Quarante jours

Redécouvrons le carême, avec les mots pour le dire, en reprenant les propos du pape François : «Le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active » (Message de Carême, 2021).

Quarante jours pour faire le tri,

pour se délester de ce qui est inutile comme

lorsqu’il faut traverser un désert,

Quarante jours pour ne plus se contenter de ‘’juste comme il faut’’

pour sortir du strict minimum,

Quarante jours pour éduquer le cœur et aimer,

apprendre à aimer, d’une façon neuve, à la manière des premiers

jours,

pour éduquer l’esprit, l’arracher à ses obsessions, à ses idées reçues,

et l’ouvrir à la nouveauté,

pour éduquer le regard à dépasser l’usure à travers l’écran des

masques et des apparences,

Quarante jours pour marcher à un autre rythme,

pour changer de style,

pour faire le ménage, pour se purifier,

Quarante jours pour regarder les autres,

pour regarder Dieu,

pour écouter la Parole du Christ et la laisser faire son œuvre de

redressement au secret de nos désirs,

Quarante jours pour être transfiguré,

Quarante jours pour grandir avec l’Évangile,

Quarante jours pour apprendre à vivre !

Charles SINGER

Carême : se mettre en route vers soi-même

Qu’on soit panthéiste, agnostique, athée ou croyant, le Carême nous rappelle l’urgence de la quête de soi.

La statue du Penseur au jardin du Musée Rodin, à Paris (Photo : wikipédia)

Le Carême, qui a débuté ce mercredi des Cendres, serait-il une vieille tradition disparue ou une urgence d’aujourd’hui ? Le confinement, en effet, nous a trouvés bien démunis et parfois vides quand les activités et les relations qui donnent sens à notre vie ont été mises au ralenti. Il est alors vital de revisiter notre moi profond. Là, nous percevons la présence de quelque chose de plus vaste que nous-mêmes, quelle que soit la manière dont nous la nommions. Qui, en effet, n’a jamais été envahi, à l’intime de lui-même, par ce sentiment d’être relié à plus grand que lui ?

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Comme d’habitude ?

« Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. »

Deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens, ch. 6, v. 2

« Le carême débute cette année dans une époque déjà semée de privations. Pourquoi ne pas progresser dans la joie en trouvant dans l’épreuve un lieu où Dieu se donne ? Tel effort, telle privation, sont-ils vraiment un moyen pour me rapprocher de Dieu, ou ne sont-ils qu’une mesure d’hygiène morale visant en réalité ma propre perfection ? Le vide que je crée dans ma vie en retranchant telle activité superflue ou tel comportement mauvais est-il rempli par une plus grande attention à Dieu ? » Fr. Jean-Thomas de Beauregard, op (Photo : Alétéia)

Quel est le plus grand danger de la vie chrétienne ? S’habituer, se résigner, déclarer forfait.

Face au péché évidemment, à cause de ce petit démon décourageant : « À quoi bon ? » À quoi bon, encore, des résolutions de carême ? Mais le pire serait de devenir des blasés de l’amour de Dieu. Jésus a donné sa vie pour moi, certes, et alors ? Cela va-t-il régler mes problèmes de famille, de travail ou de surpoids ?

« Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas… Comme d’habitude.
Sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid… Comme d’habitude.
Ma main caresse tes cheveux… Comme d’habitude.
Mais toi tu me tournes le dos… Comme d’habitude. »

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Un Carême tout en gratitude

Que voilà une belle attitude pour ce Carême, temps de conversion s’il en est, pratiquer la gratitude : Rien ne m’est dû, tout est don.

Le plus grave des péchés, selon Ignace de Loyola, c’est l’ingratitude. Et l’on peut comprendre. L’ingrat considère que tout lui est dû et n’a donc pas à en dire merci. « Maître et possesseur » (selon Descartes) de tout l’univers, il en est le centre, tout tourne autour de lui, tout lui appartient de droit. En contraste, l’écrivain anglais du siècle dernier, G. K. Chesterton estimait que la seule façon de jouir fût-ce d’une mauvaise herbe est de se sentir indigne même d’une mauvaise herbe. Rien ne m’est dû, tout est don. L’émerveillement devient alors quotidien, je reçois chaque événement, chaque personne, chaque aliment comme une surprise ! Tout est donné de façon imméritée. Je ne m’habitue pas, mais me laisse surprendre à chaque instant. Cette attitude permet d’accueillir la vie, même difficile à certains jours, comme étant belle. Etty Hillesum, pourtant promise à la mort dans les camps de concentration, consigne dans son journal spirituel : « Mes enfants, je suis pleine de bonheur et de gratitude, je trouve la vie si belle et si riche de sens. »

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Lire la Bible

Alors il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Écritures.

Évangile selon saint Luc chapitre 24, verset 45

La Bible n’est pas qu’un assemblage de livres antiques, juste bons pour les spécialistes.
Elle est Parole de Dieu, c’est-à-dire qu’elle raconte le récit d’un Dieu qui entre en relation avec l’humanité. Cette histoire aux multiples facettes est là pour tous, elle a le pouvoir de nous éclairer aujourd’hui.
Thomas se lance dans la lecture de la Bible, persévère et finit par récolter des fruits. Pourquoi pas nous ?
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Bon film et belle fête de Pâques !

Pour en savoir plus : https://journal.retraitedanslaville.org