Notre Père… que ton nom soit sanctifié

LES RACINES DU NOTRE PÈRE (1/7)

Avec la prière du Notre Père, Jésus nous livre le secret de son cœur. Il nous invite à entrer dans une relation de confiance avec son Père. C’est pourquoi nous aimons tant la réciter dans la liturgie et dans notre prière personnelle. 

Frère Philippe Lefebvre, pendant notre Carême 2022, fait vibrer pour nous cette prière si riche que le Seigneur lui-même nous a enseignée.

Dimanche après dimanche, ce professeur d’Écriture Sainte à l’Université de Fribourg (Suisse) nous guide dans les Évangiles et dans l’Ancien Testament pour nous aider à goûter le sens de chacun des versets du Notre Père.

Notre Père… que ton nom soit sanctifié

Carême dans la ville. S’arrêter, grandir dans la foi

Carême

Sa seule évocation est synonyme de privation. Pourtant le carême peut être une véritable opportunité. « Carême » est un drôle de mot qui vient d’un autre drôle de mot, latin : quadragesima, qui signifie « quarantième ». Le quarantième jour avant la Passion, un mercredi que nous nommons « mercredi des cendres », marque le début du Carême. Les juifs aimaient utiliser les chiffres pour signifier telle ou telle chose. 40, c’est le nombre d’années passées par les Hébreux au désert ; c’est aussi le nombre de jours passés par Moïse sur la montagne en présence du Seigneur et par Jésus au désert au début de sa vie publique. Si les Hébreux ont tourné en rond pendant quarante ans dans le Sinaï, c’est pour qu’une génération entière passe. Pour qu’un peuple lâche et incroyant disparaisse et que naisse un peuple courageux et fidèle. Depuis, 40 est resté le chiffre des périodes de préparation où nous essayons d’écarter en nous « le vieil homme » égoïste et inconstant, et de faire naître « l’homme nouveau ». Pendant le carême, nous avons quarante jours pour nous préparer à Pâques. Jeûne, méditation, charité, peu importe le moyen. Quarante jours nous sont donnés pour revenir vers Dieu.

Extrait de « Les tablettes de la foi – Le Carême« 

Sécréter des fruits de paix

Homélie de ce dimanche de Frère Bernard-Joseph d’Orval.

Cette homélie est toute empreinte de ce qui se passe en Ukraine ! Il nous propose de prier ensemble pour la paix via la belle prière de François d’Assise.

« Frères et sœurs, j’ose vous proposer cette prière pour le carême. Que cette prière agisse au-dedans de nous tous.« 

Introduction

La prière d’ouverture résonne fortement dans notre actualité internationale : Dieu veut la paix, et nous sommes en guerre.

Nous t’en prions, Seigneur,

accorde-nous de vivre dans un monde

où les événements se déroulent selon ton dessein de paix,

et où ton Eglise connaisse la joie de te servir dans la sérénité. Par…

Appelons le pardon du Seigneur sur nous tous, car tous nous avons péché contre la paix…

Homélie

Nous sommes en guerre. La guerre s’est invitée dans notre Europe… elle menace de s’étendre dans notre Europe… qui se trouve bien fragile face à cette perspective.

Nous sommes donc invités à prier pour la paix. Mais comme nous nous sentons impuissants face à des enjeux qui nous dépassent de toutes parts.

  • Impuissants en tant que petite nation,
  • Impuissants aussi en tant qu’Europe… qui cherche sa cohérence
  • Impuissants aussi chacun personnellement

Et pourtant nous prions pour la paix, nous désirons apporter notre petite part à la construction d’un monde de paix.

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Quarante jours

Redécouvrons le carême, avec les mots pour le dire, en reprenant les propos du pape François : «Le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active » (Message de Carême, 2021).

Quarante jours pour faire le tri,

pour se délester de ce qui est inutile comme

lorsqu’il faut traverser un désert,

Quarante jours pour ne plus se contenter de ‘’juste comme il faut’’

pour sortir du strict minimum,

Quarante jours pour éduquer le cœur et aimer,

apprendre à aimer, d’une façon neuve, à la manière des premiers

jours,

pour éduquer l’esprit, l’arracher à ses obsessions, à ses idées reçues,

et l’ouvrir à la nouveauté,

pour éduquer le regard à dépasser l’usure à travers l’écran des

masques et des apparences,

Quarante jours pour marcher à un autre rythme,

pour changer de style,

pour faire le ménage, pour se purifier,

Quarante jours pour regarder les autres,

pour regarder Dieu,

pour écouter la Parole du Christ et la laisser faire son œuvre de

redressement au secret de nos désirs,

Quarante jours pour être transfiguré,

Quarante jours pour grandir avec l’Évangile,

Quarante jours pour apprendre à vivre !

Charles SINGER

L’entrée en Carême.

Le Mercredi des Cendres, ce sera le 17 février prochain, marque l’entrée en Carême. Difficile, dans l’état actuel de la pandémie, d’imaginer que le déconfinement puisse avoir débuté, que les célébrations aient repris sans un nombre limité de fidèles. Mgr Warin encourage dès lors les prêtres dans leur paroisse, comme il le fera à la cathédrale, à multiplier les liturgies de la Parole. Une imposition qui, covid-19 oblige, sera différente.

L’année dernière, nous avions pu vivre l’entrée en Carême « normalement ». Le confinement était arrivé quelques jours plus tard. Après bien des semaines d’arrêt, Mgr Warin encourage chacun à reprendre le chemin de l’Église pour y vivre l’eucharistie notamment. Même encouragement pour ce qui concerne le Mercredi des Cendres, beau et grand moment dans la vie des chrétiens, l’évêque souhaite que chacun puisse recevoir les cendres. C’est ainsi que le 17 février, il présidera trois liturgies de la parole à la cathédrale Saint-Aubain.
Pour des raisons sanitaires, l’imposition des cendres sera elle aussi différente des années passées. La Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements a diffusé une note, c’était le 12 janvier dernier, dans laquelle elle donnait diverses précisions. 

Diocèse de Namur et Luxembourg

MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR CARËME 2021

U.P – PALISEUL – ST JOSEPH, bénédiction et imposition des cendres