Ces quelques raisons d’espérer en ce début d’année

La période des vœux est toujours délicate. Nous souhaitons le meilleur pour chacun et pour le monde. Dans un contexte guère réjouissant, le moral des Français est en berne. Il y a pourtant des raisons d’espérer, affirme le chef d’entreprise Hubert de Boisredon.

Copie d’écran Aleteia

Les nouvelles de ces jours nous plongent dans les drames de la Terre : 100 jours de guerre déjà en Palestine entre Israël et le Hamas, enlisement de la guerre en Ukraine, attaques de bateaux commerciaux en mer Rouge par les rebelles houthis du Yémen, menaces de la Chine sur Taïwan, risques de montée des nationalismes en Europe et aux États-Unis, alerte maximale à La Réunion en raison du cyclone Belal, éruption volcanique en Islande et tant d’autres signes du chaos climatique. La navigatrice Isabelle Autissier alertait récemment dans le journal La Croix sur la pollution maritime : « Si les micropolluants plastiques devenaient fluorescents, la mer serait entièrement lumineuse… » Alors, allons-nous sombrer dans un pessimisme sans fin ? 

Les progrès qui font du bien

Quels sont les progrès qui font du bien ? La médecine progresse. Fin décembre 2023, l’agence européenne du médicament a approuvé un premier médicament permettant de traiter deux pathologies sanguines d’origine génétique qui touchent 400.000 enfants naissant chaque année dans le monde, les conduisant à des morts précoces. De même, la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis a approuvé le premier médicament qui ralentit la maladie d’Alzheimer. Ou encore, un nouvel outil d’intelligence artificielle peut désormais prédire le cancer du pancréas, permettant une détection et un traitement en amont. Enfin, l’artemisia, plante naturelle accessible à tous les Africains, confirme son impact positif contre le parasite à l’origine du paludisme.

En faveur de la biodiversité, après deux décennies de négociations, des pays se sont réunis au siège de l’ONU à New York le 19 juin 2023 pour adopter un accord historique visant à promouvoir la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine dans les zones situées au-delà de la juridiction nationale. Cet accord permettra de lutter contre les déchets plastiques et chimiques rejetés dans la mer. 

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Entrevue avec Mgr Warin sur la réalité synodale de nos unités pastorales

Noël et Blanche Neige

La tentation de toutes les religions a toujours été de mettre les humains en règle avec la divinité par un ensemble de rites. Désormais, avec Noël, pour rejoindre Dieu, l’amour suffit.

Les magasins sont un repère sûr : Noël est aux portes. Le récit de la Nativité a quelque chose de merveilleux, de magique aux yeux des enfants. Ils sont séduits et aiment entendre l’histoire de la crèche. Mais attention, Noël n’est pas un vieux conte de notre enfance, tel celui de Blanche Neige, mais fête un événement. Sinon, pourquoi les historiens continueraient-ils à s’interroger sur la date précise : 6 ou 7 avant Jésus-Christ ou bien encore l’an 4 ?

La prétention chrétienne est énorme. “Dieu s’est fait homme”, il a franchi la distance qui semblait infranchissable entre l’homme et lui. Aux yeux du croyant, l’incroyable est advenu. Celui que personne n’a jamais vu se rend visible dans un enfant. Lui dont il était interdit de sculpter l’image se fait chair. Le Tout-Autre devient tout proche, sans nous voler notre espace. Comme la mer infinie résonne dans un coquillage collé à notre oreille, le Mystère silencieux des origines fait entendre sa Parole. Tout en restant bien sûr celui qui mérite notre adoration, le Créateur prend visage de créature et s’assoit à notre table.

Tout simplement aimer

Et que vient-il faire chez nous ? Tout simplement aimer. Il n’a d’autre planification, d’autre plan pastoral. Pour y parvenir, jusqu’à donner sa vie pour ses amis et pardonner à ses bourreaux, Jésus maintient une proximité filiale avec celui qu’il nomme Père. Chaque jour, il accueille son souffle, l’Esprit Saint, comme on boit à la source. Il en reçoit l’énergie.

La tentation de toutes les religions a toujours été de mettre les humains en règle avec la divinité par un ensemble de rites. Désormais, pour rejoindre Dieu, l’amour suffit. Aimer est la manière divine d’exister. En vivant comme les humains, Dieu a permis aux humains de vivre comme Dieu, de partager sa vie, d’accueillir du divin dans notre existence.

La naissance de Jésus a une dimension bien plus qu’historique. Le ciel et la terre sont concernés. Dans le récit de Luc, les anges symbolisent la dimension invisible de cet événement. Saint Jean, lui, dans son Prologue, le dira à la manière des textes grecs de sagesse : “Au commencement était le Verbe [la Parole de Dieu], le Verbe était Dieu et le Verbe s’est fait chair, il a planté sa tente parmi nous.”

La foi chrétienne articule de manière originale le ciel et la terre. Nous ne sommes pas mis en demeure de choisir l’un ou l’autre. Il n’y a pas d’antagonisme entre Dieu et l’homme, mais un partenariat, une alliance, selon le mot biblique. Lorsqu’on dit que Jésus est Dieu, il ne s’agit pas d’une “identité”, mais d’une “unité” profonde entre le divin et l’humain, sans confusion. Le ciel a épousé la terre. Désormais, notre terre a un goût de ciel. Pas question de quitter la condition humaine, mais d’entendre l’appel à la vivre dans toute sa plénitude.

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Depuis Bethléem… jusque chez vous ?

Venez accueillir la Flamme de la Paix

BERTRIX, le 17 décembre 2023, 10h45

Quoi de plus symbolique que d’accueillir la flamme apportée par les scouts depuis la grotte de la nativité alors que la guerre bat son plein à quelques kilomètres de là et aux confins de notre Europe. 
Quoi de plus symbolique que de répandre cette flamme qui nous rappelle que le Christ, par son incarnation, veut être la lumière des cœurs et la Lumière du monde. Saisissons cette opportunité aux quatre coins de notre diocèse.

La pastorale des jeunes du diocèse de Namur

Cette année, ce sont les scouts de Flawinne qui transporteront la flamme jusqu’au « cœur » de notre diocèse, la cathédrale Saint-Aubain. Vous pourrez les accompagner lors de la marche aux lanternes dans les rues de Namur et ainsi être artisan d’unité et témoin de la Lumière. Prenez avec vous une lanterne ainsi qu’un gilet fluo sur votre veste bien chaude et rejoignez-les le samedi 16 décembre à 19h précises. La marche, qui partira Boulevard de la Meuse 160, sera égrainée de différentes stations afin de se questionner autour de la paix et de réaliser quelques gestes symboliques dont partager la flamme bien entendu, mais pas que.

Lors de l’arrivée du cortège à la cathédrale, vers 19h30-45, la remise officielle de la flamme à notre diocèse se fera lors d’une petite célébration où chacun pourra manifester le sens que cette flamme a pour lui. Un petit temps festif et convivial conclura ce moment de partage avec ces jeunes chercheurs de sens.

Chacun pourra évidemment repartir dans sa maison, sa paroisse, son milieu d’insertion pastorale avec la flamme pour illuminer nos lieux de vie et nos raisons de croire. Vous pourrez évidemment organiser chez vous d’autres actions (célébrations, diffusion de la flamme via les écoles, les mouvements de jeunesse, auprès de nos ainés…), pourquoi pas en lien avec le slogan choisi par la fédération scout : « Heureux les artisans de paix ».

Venez donc à Namur pour venir chercher cette flamme de la paix, le 16 décembre, et ensuite, proposez-la à votre tour dans votre paroisse, dans vos foyers… Invitez vos paroissiens, vos voisins, à venir chercher la flamme dans votre église paroissiale. Attention, tout le long des trajets, la flamme ne doit pas s’éteindre (une lanterne est donc plus pratique qu’une simple bougie) ; la flamme allumée à Bethléem doit restée active ! Un défi pratique certes, mais qui nous rappelle aussi combien la paix est précieuse, et fragile… Certaines paroisses ont déjà annoncé leur participation : Arlon, Durbuy, Marloie…

Le pape nous appelle et interpelle pour prier et jeûner pour la paix. Ajoutons-y une action concrète et significative manifestant notre désir véritable et notre engagement pour construire cette paix.

« Certains se demandent à juste titre si la lumière vient bien de la grotte de la nativité cette année. Suite à la situation en Israël, les scouts autrichiens partageront celle de l’édition 2022 qui a été entretenue pendant toute l’année, pour que ce beau signe de fraternité et de Paix continue à vivre à travers chacun et chacune. Bien qu’ils n’aillent pas allumer cette année la lumière à Bethléem, la flamme qui est diffusée sera donc bien celle de Bethléem, et, plus que jamais, la diffusion ce symbole de Paix compte dans l’éducation des jeunes et les liens qu’ils et elles apprennent à tisser autour d’eux. Les modalités de diffusion seront les mêmes que pour les éditions précédentes. »

Lumineux temps de l’Avent !

La pastorale des jeunes

http://www.diocèsedenamur.be

Action vivre ensemble