OPINION – Culte et culture, des essentiels, que diable !

Depuis un an, les orientations choisies, les décisions prises, le vocabulaire utilisé, voire labellisé, révèlent une certaine conception de l’être humain qui nous pose question. Parmi celles-ci, qu’en est-il de l’essentiel pour vivre ou survivre ? Peut-on se contenter de ce qu’offrent les commerces dits essentiels, les déplacements dits essentiels, les relations dites essentielles… ?

Certes, préserver la santé des citoyens est une intention plus que louable. Alors qu’aujourd’hui le déconfinement s’amorce timidement, le monde de la culture proteste avec raison en s’affirmant le parent pauvre des décisions successives. En tout temps, la culture nous est précieuse. Elle permet de prendre de la hauteur, d’interpeller, de critiquer et sert de garde-fou à une instrumentalisation de l’être humain aux seules fins économiques ou techniques. La culture ne serait-elle pas du registre de l’essentiel ?

Et le spirituel, qu’en est-il ? Ne risque-t-il pas d’être remisé au vestiaire ? Pendant ces jours de pandémie, les cultes, comme on les désigne officiellement, n’ont guère droit au chapitre. Pourtant, l’actualité touche directement leur raison d’être : le sens de la vie, la cruauté de la mort, l’épreuve de la souffrance … Ceux qui ont interrogé leur foi, écouté une Parole de Vie, accueilli la paix intérieure, se sont laissés réconforter par la prière, ont mesuré que la dimension spirituelle n’a rien de secondaire, qu’elle est même vitale. Osons l’affirmer : le spirituel est de l’ordre de l’essentiel pour vivre en humain.

Or, les dernières décisions du Comité de concertation manifestent non seulement leurs incohérences mais, une fois encore, le mépris des cultes et de la culture. En outre, elles confirment une indifférence insupportable réduisant l’être humain à une mécanique dépourvue d’esprit. Réduits à la catégorie du ‘non essentiel’, culte et culture ne sont pas pris en considération. Une célébration dans une église peut réunir 15 personnes alors qu’un concert dans le même lieu est interdit. Désormais les funérailles religieuses peuvent réunir 50 personnes (heureuse nouvelle pour les familles endeuillées) mais la messe dominicale seulement 15, que ce soit dans l’église du village ou dans la basilique de Koekelberg. Au même moment, ils sont des centaines au supermarché du coin se croisant, se heurtant ou faisant la queue ; ils sont plus de 50 à un procès d’assise mais interdit de théâtre et de cinéma et réduit à quelques-uns pour une liturgie communautaire.

Il est temps de sortir de ce silence assourdissant. Bravo aux artistes qui se sont fait entendre au risque d’encourir des soucis avec la justice. Alors que les chrétiens se préparent à Pâques, sommet de l’année liturgique et plus grande fête chrétienne, les autorités du pays n’envisagent aucun ajustement de bon sens quant aux normes en vigueur pour l’exercice des cultes. Allons-nous rester silencieux et une fois encore faire le gros dos ? Personnellement, je ne veux plus me taire devant les incohérences des mesures et le mépris dont culte et culture sont l’objet. Dimanche, autour d’un cercueil (vide), nous nous recueillerons nombreux pour le repos éternel du vieil homme instrumentalisé et réduit à sa corporéité. Dimanche, autour d’un cercueil (vide), nous prierons dans l’espérance de la résurrection d’un homme nouveau pris au sérieux dans toutes ses dimensions et respecter dans sa liberté.

Abbé Pascal ROGER, doyen d’Arlon

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En mars, la vidéo du pape invite au sacrement de réconciliation

La Vidéo du Pape de mars, qui vient d’être publiée, communique l’intention de prière que le pape François confie à toute l’Église catholique à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape. Il s’agit d’un message plein d’espérance, qui invite à redécouvrir la force de renouvellement personnel qu’apporte le sacrement de la réconciliation dans nos vies. Prions pour vivre le sacrement de la réconciliation avec une profondeur renouvelée, afin de goûter l’infinie miséricorde de Dieu demande François. La vidéo de ce mois s’ouvre sur sa propre pratique de la confession pour me guérir, me guérir l’âme”.

Nous sommes présents avant nos fautes dans le cœur de Dieu » dit le Saint-Père dans La Vidéo du Pape, en insistant une fois encore sur la force de l’amour de Dieu sur notre être et notre agir. Recevoir ce sacrement, ce n’est pas se tenir devant un juge, mais c’est venir à une rencontre d’amour avec le Père qui nous reçoit et nous pardonne toujours. Au cœur de la confession, il y a non pas les péchés que nous disons mais l’amour divin que nous recevons et dont nous avons toujours besoin ajoute François. Cet amour passe avant tout, avant les erreurs, les règles, les jugements et les chutes.

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L’entrée en Carême.

Le Mercredi des Cendres, ce sera le 17 février prochain, marque l’entrée en Carême. Difficile, dans l’état actuel de la pandémie, d’imaginer que le déconfinement puisse avoir débuté, que les célébrations aient repris sans un nombre limité de fidèles. Mgr Warin encourage dès lors les prêtres dans leur paroisse, comme il le fera à la cathédrale, à multiplier les liturgies de la Parole. Une imposition qui, covid-19 oblige, sera différente.

L’année dernière, nous avions pu vivre l’entrée en Carême « normalement ». Le confinement était arrivé quelques jours plus tard. Après bien des semaines d’arrêt, Mgr Warin encourage chacun à reprendre le chemin de l’Église pour y vivre l’eucharistie notamment. Même encouragement pour ce qui concerne le Mercredi des Cendres, beau et grand moment dans la vie des chrétiens, l’évêque souhaite que chacun puisse recevoir les cendres. C’est ainsi que le 17 février, il présidera trois liturgies de la parole à la cathédrale Saint-Aubain.
Pour des raisons sanitaires, l’imposition des cendres sera elle aussi différente des années passées. La Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements a diffusé une note, c’était le 12 janvier dernier, dans laquelle elle donnait diverses précisions. 

Diocèse de Namur et Luxembourg

MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR CARËME 2021

U.P – PALISEUL – ST JOSEPH, bénédiction et imposition des cendres

 

 

La Semaine de l’Unité des Chrétiens en mode confinement

À l’occasion de la Semaine de l’Unité 2021 (18-25 janvier), les chrétiens de toutes les Églises du monde sont invités à se pencher ensemble sur un thème commun et des textes bibliques, afin renouveler leurs efforts et leurs prières pour la réconciliation et l’unité des chrétiens. Le thème de la Semaine de l’Unité 2021, tiré de l’Évangile de Jean, 15, 1-17, est « Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance »

Un sous-thème est également proposé pour chaque jour de la Semaine. La pandémie qui secoue le monde perturbe également ce rendez-vous. Les rassemblements ne sont pas possibles. La communauté des moniales de Grandchamp a tout prévu pour nous guider dans la prière. Une brochure à télécharger ci-dessous.

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Message des évêques de Belgique pour Noël

Noël : joie au ciel et paix sur terre !

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