Lecture aimante et priante de la Parole de Dieu

Nourris-toi de la Parole : une invitation à la lectio divina.

REPRISE

Détails pratiques de la prochaine lecture aimante et priante de la Parole de Dieu, LECTIO DIVINA.

 

 

« Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu’il aime. Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu’il médite », a écrit avec justesse et délicatesse saint Grégoire de Nysse, théologien mystique et père de l’Église décédé en 394.

  • Fréquence : une fois par mois
  • Jour : le  1er vendredi du mois
  • La lecture priée ensemble : l’évangile du dimanche suivant
  • Prochaine réunion : ce vendredi 6 septembre à 19h00.
  • Local : la chapelle Saint Roch à Paliseul

Que vous soyez habitué de la Lectio, novice ou tout simplement curieux, soyez les bienvenus !

Support écrit pour ce 6 septembre 2019.

Lecture aimante et priante de la Parole de Dieu

1) La « mise en condition spirituelle » pour la lectio divina

  • La maîtresse de maison allume la bougie

L’animateur (ou une autre personne déléguée) lance l’invocation à l’Esprit Saint : Roi du ciel, Consolateur, Esprit de vérité, toi qui es partout présent et qui remplis tout, trésor de biens et Donateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, toi qui es bonté.

  • L’animateur lit une première fois le texte, en le commentant ou en donnant une explication succincte : Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (14, 25-33)

«De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.»

-Jésus adresse un enseignement catéchétique sur la condition de disciple : ceux qui acceptent l’invitation à entrer dans le royaume doivent se soumettre à certaines exigences.

L’enseignement s’ouvre par deux paroles qui énoncent des conditions pour être disciple : Il ne suffit pas en effet de venir à Jésus (v. 26 -27). La première réclame qu’on haïsse sa famille et jusqu’à sa propre vie. *Il est demandé de rejeter à l’instar de Jésus, toute attache familiale qui fait obstacle. Toutes les relations parfaitement légitimes, ainsi que l’amour tout aussi légitime de sa propre vie, ne doivent pas être prioritaires. *La séparation d’avec la famille n’a pas pour but d’étudier la Loi, elle permet de s’attacher à la personne même de Jésus et de le suivre vers Jérusalem pour partager sa destinée. Seul est vraiment disciple celui qui est capable de prendre cette décision radicale et difficile : rejeter tout ce qui l’empêche d’imiter le Christ.

Vient alors la parole sur la suite crucifiante, qui expose une double condition : porter sa croix et suivre Jésus. Comme dans la parole parallèle de 9, 23 il y a allusion au type de mort que subira Jésus. Nulle part ailleurs dans Luc, Jésus ne parle pas de sa crucifixion.

Deux paraboles, reliées à ce qui précède par un vigoureux « en effet », invitent alors à réfléchir sérieusement: il ne peut être question de s’engager à la légère à la suite de Jésus ou de faire les choses à moitié, il faut s’assurer de pouvoir mener l’entreprise jusqu’à son terme. Les images relèvent du même domaine : il est question de fortification (une tour) et de forces armées ; devenir disciple, c’est un en pue s’enrôler dans une armée en temps de guerre…

Tout en étant formellement l’application des deux paraboles, une parole apporte une nouvelle condition, particulièrement chère à Luc : le disciple doit renoncer à tous ses biens (v. 33). Son lien avec les exigences précédentes est marqué par la répétition de la même sentence : « qui n’agit pas ainsi ne peut être mon disciple » (v. 26. 27. 33). Qui n’est pas déterminé à renoncer à tout, y compris à sa propre vie, court à une déroute honteuse. Calculer ses ressources et ses forces, c’est paradoxalement se débarrasser de tout ce qui encombre.

2) Les étapes de la lectio divina

  1. A) Écoute de la Parole : ECOUTER
  2. À la demande de l’animateur, un participant proclame la Parole.
  3. En silence, chacun prend le temps d’écrire (ou de souligner) l’un ou l’autre mot ou passage qui le rejoint.
  4. Chacun, quand il a fini, pose son stylo.
  5. Chacun partage, à tour de rôle, s’il le souhaite, et lentement, les mots ou passages qu’il a écrits (ou soulignés) (ce peut n’être qu’un seul mot). Pour parler, il ou elle prend en main son stylo.
  6. B) Accueil de la Parole que le Seigneur adresse à chacun : MEDITER
  7. À la demande de l’animateur, un autre participant (l’animateur veillera à alterner entre homme et femme) proclame à nouveau la Parole.
  8. En silence, chacun écrit le « message» qu’il reconnaît comme venant du Seigneur pour lui personnellement. Par exemple, j’écrirai : moi, XX, Jésus, aujourd’hui, je te dis que je serai toujours à tes côtés.
  9. Chacun, quand il a fini, pose son stylo.
  10. Chacun partage, à tour de rôle, s’il le souhaite, le « message » reçu.
  11. C) Réponse de prière à la parole reçue : PRIER
  12. À la demande de l’animateur, un troisième participant proclame, une fois encore, la Parole.
  13. En silence, chacun écrit la réponse qu’il veut faire au Seigneur. Par exemple, j’écrirai : Jésus, moi, XX, je te dis merci de me donner ta paix.
  14. Chacun, quand il a fini, pose son stylo.
  15. Chacun partage, à tour de rôle, s’il le souhaite, la prière qu’il a adressée au Seigneur.

3) La conclusion à la lectio divina

L’animateur invite à la prière universelle : chacun peut, s’il le souhaite, mentionner des personnes ou des groupes pour lesquels intercéder.   Tous prient ensemble en se donnant la main.  Notre Père…

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