. Là-bas, il célébrait Noël sous un soleil de plomb, autour d’une feuille de bananier décorée de boules de noël. « C’est une fête pour les enfants, tandis que nouvel an, c’est pour les adultes », conclut-­il.

Article paru le 24 décembre 2018 dans l’Avenir du Luxembourg, rubrique l’info du jour, sous le titre « Loin de leur pays, nos prêtres évoquent leur Noël » article signé Alexia PEREN.

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