Fête de l’Assomption de notre Unité pastorale

C’est à la grotte d’Opont que cette année les membres de l’Unité pastorale se sont retrouvés pour fêter ensemble l’Assomption de la Vierge Marie.

Cette fête s’articulait autour de 3 temps forts :

  • Le pèlerinage de Paliseul vers Opont.
  • La célébration liturgique à la grotte d’Opont.
  • Un temps plus festif, de rencontre, à travers un apéritif partagé.

Merci à toutes les bonnes volontés qui ont fait de cette fête mariale une belle réussite. Merci à Étienne W. pour sa fructueuse collaboration.

L’homélie du jour

(Luc, 1, 39 – 56 )

La piété mariale, très importante, a pourtant été source de conflit surtout avec nos frères Protestants. Parce que la piété mariale était isolée d’un contexte théologique par un développement du dogme marial centré, dans la pratique, trop exclusivement sur Marie.

Quel est ce dogme ? Il se décline en 4 temps, comme 4 traits du visage de Marie :

  • Virginité : elle est déjà présente dans les formules de la foi du 2ème siècle pour souligner la fidélité de Marie à sa vocation : Latran 1215, Lyon 1274.
  • Mère de Dieu : Éphèse 431 pour conforter la divinité de Jésus.
  • Immaculée Conception : le pape Pie IX, en 1854, dans une bulle pontificale « Ineffabilis Deus » pour souligner le refus de Marie de toute compromission avec le péché.
  • Assomption : Pie XII en 1950 : Marie participe à la gloire de Jésus.

Aujourd’hui, il y a plus de simplicité dans l’expression de la doctrine mariale pour la situer dans un contexte théologique plus large et dans une communauté de foi avec mise en valeur de l’intensité du pèlerinage de foi de Marie, elle, la juste, ajustée au projet de Dieu :

  • Le fiat de l’annonciation : bienheureuse celle qui a cru (Elisabeth), confiance jusqu’à la vision douloureuse du Christ en croix.
  • La proximité avec chacun d’entre nous, dans le clair-obscur et les souffrances de la foi : elle s’interroge sur Jésus mais toujours elle fait confiance.
  • Elle est la croyante qui nous montre le chemin de la vie et nous précède sur ce chemin participant déjà de la gloire de son Fils.
  • Elle nous dévoile dans son magnificat le projet de Dieu d’une humanité réconciliée : « Il disperse les superbes, renverse les puissants de leur trône, élève les humbles, comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides ».

Avec l’assomption de Marie, d’une part, l’Église du Christ voit s’inaugurer la victoire sur les forces du mal que sont le péché et la mort ; d’autre part, l’Église annonce la participation du chrétien à la résurrection du Christ.

Oui, il est important de contempler le sens de la vie de Marie, mais il est surtout nécessaire de fréquenter Marie, car elle est la mère du Christ, lui le Verbe de Dieu.

Abbé Michel Vincent

Fête de l’Assomption

OPONT 15 août

Fête de l’Assomption

pour toute l’Unité pastorale Paliseul – Saint Joseph

9h00 : pèlerinage pédestre vers la grotte de Opont. Départ devant l’église de Paliseul.

10h30 : messe à la grotte de Opont, présidée par monsieur l’Abbé Michel Vincent et concélébrée par tous les prêtres de notre Unité.

11h30 : apéritif offert

Retour possible en voitures pour les participants.

Pour plus de renseignements :

Etienne BARRAS 061/53 50 27 – Christophe BURGRAFF 061/53 50 09 – Marie-Thérèse Octave 061/53 43 21 – Bertha RAMLOT 061/53 51 44 – Madeleine THIRY 061/53 39 45 – François VUIDAR 061/53 47 80

Invitation cordiale à toutes et tous

Une équipe de proximité ? C’est quoi ?

L’équipe pastorale de l’Unité Pastorale Paliseul – Saint Joseph, propose la mise en place d’équipes de proximité pour aider les communautés chrétiennes à être signes du Christ au cœur de nos paroisses.

L’équipe de proximité est une équipe relais au service du bien de la communauté locale d’un village- voire plusieurs villages. Ces équipes manifestent que tous les baptisés sont concernés par la mission de l’Église et que la Bonne Nouvelle de l’Évangile est pour tous, sans distinction. Elles sont appelées à être signe de la présence du Christ, là où elles vivent.

1. L’équipe de proximité a donc une mission, qui se déploie en 4 actions :

Être proche : L’équipe de proximité porte localement le souci d’habiter chrétiennement le quartier, le village. Chacun de ses membres sera attentif aux réalités humains, sociales de chacun et de tous pour découvrir les attentes, les appels, les compétences qui n’osent peut-être pas se manifester.

Veiller : L’équipe de proximité a aussi une mission de vigilance : pour que la communauté locale vive de l’annonce de la foi, de la prière et de la liturgie, de l’entraide et de la solidarité.

Puiser à la source : L’équipe de proximité, en concertation avec l’équipe pastorale de secteur, veille à la qualité évangélique et ecclésiale de la vie quotidienne. Pour cela, elle puisera très régulièrement à la Source par l’accueil de la Parole de Dieu et l’approfondissement des questions de foi. Cette formation, au creux de la vie et de la mission vécue ensemble, sera organisée à un niveau plus large, le secteur.

Communiquer : Nous sommes appelés à renouveler notre manière de vivre en Église. Rien ne sera jamais plus comme avant. En étant créatifs, nous sommes invités à entrer en chemin de nouveauté. Là où de nouvelles expériences sont engagées, s’assurer qu’elles font sens pour chacun est important.

2. La mission d’une équipe de proximité se fonde sur l’appel du Seigneur et la réponse que nous lui donnons. Être baptisé, c’est être pleinement membre du Christ prêtre, prophète, roi. C’est à ce titre que nous sommes appelés à la suite du Christ pour prier, annoncer, servir. Nous veillerons donc à appeler, au nom du Seigneur, des baptisés pour qu’ils assument la vigilance de cette triple mission de l’Église : annoncer, servir, célébrer.

C’est pourquoi, au sein des équipes de proximité, on fera en sorte que la mission de vigilance de chacun soit en adéquation avec son charisme. Ainsi un membre portera la vigilance à l’annonce, un autre du service, un troisième de la prière et de la célébration. En outre, un quatrième membre veillera à la gestion  des affaires matérielles.

3. Mise en place d’une équipe de proximité : Où chercher ou trouver les « bonnes volontés » qui accepteront d’entrer dans une telle démarche ?

En réalité, il ne s’agit pas d’abord de pallier la diminution du nombre de prêtre, il ne s’agit pas non plus de restructurer des vieilles institutions, ou de réorganiser un horaire des messes. Nous sommes tous appelés à faire en sorte que l’Église de Dieu qui est chez nous, dans notre ville-village, soit un Église vivante, appelante et dynamique, une Église contagieuse, de l’heureuse Nouvelle de la Bonté de Dieu, une Église qui vit l’Évangile. Développer cette « culture de l’appel » est donc une dimension essentielle de l’Église. Beaucoup des baptisés pensent qu’ils ne sont pas « capables » de répondre à un tel appel, que ce n’est pas pour eux.

4. Les qualités requises : être baptisé, avoir le souci de l’Église et de vivre sa foi au cœur du monde, une certaine disponibilité, la capacité de travailler en équipe.

Désignation des membres : Une période de trois ans paraît la plus adéquate.

Huit clés pour que vos enfants vous obéissent : pour des vacances sereines !

Avatar de mariecollingSaint-Jean-Baptiste en la Fenêtre de Theux

Les enfants doivent obéir
et les parents doivent faire preuve d’autorité.
Si les parents ne font pas figure d’autorité,
les enfants n’obéiront pas.

« L’absence d’autorité parentale, c’est-à-dire l’absence de règles, de limites et de consignes déconcerte les enfants. Ils souffrent car ils ne savent pas quel chemin suivre. Quand l’enfant sait exactement ce que l’on attend de lui, il connaît les limites et les règles auxquelles il doit se conformer. Quand on exige quelque chose de lui avec affection, il se sent en sécurité et a des repères, c’est alors que l’autorité est bien exercée » Maria Bilbao.

En exerçant notre autorité, nous enseignons des valeurs à nos enfants, nous les aidons à mûrir, nous leur donnons les bases sur lesquelles ils construiront leur vie. Si nous sommes comme des voiliers qui vont où le vent nous mène, les enfants prennent le contrôle.

Depuis le berceau, les enfants manipulent leurs parents…

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Et aujourd’hui ? (2ème partie)

Comment être chrétien aujourd’hui ?

Nous vous proposons une réflexion d’actualité, extraite d’une conférence donnée par Jean-Claude BRAU, aumônier du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) à Libramont (FOCELUX), fin de l’année 2015.

Voici la dernière partie de notre réflexion.

3. Comme chrétien, être

  • Être des résistants

Être des résistants à ce qui contredit l’Évangile, les droits de l’homme.

  • Être dans la réciprocité

« Ne fais pas aux autres ce que tu ne souhaites pas que l’on te fasse ».

  • Être porteur de sens

Dans une société uniformisée, on a besoin d’identité. Trouver une identité, une orientation avec réciprocité. Donner des repères éthiques : tout n’est pas équivalent.

Le manque de sens peut être camouflé par la consommation effrénée de biens.

  • Être inscrit dans une lignée

Adhérer à une religion, à une lignée. Cela demande de la créativité, à contexte différent, réponse différente. Nous sommes des hommes et des femmes pour assurer le présent et préparer le futur.

Pour vivre en chrétiens, il faut accepter les apports des autres. Construire une société où d’autres voix que la nôtre émergent. Accepter d’être en débat avec des gens qui apportent d’autres choses. Le progrès, il faut pouvoir le critiquer.

Il y a des hommes qui disent que Jésus de Nazareth est ressuscité d’entre les morts et a été révélé comme Christ, Seigneur et Fils de Dieu. Ces hommes se font appeler « chrétiens » pour cette raison et sont rassemblés dans une communauté de foi qu’ils appellent Église. Ils prétendent que leur vie reçoit un sens nouveau de leur foi, et cherchent à en rendre témoignage par leur manière de vivre. J’ai reçu d’eux la foi au Christ et à mon tour je crois. Je suis l’un d’entre eux.

Bernard Sesboüé, Jésus dans la tradition de l’Église, Paris, Desclée, 2000, p 188.