L’appel
2ème AVENT 2018 REPENTANCE

Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, et tout être vivant verra le salut de Dieu.
(Lc 3,5)
« Il y a nécessité de se repentir, chacun, de ses propres façons de porter préjudice à la planète, nous sommes appelés à reconnaître notre contribution – petite ou grande – à la défiguration et à la destruction de la création. Un crime contre la nature est un crime contre nous-mêmes et un péché contre Dieu.» (Laudato si’, n°8) « La crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure. » (n°217)
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Seigneur, guéris nos vies pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction. (n°246)
Paru sur le Site-blog : www.franchicroix.be

Il y a peu, une session de ressourcement rassembla des milliers de personnes au cœur de Bruxelles. Elle aborda la méditation, l’altruisme, la quête du bonheur et la solidarité. Avec cette interrogation centrale : « Comment prendre soin de la vie dans toutes ses dimensions ? » Voilà une démarche qui souligne que le besoin de spiritualité reste bien vivant parmi nos contemporains. Un des participants m’interpella : pourquoi aucun représentant du catholicisme – principale confession du pays – n’était-il invité à prendre la parole à cette occasion ? La réponse est que la première religion dans notre pays est le catholicisme… non pratiqué. Beaucoup de nos concitoyens ont, en effet, une appartenance sociologique à la religion de leur enfance, mais sans contact profond avec le Christ ou Son Église. N’ayant de l’Évangile que de vagues réminiscences, matinées de clichés, quand ces personnes ressentent une soif spirituelle, elles voient rarement en quoi leur propre tradition religieuse pourrait les accompagner sur un chemin d’éveil intérieur. Voilà qui constitue une fameuse pierre dans notre jardin. Car cet apparent divorce entre catholicisme et spiritualité ne date pas de hier. Si nos grands-mères connaissaient toutes leurs prières, peu d’entre elles avaient appris… à prier.
« Au départ, il y a le souci de l’autre… C’est le service, qui humanise, qui nous fait devenir plus humain. Nous sommes faits pour aimer, c’est notre nature profonde » ainsi s’exprime Jean-Guilhem Xerri, psychanalyste et biologiste.