Carême

Sa seule évocation est synonyme de privation. Pourtant le carême peut être une véritable opportunité. « Carême » est un drôle de mot qui vient d’un autre drôle de mot, latin : quadragesima, qui signifie « quarantième ». Le quarantième jour avant la Passion, un mercredi que nous nommons « mercredi des cendres », marque le début du Carême. Les juifs aimaient utiliser les chiffres pour signifier telle ou telle chose. 40, c’est le nombre d’années passées par les Hébreux au désert ; c’est aussi le nombre de jours passés par Moïse sur la montagne en présence du Seigneur et par Jésus au désert au début de sa vie publique. Si les Hébreux ont tourné en rond pendant quarante ans dans le Sinaï, c’est pour qu’une génération entière passe. Pour qu’un peuple lâche et incroyant disparaisse et que naisse un peuple courageux et fidèle. Depuis, 40 est resté le chiffre des périodes de préparation où nous essayons d’écarter en nous « le vieil homme » égoïste et inconstant, et de faire naître « l’homme nouveau ». Pendant le carême, nous avons quarante jours pour nous préparer à Pâques. Jeûne, méditation, charité, peu importe le moyen. Quarante jours nous sont donnés pour revenir vers Dieu.

Extrait de « Les tablettes de la foi – Le Carême« 

Sécréter des fruits de paix

Homélie de ce dimanche de Frère Bernard-Joseph d’Orval.

Cette homélie est toute empreinte de ce qui se passe en Ukraine ! Il nous propose de prier ensemble pour la paix via la belle prière de François d’Assise.

« Frères et sœurs, j’ose vous proposer cette prière pour le carême. Que cette prière agisse au-dedans de nous tous.« 

Introduction

La prière d’ouverture résonne fortement dans notre actualité internationale : Dieu veut la paix, et nous sommes en guerre.

Nous t’en prions, Seigneur,

accorde-nous de vivre dans un monde

où les événements se déroulent selon ton dessein de paix,

et où ton Eglise connaisse la joie de te servir dans la sérénité. Par…

Appelons le pardon du Seigneur sur nous tous, car tous nous avons péché contre la paix…

Homélie

Nous sommes en guerre. La guerre s’est invitée dans notre Europe… elle menace de s’étendre dans notre Europe… qui se trouve bien fragile face à cette perspective.

Nous sommes donc invités à prier pour la paix. Mais comme nous nous sentons impuissants face à des enjeux qui nous dépassent de toutes parts.

  • Impuissants en tant que petite nation,
  • Impuissants aussi en tant qu’Europe… qui cherche sa cohérence
  • Impuissants aussi chacun personnellement

Et pourtant nous prions pour la paix, nous désirons apporter notre petite part à la construction d’un monde de paix.

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Crise en Ukraine : la force de la prière

Alors que la situation en Ukraine ne cesse de se détériorer, le pape François a annoncé ce mercredi une journée de prière et de jeûne pour l’Ukraine le 2 mars. D’autres initiatives de prière pourraient prochainement voir le jour.

Photo: capture d’écran d’Aleteia

La prière, ultime recours dans la crise ukrainienne ? Au lendemain de la reconnaissance par la Russie de l’indépendance des territoires séparatistes de l’Ukraine et alors que Vladimir Poutine a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le lancement d’une opération militaire en Ukraine, le pape François a décidé ce mercredi 23 février une journée de prière et de jeûne le 2 mars, date qui marque l’entrée en Carême avec le Mercredi des cendres. « À l’absurdité diabolique de la violence, nous répondons par les armes de Dieu, par la prière et le jeûne », a-t-il indiqué lors de l’audience générale. « Que la Reine de la paix préserve le monde de la folie de la guerre. »

Il s’agit de la deuxième journée de prière pour la paix en Ukraine en à peine quelques semaines que convoque François (la précédente avait eu lieu le 26 janvier, ndlr). D’après un ancien ambassadeur cité par le journal italien Il Fatto Quotidiano, « à part l’Union européenne, seul le pape François peut imposer la paix à Poutine ».

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Les unités pastorales : Pourquoi ? Comment ?

Survie du cours de religion à l’école ?

La question du cours de religion à l’école oppose deux conceptions de l’homme et de son éducation. Malheureusement, le rapport des forces politiques en présence ne plaide pas pour son maintien.

« La question du cours de religion à l’école oppose deux conceptions de l’homme et de son éducation » Photo : copie d’écran La Libre.

Depuis quelques années, le cours de religion est dans le viseur d’une certaine laïcité, soutenue par de puissants relais politiques. L’objectif à peine masqué, est de le supprimer du réseau officiel et ensuite, de l’évacuer du libre. Tant qu’à présent, notre Constitution freine cet élan en jouant son rôle de garde-fou, mais elle pourrait être modifiée. La conviction qui anime ce combat est que la religion est du domaine privé, alors que l’école appartient au domaine public. La religion n’aurait donc pas sa place à l’école, sauf à être étudiée de façon « neutre », comme tout phénomène humain. Pareille vision de l’homme est un héritage des Lumières. Ce qui rendrait libre, c’est la raison. D’où le credo : apprenez à un jeune à raisonner et vous en ferez un humain accompli. Cette façon de voir trouve un large écho dans une population où beaucoup se sont éloignés du catholicisme de leur enfance. Elle semble un moyen adéquat pour lutter contre la montée des fondamentalismes. Confiner la religion dans l’espace privé, voire la mettre en quarantaine, parait un enjeu de santé publique.

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