La capitale du Portugal, Lisbonne, accueillera le prochain rassemblement mondial des JMJ à l’été 2022. Après Rio de Janeiro en 2013, il s’agira de la deuxième rencontre organisée dans un pays lusophone. Lisbonne sera la 8e ville d’Europe à recevoir l’évènement, après Rome, Saint-Jacques-de-Compostelle, Czestochowa, Paris, Cologne, Madrid et Cracovie.
L’histoire des JMJ
Les JMJ, issues d’une intuition de saint Jean-Paul II au terme de l’année 1984, Année internationale de la Jeunesse, sont organisées chaque année au niveau diocésain lors du dimanche des Rameaux et donnent lieu à un rassemblement mondial, désormais un rythme triennal, selon un principe d’alternance entre l’Europe et le reste du monde. http://www.vaticannews.va/fr Continuer à lire « Les prochaines JMJ se tiendront à Lisbonne en 2022 »→
Une chronique d’Eric de Beukelaer parue dans la libre.be du 15 janvier 2019.
Ce pourrait être votre bonne résolution. Le jeu en vaut la chandelle pour développer votre vie intérieure.
La marche et le silence comme cadeau à la découverte de nos paysages ardennais enneigés
Une nouvelle année advient. Le moment est propice aux bonnes résolutions. Ne plus fumer. Trier ses déchets. Pratiquer le néerlandais. Prendre du temps avec ses proches… Je vous en propose encore une autre : prenez chaque jour ne fût-ce que quatre petites minutes de silence. Pas le temps ? Nous trouvons bien chaque jour un moment pour soigner notre corps : douche, sport, nourriture. Nous prenons également du temps pour nourrir notre intelligence et nos émotions : lectures, cinéma, presse, radio, TV, réseaux sociaux… Et notre intériorité, quel temps lui consacrons-nous ?
D’ici quelques jours, le Panama vivra au rythme des XXXIVe Journées mondiales de la jeunesse, du 22 au 27 janvier. Les préparatifs vont bon train.
On compte pour l’heure 37 000 inscrits, et on estime que plus de 167 000 jeunes devraient finaliser leur inscription dans les prochaines heures. Ce seront ainsi quelque 200 000 personnes provenant de 55 pays qui prendront part à ce grand rassemblement présidé par le Pape François. Parmi eux, plus de 1 000 jeunes indigènes qui participeront à leur propres JMJ, 3 jours avant le début de l’évènement international, du 16 au 19 janvier. Préparations dans la prière
Interrogé par nos confrères de Radio Vaticana Italia, le porte-parole des JMJ, le Panaméen Giancarlo Candanedo assure que cet événement majeur se prépare dans une atmosphère de prière. «Nous ne pouvons pas oublier que c’est un défi majeur pour une nation aussi petite que la nôtre. Le Pape a voulu donner cette opportunité non seulement au Panama mais à toute l’Amérique centrale, et à tous ses évêques. Nous ne pouvons pas le décevoir». L’Eglise n’a pas été seule sur le front des préparatifs, le gouvernement s’est également mis au travail, comme le souligne Candanedo: «le gouvernement, pour la première fois dans l’histoire des JMJ, a créé une structure administrative en mesure de nous aider dans l’organisation de l’évènement. Ils ont facilité les choses. Cela a été d’une grande aide pour l’Eglise». Tout est fin prêt pour l’arrivée du Pape
La préparation de l’accueil du Pape, qui arrivera dans le pays le 23 janvier, a mobilisé toutes les énergies. Tout est désormais fin prêt sur le front de la sécurité et des étapes du programme. La papamobile, construite et assemblée par des professionnels panaméens, a été présentée au public la semaine dernière. Et autre nouveauté annoncée: le kit du pèlerin contiendra un chapelet fabriqué par des familles pauvres de Bethléem. Plus d’1,5 millions de ces chapelets seront distribués.
Céramique réalisée par les jeunes lors de la retraite à la préparation à la confirmation
Ce récit plein de magie que nous venons d’entendre nous rappelle que le ciel et les astres ont toujours eu une place privilégiée dans l’imaginaire des hommes. Chez beaucoup de nos contemporains, il y a d’ailleurs comme un mage qui sommeille, qui croit « à sa bonne étoile », qui éprouve ce besoin de sécurité, celle d’une présence céleste qui offrirait des certitudes : un Dieu dans les étoiles, à lire comme un horoscope, un dieu sidérant en quelque sorte ! Sidérer —et la racine du mot le dit— signifie subir l’influence des astres. Un dieu sidérant serait comme une énigme à déchiffrer, qui offrirait un destin tout tracé à l’humain.
Voilà l’image d’un Dieu qui ne se trouve absolument pas à contempler dans la crèche. En cette fête de l’épiphanie, le Christ se révèle au monde sans éclat, sans brillance, mais seulement dans la tendresse et la fragilité. Pour le contempler, prenons alors le chemin qu’ont emprunté les mages ! Déplions la carte de notre vie, avec la boussole de notre joie. Creusons en nous notre propre désir et suivons les mages. Ces derniers ont su quitter leur zone de confort, pour découvrir un autre visage de Dieu. Prendre leur chemin, c’est d’abord oser prendre des risques… Nous l’avons entendu : les mages sont arrivés d’abord à Jérusalem, alors que l’étoile leur indiquait Bethléem. Ils sont arrivés au lieu du pouvoir, de la religiosité, alors que l’étoile pointait vers le lieu de la fragilité. Nos vies sont ainsi faites d’errances, mais elles ne se réduisent pas à nos échecs et nos erreurs. Prendre le chemin des mages, c’est quitter le lieu des sages, abandonner nos raisonnements trop humains, pour découvrir un Dieu autrement divin, un Dieu libre, inouï, qui se laisse découvrir dans une crèche, c’est-à-dire dans n’importe quel lieu d’enfantement, d’ouverture, de possible et de promesse. Prendre le chemin des mages, c’est en fait désirer en vérité : quitter l’idéalisation, pour découvrir que tout être aimé, quel qu’il soit, nous échappe, nous surprend. En effet, désirer quelqu’un, c’est l’aimer comme autre, comme une personne qui ne peut correspondre à nos rêves et nos envies. Désirer Dieu, c’est donc accepter d’être dérouté, amené sur des chemins imprévus, pour l’accueillir dans chaque visage. Désirer Dieu, c’est lui donner d’être ce qu’il est —dans la finitude et l’incertitude— et pas l’imaginer que nous voulons qu’il soit.
Le chemin des mages nous conduit donc à la crèche : là où s’arrête l’étoile, mais là où une autre étoile, celle du Christ, prend le relais pour nous guider. La crèche est donc ce lieu où nos rêves, nos idéaux s’arrêtent, mais où nos projets, notre avenir peuvent se faire « présents ». Alors, à nous de prendre le chemin des mages pour offrir, malgré les aléas de la vie, une clarté naissante à notre monde, pour donner notre or, notre encens, notre myrrhe. Voilà les trois dons que je vous invite sans cesse à garder présents dans vos rencontres tout au long de cette année !
Quelle que soit notre histoire, nous aurons toujours une peu d’or à donner. L’or de notre temps, ce bien le plus précieux, que nous avons tous, et qui n’a de valeur qu’à mesure où il se donne. Oui, offrons notre temps, là où il y a un lieu d’enfantement, là où un projet peut renaître !
Quels que soient nos talents, nous avons tous, aussi, un peu d’encens à ajouter dans notre vie. Quel est cet encens ? Peut-être cette capacité à mettre un goût divin à nos relations, un parfum de joie, qui vient ajouter de la hauteur dans la banalité du quotidien, qui remet du mystère, là où tout semble fermé.
Quel que soit notre âge, nous pouvons toujours offrir de la myrrhe dans notre présent. La myrrhe est ce qui embaume les morts. Elle est notre capacité à dépasser des histoires douloureuses, à faire dans notre vie des deuils féconds, à tourner la page, à traverser l’échec, pour que notre présent redevienne un don.
Alors, en ce début d’année, prenons ce chemin des mages, laissons-nous surprendre et dérouter par ce que nous n’attendons pas. Et si nous avons l’impression de stagner, d’être bloqués, c’est peut-être qu’il y justement a en face de nous une crèche, un nouveau chemin d’enfantement, qui nous invite à faire de notre vie un don, un présent. Amen