Où va l’Église catholique ?

Texte écrit par Thierry Marchandise et extrait d’un article paru dans le journal l’appel de décembre 2018 en pages 10 et 11.

Des événements récents pourraient amener à questionner la pérennité de l’Église catholique et l’avenir du christianisme. Une question que se posait déjà Maurice BELLET dans un essai paru en 2001.

Le prêtre, philosophe et théologien français Maurice BELLET, décédé en avril dernier, disait que l’Eglise est là où est « l’agapé ». Où la loi de l’amour, de la bienveillance transpire : « Tu aimeras ton Dieu et ton prochain comme toi même » (Mt 22,39).

QUATRE HYPOTHÈSES

Faut-il désespérer ? Il reste heureusement l’Évangile, l’un des plus beaux écrits de l’humanité. Et le pape François est sans doute pénétré de ces textes. Ce n’est pas un hasard s’il a préféré vivre dans une petite communauté plutôt que dans le palais pontifical. Mais la question de départ demeure : l’Église est-elle amenée à disparaitre ? Dans un ouvrage publié en 2001, La quatrième hypothèse. Sur l’avenir du christianisme, Maurice Bellet se posait déjà la question. Il y décrit longuement quatre hypothèses. Selon la première, le christianisme disparait, et avec lui le Christ de la Foi. Les hommes croient pouvoir s’en passer.

Dans la deuxième, il se dissout dans les valeurs universelles et suppose l’affaiblissement complet de sa dimension proprement religieuse. Jésus devient alors un maître spirituel à côté d’autres. La troisième éventualité stipule que le christianisme se restaure par quelques petites réformes, sans pour autant se transformer.

L’espérance de Maurice Bellet se trouve dans sa quatrième hypothèse. Celle-ci prend acte que quelque chose est fini, mais cette fin ne signifie pas, loin de là, l’épuisement de l’Évangile. Ni la disparition, dans la mémoire des hommes, de celui qui l’a annoncé. Cela nécessite que ce texte sacré soit de plus en plus compris comme une « parole inaugurale » qui ouvre sur des espaces toujours nouveaux.

Comme l’auteur l’écrit, « si l’Évangile est ici et maintenant cette parole-là, tout le reste nous nous en arrangerons. Tous les problèmes d’Église qui tourmentent les chrétiens, ce sont des problèmes : on s’y attachera, mais on peut vivre sans qu’ils soient résolus. Mais si l’Évangile devient silence (…) alors tout le reste est vain ». L’Évangile reste cette parole douce et radicale si forte qu’elle ne peut se dire qu’à voix basse.

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