Pâques, passage de poète : merci Philippe Jaccottet

Pâques est la plus grande fête chrétienne, la plus mystérieuse aussi. Noël nous touche par son humanité. Pâques nous trouble par son immensité. La mort et la vie se côtoient, elles ne font qu’un. Oui, nous le savons, la nature renaît au printemps, le cycle des saisons est un éternel recommencement. Mais comment saisir, alors que nous nous savons mortels, cette folle espérance symbolisée par la résurrection du Christ ?

Philippe Jaccottet nous a quittés le 24 février 2021. Reconnu universellement, ce grand poète suisse a vu ses œuvres publiées, de son vivant, dans la prestigieuse « Bibliothèque de la Pléiade ». En cette période de Pâques, écoutons-le nous parler de la nature et nous ouvrir à la lumière. Illustration : © Pixabay

Renvoyés à nous-mêmes

Le tombeau vide est peut-être l’image la plus forte de la Pâque chrétienne. Et, comme l’année passée, elle résonne au plus profond de nous. Nos églises sont certes un peu moins vides qu’en 2020… mais si peu. Nous sommes renvoyés à nous-mêmes, dans l’intime de nos peurs et de nos confiances. Aucun raisonnement ne nous comblera. Alors, si nous écoutions les poètes, eux qui saisissent l’insaisissable et nous guident pas à pas, mot à mot.

Philippe Jaccottet nous a quittés le 24 février 2021. Reconnu universellement, ce grand poète a vu ses Oeuvres publiées, de son vivant, dans la prestigieuse « Bibliothèque de la Pléiade ». Il ne se disait pas croyant mais, toute sa vie, il s’est questionné sur le sens de l’existence. La poésie était, pour lui, le moyen d’atteindre l’essentiel (si ce mot banalisé signifie encore quelque chose aujourd’hui). Comment ? En observant la nature, les fleurs, les plantes qui, dans leur humilité, nous ouvrent à la lumière. Écoutons-le, il nous parle !

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