Dîner – spaghetti – théâtre

Se savoir vivant

Ces derniers jours, nos cimetières auront repris quelques couleurs ; les disparus chers à nos cœurs auront animés quelques-unes de nos pensées. La mort entre un peu dans la vie. Une incursion précieuse à la santé mentale de notre mortelle condition. Que nous avons, pourtant, tendance à délaisser.

« Notre siècle s’est mis à cacher les cimetières, à bannir les rituels funéraires ostentatoires, à éviter les vêtements de deuil, à apaiser chimiquement la souffrance de l’endeuillé et à ne plus parler de la mort », constate avec tristesse l’écrivain Eric-Emmanuel Schmitt.

« On peut vivre sans célébrer. Mais pour soulever la vie, pour l’alléger, pour la porter plus haut et plus loin, nous avons besoin de rite », constate Gabriel Ringlet.

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Ils sont en nous…

Un édito de Francis Van de Woestyne – dans La Libre du 31 octobre 2018

Ils sont en nous. Ils sont dans nos larmes, dans nos cris, dans nos soupirs, dans nos silences. Dans nos joies, aussi. Ils sont partout.

Pour toujours.

Nos morts nous accompagnent, ils cheminent à nos côtés : enfant mort avant d’avoir vu le jour, bébé à peine né, jeune qui trottine, écolier souriant, ado naissant, jeune adulte, père éphémère, mère fière, tout juste grand-mère, mamy sans souci, presque centenaire… Nous les aimions à la folie, nous les voulions à nos côtés jusqu’à notre dernier souffle. Ils sont partis avant nous, sans raison, nous laissant dévastés, tordus de douleur, glacés d’effroi.

Peu importe la manière dont ils nous ont quittés : morts par accident, par maladie, par attentat, mort volontaire. Ils ne sont plus là pour nous parler, nous prendre la main, nous caresser la joue, nous faire rire aux larmes ou trembler de plaisir. Ils ne sont plus ici pour ensoleiller nos vies et donner un sens à nos projets. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que. Il n’y a pas, il n’y aura jamais de réponse à ces questions qui nous emplissent de doutes, qui nous empêchent de dormir et parfois de vivre.

Ils ne sont plus là, ils sont ailleurs. Leur vie a pris fin mais leur histoire continue. Il faut parler des morts, raconter leur vie, se souvenir de leurs joies, de leurs voix, de leurs humeurs, de leurs heures parfois si brèves sur terre. Il faut en parler parce que taire leur nom, c’est les faire mourir une deuxième fois. Il faut en parler, pas seulement en cette semaine de novembre, mais toute l’année, de janvier à décembre. Et recommencer.

Ils sont en nous, au bord de nous. Jamais ils ne quitteront nos pensées, notre esprit, notre corps. Nos morts sont parfois si vivants en nous que ceux qui nous côtoient nous trouvent étranges, nous croient dérangés, obsédés à leur souvenir. Mais c’est ainsi. Il ne faut jamais croire, pas même une seconde, que tout passe, qu’on se lasse de penser à eux. Un jour, un mois, un an, dix ans : tous les jours, c’est le lendemain de leur mort. Comment éviter le pire, périr aussi ? Heureusement, il y a des mots, des mains, des regards qui soulagent et nous portent. Nos morts sont en nous, au bord de nous. Pour toujours. Évidemment.
Francis Van de Woestyne

Opération 11.11.11

S’engager pour un monde juste et durable

Entre le 1er et le 11 novembre, l’Opération 11.11.11, permet, chaque année, de récolter des fonds en Wallonie et à Bruxelles et de sensibiliser à la solidarité internationale.

La récolte 2017 a financé plus de 173 projets portés par 26 organisations membres du CNCD-11.11.11 (dont Autre Terre, SOS Faim, Frères des Hommes, CSC, Oxfam, Iles de Paix, Entraide et Fraternité, …) dans une quarantaine de pays du Sud (Amérique latine, Afrique, Asie, Palestine).

Ces programmes concernent :

  • La souveraineté alimentaire : encourager l’agro-écologie, l’agriculture familiale ou en petites coopératives, le développement des marchés locaux.
  • Le travail décent et la protection sociale.
  • L’accès à l’éducation et la formation qualifiante des jeunes.
  • Le soutien au développement des groupements de femmes et leur accès à la formation, à la terre, au micro-crédit.
  • L’adaptation aux changements climatiques et la protection des ressources naturelles.

A Paliseul, différentes occasions de témoigner notre solidarité vous seront proposées.

Le 02 novembre : bar du marché du Terroir et stand de vente des produits 11.11.11

Les WE du 03/04 novembre et du 10/11 novembre : vente dans les magasins, vente en porte à porte et à la sortie des églises.

La bourse aux jouets du 24 novembre, jour de la Ste Catherine.

En dégustant une Grenouillette, en achetant le traditionnel cacao, un livre de cuisine, des cartes postales, un superbe calendrier ou…une carte de soutien vous participez au mieux-être des populations du Sud.

Comme dans l’évangile ‘’les ouvriers sont peu nombreux’’. Venez nous rejoindre en donnant un peu de votre temps (1 ou 2 heures ou plus) à l’une ou l’autre des actions ci-dessus. Venez renforcer nos différentes équipes. A deux ou trois, c’est tellement mieux ! Nous avons besoin de vous !

Contact : Anick Salmon : 0491/073.081, Liliane Toussaint lilianetoussaint@icloud.com , François Vuidar : 061/534.780

La Semaine Missionnaire Mondiale, de quoi s’agit-il ?

Du 14 au 21 octobre se tient la Semaine Missionnaire Mondiale, sur le thème «J’ai soif de toi. Viens !». Comme chaque année, la communauté des croyants est invitée à soutenir spirituellement et économiquement l’Église en mission. Mais au fait, quels sont l’origine et le but de cette semaine ? Voici un éclairage sur cette grande aventure missionnaire.

 

Le point de départ est une jeune laïque lyonnaise, Pauline Jaricot (1799-1862). À l’âge de 17 ans, elle tourne le dos à sa vie aisée et s’associe avec de jeunes ouvrières des usines de son père pour collaborer à la propagation de l’Évangile par la prière et l’animation missionnaire. Après trois années, prenant conscience des nécessités matérielles en «pays de mission», Pauline invente un système ingénieux de collecte : elle convainc dix personnes de remettre un sou par semaine pour les missions, tout en recrutant dix autres donateurs qui, à leur tour, en trouvent dix chacun et ainsi de suite. L’entreprise fait boule de neige et amasse des sommes considérables pour l’époque.

Trois ans plus tard, la chaîne financière et spirituelle compte 500 membres. Elle devient officiellement l’Association de la Propagation de la Foi le 3 mai 1822. Sa croissance rapide à travers toute l’Europe attire l’attention du Saint-Siège, qui demande à l’accueillir dans ses offices. C’est ainsi que, un siècle après la fondation de l’Association de la Propagation de la Foi, le 3 mai 1922, l’œuvre de la Propagation de la Foi voit le jour. Elle continue de s’étendre à travers le monde pour former les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM), qui se trouvent aujourd’hui dans plus de 120 pays.

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