Laudato Si et François d’Assise

Cinq ans après Laudato Si’, le pape François nous invitait à ajouter en septembre une cinquième saison à celles qui rythment d’habitude l’année civile : la Saison de la Création. Objectif de cette Saison de la Création, inviter à prier et agir pour le respect des ressources de la planète, « pour que les ressources de la planète ne soient pas pillées, mais soient partagées de manière équitable et respectueuse ». Cette dernière commencée le 1er septembre se termine ce 4 octobre en la fête de saint François d’Assise, chantre avant l’heure d’une écologie intégrale.

Le prêche de François d’Assise aux oiseaux de Giotto. « Laudato si’, mi’Signore » chantait François d’Assise. « Il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts. Cette sœur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l’utilisation irresponsable et par l’abus des biens que Dieu a déposés en elle. » C’est le début de la Lettre du pape François sur l’écologie LAUDATO SI.

En 2015, le pape François faisait le « buzz » en publiant l’encyclique Laudato Si’. En abordant l’écologie d’une manière globale, intégrale, déclinée en ses axes environnemental, économique, social, culturel et intergénérationnel, François « rendait à l’écologie ses lettres de noblesse » (Nicolas Hulot, dans La Vie, 18 juin 2015). Le pape François nous rappelle combien cette encyclique est « une boussole pour nous guider sur notre chemin commun visant à créer un monde plus fraternel, plus pacifique, plus durable ».

Pour entrer dans cette révolution verte, nous avons bien entendu besoin de la participation de tous. Le pape François ne cesse d’ailleurs de nous y inviter. Il ne s’agit pas seulement de prendre conscience des souffrances de « notre maison commune », mais de renforcer l’espoir qui transparait dans toutes les initiatives vertes de par le monde. Notre espérance repose aussi sur la jeune génération qui devra construire un monde en rupture avec le précédent.

Le cantique des créatures de François d’Assise

Ce cantique faussement naïf écrit par François peu avant sa mort a traversé les siècles. Il trouve un écho tout particulier dans les préoccupations d’aujourd’hui.

Loué sois tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement messire frère Soleil,
par qui tu nous donnes le jour, la lumière :
il est beau, rayonnant d’une grande splendeur,
et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles :
dans le ciel tu les as formées,
claires, précieuses et belles.

Loué sois tu, mon Seigneur, pour frère Vent,
et pour l’air et pour les nuages,
pour l’azur calme et tous les temps :
grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.

Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur Eau qui est très utile
et très humble précieuse et chaste.

Loué sois tu, mon Seigneur, pour frère Feu
par qui tu éclaires la nuit :
il est beau et joyeux,
indomptable et fort.

Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre,
qui nous porte et nous nourrit,
qui produit la diversité des fruits,
avec les fleurs diaprées et les herbes.

Loué sois tu, mon Seigneur, pour ceux
qui pardonnent par amour pour toi ;
qui supportent épreuves et maladies :
Heureux s’ils conservent la paix,
car par toi, le Très Haut, ils seront couronnés.

Loué sois tu, mon Seigneur,
pour notre sœur la Mort corporelle,
à qui nul homme vivant ne peut échapper.

Une vraie fraternité avec toute la Création

François fraternise donc avec le cosmos. Mais aussi avec les grandes profondeurs de l’âme humaine. Car le soleil, le vent, l’eau, le feu, la terre, ne sont pas simplement des réalités de la nature, mais aussi des symboles des forces qui travaillent notre âme. Et c’est avec ces forces, parfois destructrices, que fraternise aussi François. Avec lui, ni l’eau, ni le vent, ni le feu, ni la terre, ni la mort même ne font peur. Et c’est réconcilié avec ces forces que François s’ouvre à l’amour créateur, se reconnaissant lui-même, parmi toutes les autres créatures, près d’elles, avec elles, dépendant de Dieu.

Ce sentiment de dépendance, vécu dans une immense tendresse sereine pour toute chose créée, libère François de tout désir de supériorité et de puissance. Il découvre ainsi le secret d’une pleine humanité et de la vraie fraternité. « Le monde n’est plus à posséder, il est la réalité splendide dans laquelle l’homme est admis à être vivant et à coopérer à la création avec tout ce qui vit » (Éloi Leclerc). C’est donc à la découverte émerveillée de ce monde que nous invite la fraternité universelle de François.

Librement inspiré des sites suivants :

https://resurgences.be/

Bienvenue à St François de Sales

https://croire.la-croix.com

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