« La vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32). Fausses nouvelles et journalisme de paix

La contamination continuelle par un langage trompeur finit en fait par embrumer l’intériorité de la personne (…). Comment nous défendre? L’antidote le plus radical au virus du mensonge est de se laisser purifier par la vérité. Dans la vision chrétienne, la vérité n’est pas seulement une réalité conceptuelle, qui concerne le jugement sur les choses, les définissant vraies ou fausses. La vérité ne consiste pas seulement à porter à la lumière des choses obscures, à « dévoiler la réalité », comme l’ancien terme grec qui le désigne, aletheia (de a-lethès, « non caché »), conduit à penser. La vérité a à voir avec la vie entière. Dans la Bible, la notion porte en soi le sens de soutien, de solidité, de confiance (…). La vérité est ce sur quoi l’on peut s’appuyer pour ne pas tomber. Dans ce sens relationnel, le seul vraiment fiable et digne de confiance, sur lequel on peut compter, et qui est «vrai», est le Dieu vivant. Et c’est l’affirmation de Jésus: «Je suis la vérité» (Jn 14,6). L’homme, alors, découvre et redécouvre la vérité quand il en fait l’expérience en lui-même comme fidélité et fiabilité de celui qui l’aime. C’est seulement cela qui libère l’homme: « La vérité vous rendra libres » (Jn 8,32).

C’est pourquoi, nous inspirant d’une prière franciscaine, nous pourrions ainsi nous adresser à la Vérité en personne:
Seigneur, fais de nous des instruments de ta paix.
Fais-nous reconnaître le mal qui s’insinue dans une communication qui ne crée pas la communion.
Rends-nous capables d’ôter le venin de nos jugements.
Aide-nous à parler des autres comme de frères et de sœurs.
Tu es fidèle et digne de confiance; fais que nos paroles soient des semences de bien pour le monde:
Là où il y a de la rumeur, que nous pratiquions l’écoute;
Là où il y a confusion, que nous inspirions l’harmonie;
Là où il y a ambiguïté, que nous apportions la clarté;
Là où il y a exclusion, que nous apportions le partage;
Là où il y a du sensationnalisme, que nous usions de la sobriété;
Là où il y a de la superficialité, que nous posions les vraies questions;
Là où il y a des préjugés, que nous suscitions la confiance;
Là où il y a agressivité, que nous apportions le respect;
Là où il y a la fausseté, que nous apportions la vérité.
Amen.

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA 52ème JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES

« Venez à ma suite »

Aujourd’hui, comme à l’époque en Galilée, le Fils de Dieu lui-même est en train de passer. Il nous appelle à devenir ses compagnons. Il nous invite à le suivre. Quelle place occupe-t-il dans notre quotidien? Lui confions-nous nos joies et nos peines? Lui parlons-nous au cœur de notre cœur? L’écoutons-nous dans la Parole proclamée dans les liturgies dominicales et même quotidiennes? Nous tournons-nous vers lui dans tout ce qui nous arrive de bon, de moins bon, et même de pas bon du tout? C’est en le suivant que nous deviendrons à notre tour « lumières du monde », et comme nous répète souvent le Pape François: « disciples-missionnaires ».

VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS AU CHILI ET AU PÉROU (15-22 JANVIER 2018)

« …Le Christ s’est incarné aussi dans une culture, la culture juive, et à partir d’elle, il s’est offert à nous comme nouveauté pour tous les peuples, de façon que chacun, à partir de son identité, se retrouve personnellement en lui. Ne succombez pas aux essais, perceptibles, visant à déraciner la foi catholique de vos peuples (cf. ibid., n. 531). Chaque culture et chaque cosmovision qui reçoivent l’Évangile enrichissent l’Eglise par la perception d’une nouvelle facette du visage du Christ… »

RENCONTRE AVEC LES POPULATIONS DE L’AMAZONIE, 19 janvier

Le sabbat a été fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat

Jésus dans cette phrase rappelle la finalité originelle du jour de repos: libérer l’homme pour le service de Dieu et des hommes. Donc nous pouvons nous interroger sur notre façon de vivre le dimanche comme jour de repos, jour du Seigneur. Est-ce que nous profitons du dimanche pour louer le Seigneur, pour l’adorer et le servir en particulier par notre participation à la messe et par la prière ?
Étant donné que le jour du Seigneur est aussi pour le bien de l’homme, est-ce que nous profitons bien de ce jour pour nous reposer et aussi pour offrir des moments de gratuité à ceux qui ont besoin de notre aide et de notre présence?
« N’ayez pas peur donner votre temps au Christ » Dies Domini 7