La Pâque du Seigneur vient une fois encore jusqu’à nous! Chaque année, pour nous y préparer, la Providence de Dieu nous offre le temps du Carême. Il est le «signe sacramentel de notre conversion», qui annonce et nous offre la possibilité de revenir au Seigneur de tout notre cœur et par toute notre vie.
Cette année encore, je souhaite inviter l’Eglise entière à vivre ce temps de grâce dans la joie et en vérité; et je le fais en me laissant inspirer par une expression de Jésus dans l’Évangile de Matthieu: «À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira» (24, 12). Cette phrase fait partie du discours sur la fin des temps prononcé à Jérusalem, au Mont des Oliviers, précisément là où commencera la Passion du Seigneur. Jésus, dans sa réponse à l’un de ses disciples, annonce une grande tribulation et il décrit la situation dans laquelle la communauté des croyants pourrait se retrouver: face à des évènements douloureux, certains faux prophètes tromperont beaucoup de personnes, presqu’au point d’éteindre dans les cœurs la charité qui est le centre de tout l’Évangile.
À l’est du Congo et au Burundi, c’est la petite agriculture qui nourrit les familles. Elle représente la principale source de revenus et fournit les moyens d’existence à 80 % de la population. Mais dans cette région, les paysans, ce sont surtout des paysannes! Comme dans beaucoup d’autres pays, ce sont, en effet, les femmes qui produisent la majorité des denrées alimentaires destinées à la consommation des ménages… Ironie du sort, ce sont elles aussi qui se retrouvent pourtant largement surreprésentées parmi les 868 millions de personnes qui, aujourd’hui, souffrent de la faim dans le monde. 